Retraites : des sénateurs proposent de repousser l'âge de départ à 63 ans

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La réforme de 2019 devra traiter inévitablement de cette question, ont estimé les deux sénateurs, soulignant que l'âge moyen de départ à la retraite en France demeure inférieur de 2 à 3 ans à ceux observés dans les pays visités.
"La réforme de 2019 devra traiter inévitablement de cette question", ont estimé les deux sénateurs, soulignant que "l'âge moyen de départ à la retraite en France demeure inférieur de 2 à 3 ans à ceux observés dans les pays visités". (Crédits : Charles Platiau)
La réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron en 2019 ne sera "en rien définitive" et des ajustements seront "nécessaires" pour maintenir l'équilibre financier, en particulier le report de l'âge légal de 62 à 63 ans, ont affirmé ce mercredi 4 juillet les sénateurs René-Paul Savary (LR) et Jean-Marie Vanlerenberghe (UC).

La réforme des retraites annoncée par le gouvernement ne peut esquiver le relèvement de l'âge de départ à la retraite, estime un rapport sénatorial présenté ce mercredi 4 juillet, tirant des enseignements des expériences italienne, allemande et suédoise. La réforme envisagée par Emmanuel Macron vise à unifier les 42 régimes existants et faire en sorte que "un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé". Emmanuel Macron a exclu pendant la campagne présidentielle de modifier l'âge légal de départ à la retraite.

Des âges de départ supérieurs à l'étranger

Les sénateurs Jean-Marie Vanlerenberghe (Union centriste) et René-Paul Savary (Les Républicains) se sont rendus avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, en Italie, en Allemagne et en Suède pour observer les "conditions de réussite" des réformes qui y ont été engagées dans les années 1990. "Dans les trois pays que nous avons visités, la question des âges de la retraite demeure centrale", écrivent-ils dans le rapport présenté devant la commission des Affaires sociales du Sénat.

"La réforme des retraites ne pourra pas éluder cette question. La position de notre commission, appelant depuis plusieurs années au relèvement de l'âge minimum légal à 63 ans, demeure plus que jamais d'actualité."

En Italie, en Allemagne et en Suède, l'âge moyen de départ se situe autour de 64 et 65 ans, plutôt qu'à 62 ans comme en France. En Suède, "les femmes et les travailleurs moins qualifiés partent plus tôt avec des niveaux de pension insuffisants". Une réflexion est donc en cours pour augmenter l'âge minimum de 61 à 64 ans. Pour les sénateurs, "la difficulté qui consisterait à ne pas augmenter l'âge minimum légal, pour respecter la promesse de campagne du président de la République (...) aurait pour conséquence de 'fabriquer' des retraités plus pauvres".

Un régime de retraite par points

C'est également l'avis du nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. "On n'échappera pas, comme ont fait les autres, à lier l'âge de la retraite et l'espérance de vie", a-t-il dit à Reuters.

"Ce qu'ont fait les partenaires sociaux de manière assez courageuse, c'est de faire en sorte que pour avoir sa retraite complémentaire à taux plein, on a besoin de cotiser plus. Il y a une décote quand on prend sa retraite à 62 ans."

Il est déjà établi par le haut-commissaire que le nouveau système serait géré par points, c'est-à-dire que chaque actif cumulerait des points tout au long de sa carrière. Ces points seront ensuite convertis en fonction d'un coefficient au moment de la liquidation de la retraite. L'Allemagne a fait le choix de ce type de régime en 1992. La Suède et l'Italie ont opté pour un système en comptes notionnels, dans lequel chaque actif alimente un capital de retraite virtuel en euros (ou couronne suédoises).

Ce capital, revalorisé chaque année en fonction de l'évolution des salaires, est converti par un coefficient (comme dans le système à points) au moment de la liquidation de la retraite. La pension versée dépend toutefois de l'espérance de vie de la génération à laquelle cet actif appartient ainsi que du montant total des cotisations versées par cette génération.

Un mécanisme d'alerte

Les sénateurs estiment que, comme pour ces pays, "il est nécessaire de définir clairement un mécanisme d'alerte" lorsque la pérennité financière du système est à risque, mais souhaitent éviter tout rééquilibrage automatique.

