Faire un référendum sur les retraites. Voilà la solution envisagée par François Bayrou envisage après que Force ouvrière a claqué la porte, au premier jour du conclave réunissant syndicats et patronat pour discuter de l'évolution de la réforme.
LA TRIBUNE — Pourquoi le Premier ministre envisage un référendum ?
RAYMOND SOUBIE — Car il est dans une position difficile. Il a décidé d'organiser le conclave social pour permettre aux partenaires sociaux de dégager une solution au déséquilibre financier du régime des retraites. Un accord des syndicats et du patronat lui permettrait éventuellement de présenter une nouvelle loi sur les retraites devant le Parlement.
Tandis que, sans cet accord, François Bayrou n'aura pas de possibilité de voter une nouvelle réforme des retraites car il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Il s'est donc dit qu'une sortie possible, en cas d'échec du conclave, est de passer à un référendum.
Qu'est ce qui bloque dans les échanges entre les partenaires sociaux ?
Les syndicats ont une revendication : abroger totalement ou partiellement le report de l'âge de la retraite à 64 ans. Mais le retour à 63 ou 62 ans ne permettra pas de résorber le déficit de 10 milliards d'euros en 2030. Or, le problème, c'est que le patronat ne veut pas accepter d'accord sans économies.