Confrontée à une baisse de la croissance et à une hausse du taux de chômage en 2010, la Suède, qui est dotée d'un tel rééquilibrage, aurait pu voir ses pensions diminuer de 4,2%. Le gouvernement a toutefois décidé de limiter la baisse à 3% en la lissant sur trois ans et en mobilisant des fonds de réserve. Les parlementaires précisent également que les systèmes visités combinent de façon équilibrée une gestion par répartition pour leur régime de base et par capitalisation pour leur régime complémentaire.

"Aucun débat n'émerge pourtant à ce stade sur la question de la capitalisation en France. Les esprits, en particulier des partenaires sociaux, ne semblent pas encore assez mûrs".

(avec agences)

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a écrit le 07/07/2018 à 9:16 :
Est pour les fonctionnaire qui arrete le travail entre 52 et 55 àns l'on propose quoi....
Ensuites l'on remarque que dàns les bâtiments , les maçon sont morts à 60 àns ...'que dàns les bâtiments , s'ils on perds sont travail à 55 àns , ils n'est plus possible de travailler... Alors l'on propose quoi....
Réponse de le 14/07/2018 à 12:12 :
Les fonctionnaires prennent leur retraite à 62 ans comme tout les autres.
Ils ont même un retraite plus faible que le privé à travail et qualification égal car ne sont pas prise en compte les primes des fonctionnaires dans le calcul de la retraite mais imposable à l'IR comme tout le monde ce qui n'est pas le cas dans le privé (les primes dans le privé sont prise en compte pour la retraite)
a écrit le 06/07/2018 à 14:03 :
C'est facile de prendre ce genre de décision pour des gens qui font la sieste l'après-midi sur les bancs de l'Assemblée nationale
Réponse de le 07/07/2018 à 9:18 :
A vrais dire ils sont à 50 % de leur temps à l'assembler nationnale , pour le reste ils ne sont pas la....
a écrit le 05/07/2018 à 22:18 :
Les sénateurs ne savent pas ce que veut dire travailler. Qu'ils viennent travailler auprès de personnes de âgées et on verra s'ils peuvent aller jusqu'à 'à 63 ans.
a écrit le 05/07/2018 à 17:35 :
à quel âge les sénateurs peuvent prendre leur retraite et avec quels émoluments?
a écrit le 05/07/2018 à 14:01 :
Depuis Miterrand ,avancement de l'âge de la retraite ,on vit dans le mensonge permanent...l'espérance de vie augmente et l'âge de la retraite diminue ...il faudrait m'expliquer pourquoi les politiques de gauche ou de droite n'ont pas rectifier cette erreur !
Réponse de le 05/07/2018 à 16:51 :
Toutes les catégories sociales ont profité de ce progrès mais les écarts entre les cadres et les ouvriers se sont maintenus généralement lié a la pénibilité des métiers . Les hommes cadres vivent en moyenne 6 ans de plus que les ouvriers.Chez les femmes, les inégalités sociales sont un peu moins marquées, seuls 3 ans séparent l’espérance de vie des cadres et des ouvrières. On peut noter qu'en 2016 l'Insee a dévoilé dans son bilan sur la démographique pour l’année 2015 qu'il y a eu une baisse notable de l’espérance de vie par rapport à l’année 2014. Du jamais vu depuis 1969.
Selon Marie Reynaud, responsable des études démographiques et sociales de l'Insee. C’est la première fois que l’espérance de vie baisse à la fois chez les femmes et chez les hommes. Cela ne s'est jamais vu depuis les années 60", explique-t-elle à "l'Obs".
Réponse de le 05/07/2018 à 17:57 :
réponse à lactose

je n appelle pas cela un progrès social !!!mais plutôt un désastre financier ..30 ans après il n y a plus d'argent dans la caisse (fusion agirc /arcco) ...
ou peut mener la promesse électorale !!!!

très bonne question concernant la retraite des sénateurs!!!
Réponse de le 05/07/2018 à 18:37 :
La natalité est en forte baisse depuis 2 ans.

https://www.lesechos.fr/16/01/2018/lesechos.fr/0301159445607_la-baisse-de-la-natalite-s-accentue-dangereusement-en-france.htm

Ce qui a un corollaire évident pour la génération des quadragénaires.
Il y aura des centaines de milliers de cotisants en moins quand ils prendront leur retraite par répartition et leur pension va morfler.

On ne sait pas de quoi l'avenir sera fait pour les jeunes qui naissent cette année.
Mais la génération de ceux qui sont nés dans les années 70 se sera coltiné un monde perpétuellement en crise financière, le chômage de masse, le recul des droits sociaux, le management par la terreur, le flicage de la société, l'explosion de la pauvreté et celle des fortunes insolentes, l'impuissance des politiques et la toute puissance de la finance.

Ca n'incite pas à la confiance et encore moins à la fierté, d'autant plus qu'on n'en voit pas le bout.
Réponse de le 06/07/2018 à 0:02 :
quand il y a 10% de chômage, ça n'a pas grand sens de vouloir obliger les gens à travailler plus tard.

Tout ce qu'on a réussi à faire avec les réformes successives de la retraite et l'allongement de la durée de cotisation c'est de créer deux nouvelles catégories de déshérités inconnues depuis 1975.

1°) Les chômeurs âgés de plus de 50 ans, d'autant plus compliqués à remettre a travail qu'ils sont moins mobiles, moins productifs, moins à l'aise avec les technologies nouvelles, en moins bonne santé et plus chers à employer.

2°) Les retraités qui n'ont pas pu cotiser, faute de chômage de longue durée et à cause de bas salaires, et se retrouvent avec une retraite de misère qui ne leur permet pas de survivre.
a écrit le 05/07/2018 à 9:57 :
Il faut fixer la retraite à 60 ans, certes nos élus sont encore jeune à 70 ans mais j'ai la faiblesse de penser que si on est pas fatigué à 65 on n'est passé à coté de sa vie...Egalement, plafonner les retraites par répartition ou à la charge de l'état à 4000 euros par foyer fiscal. Bref ceci imposerait de mettre l'économie au service de l'humain tout simplement.
Réponse de le 05/07/2018 à 12:53 :
Partir tôt ce n'est pas toujours une bonne idée, regardez par exemple fabius ou juppé, ils sont partis a 57 ans et ben ils sont obligés de encore bosser a 72 berges pour ne pas sombrer dans la misère. Ce système est vraiment trop cruel.
a écrit le 05/07/2018 à 9:55 :
Y a pas une réunion tous les 5 ans de gens du domaine pour déterminer les règles, savoir s'il faut ajouter des trimestres, de combien vs les années de naissance ... ? Ceci pour avoir une évolution graduelle, pas dire 5 ans de plus d'un coup (le cas en Russie mais sans doute étalé, un an de plus chaque année :-) ).
L'espérance de vie en France me semble qu'elle augmente moins vite, elle finit par saturer mais ça n'empêche le nombre de retraités d'augmenter, juste que prendre l'espérance de vie comme critère, à un moment, ça va se voir si c'est un "faux" argument, il faut plutôt dire "énormément de bénéficiaires".
Je prendrai la mienne à 67 ans (2022), j'espère que ça sera l'optimum. :-)
a écrit le 05/07/2018 à 9:54 :
La retraite, c'est pour être sûr de toujours bouffer quand on est trop vieux pour travailler.
C'est une belle invention, et c'est l'honneur des pays développés d'avoir créé ces systèmes de l'Etat-Providence.
Systèmes qui ont été un peu détournés, il faut le dire, puisqu'ils ont fini par créer une caste de rentiers, qui traînent leur ennui dans les musées.
Et qui sont toujours à la bourre.
Comme si ils avaient la mort aux trousses.
Réponse de le 05/07/2018 à 12:01 :
c est clair. a l origine c etait pour eviter que les vieux qui ne POUVAIENT PLUS travailler meurent de faim. Maintenant, on a des baby boomers vivant mieux que ceux qui les financent et qui en plus osent se plaindre. Le plus fort, c est que si la France est dans le petrin, c est en grande partie a cause d eux. qui a vote Mitterrand, Chirac, Sarkozy ?
a écrit le 05/07/2018 à 9:03 :
Après l’illusion des années du pouvoir socialiste, on revient au réalisme, que de temps perdu et d’argent perdu
a écrit le 05/07/2018 à 9:00 :
L'idée de Juppé sur les 65 ans était une bonne idée, en adaptant la cadence bien on pouvait même aller plus loin, cela aurait permis de faire des économies sans épuiser les caisses de l'état pour engraisser toujours plus nos actionnaires milliardaires.

Là avec toutes les mesures anti-pauvres du mac cela ne fera qu'ajouter de l'injustice à de l'inégalité.
a écrit le 05/07/2018 à 8:54 :
Il faut bien sûr lier la retraite et l'espérance de vie. Mais l'espérance de vie n'est pas la même entre cols blancs et cols bleus. Si on a un mécanisme de calcul d'espérance de vie qui tienne compte de la pénibilité (pas besoin de faire quelque chose de compliqué pour taguer des emplois pénibles pour chaque branche), alors la retraite sera égale au compte notionnel cumulé en points divisé par le nombre d'années restant à vivre. C'est suffisamment dissuasif comme calcul pour empécher les gens de partir trop tôt...
a écrit le 05/07/2018 à 8:28 :
Comment voulez-vous, Messieurs les sénateurs, proposer à la France une réforme que ses voisins allemands, suédois, italiens ont effectué dans les années 90 ? Tout a changé depuis ces années-là: attentats, chômage de masse et peu d'espoir pour la population française d'être tirée vers le haut, quand culture et finance tombent en dessous de zéro.
Vous avez dit retraites ?...
a écrit le 05/07/2018 à 8:18 :
En france on est clairement allé trop loin dans le bien être de nos ainés, enfin les plus nantis, au detriment de l'avenir des actifs actuels. Quand a la capitalisation, il faudrait presenter ça aux "partenaires sociaux" comme le reve communiste d'appropriation du capital productif par les masses laborieuses, le rouge de la revolution et du sang des travailleurs opprimés en moins
a écrit le 05/07/2018 à 7:45 :
Vous cassez pas la tête, dans 15 a 20 ans il y aura un minimum vieillesse a 67 ans. A coup de carrière a trous, d'annuités a l'étranger, de trimestres d'indépendants non validés une bonne part des nouveaux retraités sera a ce régime. Le plus important sera d'arriver justement a y arriver. C'est pour ça que le lapin ,aller faire du pib en 3*8 pour assurer le train de vie de nos fafas jujus penelopes et defuncter jeune il peut pas dire que ça le motive beaucoup. Je n'ai pas retrouvé l'article de la tribune qui parlait du système allemand, cotisations plafonnée a 20%, en france cest deja 27.5% agff, arcco régime général (bon ok magouillé aux allégements fillon et cice), ça aide pas a la compétitivité française, en plus nos retraités on les donne en franchise d'impot au portugal, on exporte nos riches consommateurs et on importe du migrant sans le sou.

D'ailleurs, quelle retraite pour ces migrants dans 20 ou 30 ans?
a écrit le 05/07/2018 à 7:35 :
Ils seraient presque drôles ces sénateurs.!!!!!!! Il faut dire qu'ils ne savent pas ce que c'est de travailler. C'est pourquoi tous les Français sont pour la suppression totale du sénat et bien entendu il faut mettre ces gens au boulot jusqu'à 85 ans dans les bois à nettoyer les forêts du matin au soir.
a écrit le 04/07/2018 à 23:55 :
Et pourquoi ne «  pas indiquer » d’âge et de laisser «  la nature faire les choses » ?

chaque individu est «  unique » le corps et l’esprit sont «  un tout «  qui forme l’humain

Et si chaque «  humain » construisait son «  projet de retraite » adapté à lui et à comment il se sent pour continuer ou pas ?

l’état a juste à faire «  une bonne gestion des cotisations des populations c’est tout »

Pourquoi pas « un retraite à la carte » pour tous et toutes , par rapport aux années travaillées , l’état de santé physique et psychologique, travail usant ou pas ...

et Pourquoi pas proposer à ceux qui veulent s’expatrier «  un capital » pour liquider leur droit ?

Pourquoi pas un système unique au monde «  souple , cool, humain, innovant »?
Réponse de le 05/07/2018 à 10:01 :
"une bonne gestion des cotisations des populations"
basées sur quoi (% salaire, % placements, % vente actions, ...) ces cotisations ? Si tout le monde se voit bien comme retraité à 45 ans, comment avoir de quoi leur verser pendant 40 ans ? Ou personne ne cotise mais met de côté sur une Assurance-Vie ce qu'il peut, et part quand il a assez. Les peu payés seront retraités à 75 ans, voire jamais. ? :-)
Réponse de le 05/07/2018 à 11:56 :
1)basé sur les : heures travaillées , travail pénible ou pas , état de santé,
pour les femmes ; le nombre d’enfants éduqués , et les handicaps

2) possibilité : d’achat de «  crédit » trimestres
liquidation de «  droits définitifs pour ceux qui font la demande en cas d’expatriation ou départ définitif à l’étranger »
a écrit le 04/07/2018 à 23:01 :
beaucoup dans la classe ouvrière partent a 65 ans !! déjà
après 44 années merci pour avoir une retraite de misère
surtout la santé !!!
beaucoup gens sont décédé avant l; age de la retraite , cette argent retourne bien dans la caisse de l état ,pas perdu pour tout le monde !!!!!!!!!!!!
a écrit le 04/07/2018 à 22:50 :
SUPER !!!!! ;o(
Pour ceux qui sont nés en 1960 ....
plus ils approchent de la retraite plus elle recule ! ;o(
D'accord , on vit plus longtemps !!!
Mais on vit comment ? en assistance médicale !?!
Bien sur , messieurs les sénateurs et députes ont les moyens de se payer une bonne mutuelle et de bon soin !
Ils n'ont pas eu de travail trop "pénible"
Allez , messieurs , expliquer cela à un travailleur du BTP !!!! droit dans les yeux !!!!
Et commencez par appliquer vos "ordonnances" a vous même !
Vous représentez les français , vos électeurs ... Alors , faites comme eux !
MONTREZ L'EXEMPLE !!!! En tout points .
Réponse de le 05/07/2018 à 9:14 :
"Pour ceux qui sont nés en 1960 ....
plus ils approchent de la retraite plus elle recule "

Effectivement , cette géneration des années 60/70 que l'on confond souvent avec la précedente que l'on nomme baby-boomer ou peace and love ( né en 45 jusqu'à 57 environ ) déja parti en retraite voir pre-retraite ou mis en disponibilité dans leur boite pendant les années 90/2000 subit tout les désagrements que ce soit dans les entreprises ou ils sont virés à 50 ans ( voir cette categorie dans stats du chomage) ou les réformes actuelles sur les retraites.Le paradoxe est de voir dans les sondages que la géneration des baby-boomers est plutôt favorable à repousser l'âge de départ en retraite pour les suivants.
a écrit le 04/07/2018 à 22:24 :
parfait, tous les senateurs de plus de 63 ans , ils dégagent
a écrit le 04/07/2018 à 22:00 :
Née en 1962, je cotise sans interruption depuis l'age de 19 ans et demi. Mon récent récap de carrière, Sécu + ARRCO, me communique trois mensualités de retraite selon que je la prenne à 62 ans, 65 ans, 67 ans. A 67 ans je percevrai 50% de plus qu'à 62 ans. Je suis légèrement au dessus du SMIC. LA RETRAITE EST SACHEZ LE !!! DEJA A 67 ANS. Ministres, Cabinets, Parlementaires, révisez !!! avant de balancer de telles faussetés. Dites plutot honnètement, que vous voulez la reculer à 68 ans, puis 69ans, puis 70ans. L'on vit plus longtemps physiquement, mais ne sommes nous pas psychologiquement plus usés, qu'il y a trente ans. Conso record d'Anxiolitiques et Anti-Dépresseurs.
Réponse de le 05/07/2018 à 10:21 :
Bonjour,

Ca m'interesserait de savoir quels montants ils vous ont donné pour ces 3 ages de depart pour une carriere complete vers le smic.

merci si vous repassez me repondre
a écrit le 04/07/2018 à 21:58 :
Il faudrait déjà se pencher sur la retraite des sénateur et autre élu !
Ensuite pourquoi prolonger la durée du travail alors qu'il y a tant de chômage .
a écrit le 04/07/2018 à 20:56 :
Pourquoi donc 63 ans. L'âge légal de la retraite est aujourd'hui de 67 ans, sauf pour ceux qui ont cotisé 43 annuités avant cet age. Bien peu de sénateurs l'ont été 43 ans.
a écrit le 04/07/2018 à 20:27 :
Il faut sauver notre système de retraites actuel a tout prix.Il n'y a pas 36 leviers:l'augmentation des cotisations,pas dans l'immédiat mais peut etre plus tard.Baisser les pensions est impossible,les retraités sont a "l'os" déja.Retarder le départ en retraite a 67 ans:probablement la meilleure solution,les gens vivent bien plus vieux en bonne santé,regardez autour de nous en Europe
Réponse de le 04/07/2018 à 21:58 :
C'est bien d'être parti à la retraite avant 60 ans et dire aux autres de travailler jusqu'à 67 ans pour pouvoir sauver leur pension . Dans ce cas, il faudrait réduire les pensions de 50% des retraités qui ont été mis à la retraite avant 67 ans (militaires compris). Cela permettrait d'être équitable envers tous les français. Néanmoins regardons plus loin que l'Europe (mauvais exemple) C'est à dire le Canada où les gens ne travaillent que 32 heures par semaine et prennent leur leur retraite plus tôt que nous. néanmoins je n'aime pas parler des autres pays car avant tout nous sommes français et avons notre mentalité.
Réponse de le 04/07/2018 à 22:50 :
Si vous êtes retraité RATP vous êtes parti en retraite bien avant 63 ans avec vos régimes spéciaux , facile de vouloir faire travailler les autres jusqu'à 67 ans surtout quand on est plus concerné !
Réponse de le 05/07/2018 à 10:26 :
"Retarder le départ en retraite a 67 ans:probablement la meilleure solution"

Dans ce cas ,faire payer aux baby-boomers qui sont partis plus tôt en retraite ,pré-retraite ou mis en disponibilité dans leur boite une cotisation supplementaire pour sauver notre systeme de retraite actuel,non ?
"Les retraités sont à l'os" , oui enfin tout dépend de son statut en fin carriere ,il y a trois millions de retraités cadres dans ce pays qui s'en sortent très bien,ils sont géneralement plutôt discret sur ce sujet,on les comprends.
Réponse de le 05/07/2018 à 11:59 :
les retraités deja a l os ??? euh ont doit pas vivre dans le meme pays. Ca m arrive souvent de voir des groupes de retraités en voyage lors de mes deplacements. Ils respirent d ailleurs la misere ces retraites visitant la chine ou allant faire une croisiere aux caraibes (rencontre a l aeroport, pas de croisiere pour moi)
a écrit le 04/07/2018 à 18:58 :
Si déjà on commençait par faire le nécessaire pour que TOUS les régimes spéciaux (élus et assimilés compris) soient unifiés et équitables, on ferait déjà de belles économies.

Ce calcule à plusieurs vitesses (avec souvent et en plus, des niches et indemnités supplémentaire et autres privilèges ne sont vraiment plus tolérables, ni acceptables.

Les temps ont changé, les pratiques doivent également changer. Et vite !
Réponse de le 05/07/2018 à 19:00 :
L'absence de classes, l'égalité des chances, la justice sociale, la répartition équitable des ressources, la solidarité, la lutte contre l'individualisme...

C'est du socialisme pur souche !!!

Sauf que mon petit doigt me dit que vous devez être la première à honnir cette idéologie de partageux, et que votre plan c'est plutôt de réduire au minimum minimorum le coût de la solidarité, donc sa valeur.
A ce jeu là, on sait très bien que ce sont les 1% les plus riches qui s'enrichissent et le reste qui s'appauvrit.

Si Mr Macron était autre chose qu'un adulescent égocentrique sans enfant et imbu de sa personne, il pourrait considérer que la nation est une grande famille avec ses bon élèves et ses cancres, ses cousins proches ou éloignés, ses "pièces rapportées", ses génies et ses boulets, ses nouveaux nés et ses vieillards qui doivent être protégés en premier, ses héros et ses zéros...

Et on attends qu'il gére en bon père de famille qui donne à ses enfants selon ses besoins, encourage ceux qui le doivent, aide ceux qui en ont besoin, récompense ceux qui le méritent mais aussi corrige et châtie ceux qui sont dans l'erreur ou fautent.

Bref, gouverner dans la justice, l'équité, une sévérité bien tempérée et la volonté que tous les enfants du pays se réalisent quelques soient leurs capacités et leurs défauts.

Patriarcal?.... Et bien élisez une femme si ça illustre meiux pour vous la mère patrie.
a écrit le 04/07/2018 à 17:52 :
"unifier les 42 régimes existants"

Y compris celui des sénateurs ?

Un ex-sénateur ayant effectué un unique mandat de six ans empoche 1 932 euros de retraite mensuelle bruts. Soit, 30 % de plus que la retraite moyenne d’un salarié du privé après une carrière complète . Seule condition, presque toujours remplie : avoir cotisé double, comme tout sénateur en a la possibilité pendant ses quinze premières années dans la « maison » (480 euros de cotisation « salariale » par mois). Cette cotisation double est aujourd’hui interdite. La réversion (retraite de veuf et veuve d’élus) est aussi bien plus favorable que dans le régime général, soit un taux de « réversion » de 66 % de la pension d’un sénateur contre 50 % dans la fonction publique et 54 % dans le privé. Enfin, « les plus vernis étaient les sénateurs issus de la fonction publique (39 % de l’Hémicycle) ,Ils pouvaient continuer à cotiser 7,85 % du salaire qu’ils auraient touché dans leur administration d’origine, l’État ajoutant 60,14 % comme pour tous ses agents. Au final, ils cumulaient donc retraite pleine de fonctionnaire et retraite de sénateur, sans plafond. Aujourd’hui, c’est également interdit depuis quelques années.
La pension mensuelle moyenne nette de retraite d’un sénateur, hors les 10 % de majorations pour enfants, était en juin 2015 d’environ 4 512 euros. L’âge auquel les sénateurs peuvent prétendre au versement de leur retraite est passé progressivement de 60 ans, pour ceux nés avant 1951, à 62 ans, pour les autres nés à compter de 1955. La durée de la cotisation a été relevée à 41 ans.Cette apparente générosité n’empêche pas la caisse des sénateurs d’afficher une belle santé financière. Et ce, malgré la mauvaise situation démographique de ses ressortissants : 1,7 pensionné pour 1 cotisant (contre 1 retraité pour 1,4 actif dans le régime général).La cotisation « employeur », versée par le Sénat, représente 2,4 fois la cotisation « salariale » des sénateurs. Reposant sur la capitalisation collective, le régime mène tous les trois ans un audit au cours duquel il actualise ses prévisions et lance des appels d’offres pour sélectionner les gestionnaires de ses fonds. De fil en aiguille, depuis sa naissance en 1905, il a cumulé une « cagnotte » dont la composition n’est pas connue mais qui s’élevait fin 2008 à 575 millions d’euros.
Résultat : les seuls intérêts générés par ces placements assurent plus de la moitié des pensions versées chaque année. Une performance telle que la part « employeur » devient « non seulement amorale mais inutile. À quoi bon conserver une subvention qui ne fait que grossir des réserves qui augmentent à vue d’œil, d’année en année ? .Placée au taux raisonnable de 4 %, cette cagnotte pourrait atteindre 1 milliard d’euros en 2050… Avec ou sans compléments de retraites, les sénateurs retraités ont de beaux jours devant eux…
Réponse de le 05/07/2018 à 13:24 :
Elle n'est pas belle la vie de sénateur !
a écrit le 04/07/2018 à 17:24 :
savent ils que les seniors sont 'débarqués' dès 50 ans et ne retrouvent que très rarement un poste à leur niveau de compétences et de salaires
avec à leur charge souvent ET leurs enfants étudiants ou précaires Et leurs parents proches de l'Ephad qu'il faut assumer financièrement.
Alors entre le stress du chomage, de la pauvreté, du déclassement et d'un avenir peu réjouissant pour nos vieux jours, repousser jusqu'à ce que mort s'ensuive serait plus efficace et au moins honnêtement annoncé ! Messieurs les pseudos dirigeants je ne vous salue pas
a écrit le 04/07/2018 à 17:17 :
En matière de retraite, il faut tenir compte de la démographie. C'est ce qui différencie la France des autres pays européens. Il faut appliquer la note n°6 du CAE. Il n'y a pas d'autre solution. Mais qui peut le comprendre? La politique d'Emmanuel Macron n'est pas adaptée.
a écrit le 04/07/2018 à 17:07 :
Il y en a un autre qui profite de la coupe du monde de foot :

Le gouvernement russe a proposé jeudi de relever progressivement l’âge de la retraite, fixe depuis près de 90 ans, de 55 à 63 ans pour les femmes et de 60 à 65 ans pour les hommes, une décision taboue plusieurs fois repoussée par Vladimir Poutine.Le gouvernement propose «de commencer en 2019 pour atteindre étape par étape l’âge de la retraite de 65 ans pour les hommes en 2028 et 63 ans pour les femmes en 2034», a déclaré le Premier ministre Dmitri Medvedev, cité par les agences russes lors d’un conseil des ministres.Elle s’accompagne d’une autre mesure potentiellement douloureuse pour le pouvoir d’achat: une hausse du taux de TVA de 18% à 20%.
a écrit le 04/07/2018 à 16:59 :
et bien sûr les sénateurs vont s'inscrire dans les nouveaux mécanismes de retraite ! équité et exemplarité pour ceux qui votent nos lois

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