Retraites : les pensions revalorisées au 1er janvier de...
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Les retraites de base seront finalement revalorisées de 2,2% au 1er janvier.
Reuters
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Les retraites de base seront finalement revalorisées de 2,2% au 1er janvier.
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Bonne nouvelle pour les retraités. Les retraites de base seront finalement revalorisées de 2,2% au 1er janvier, a fait savoir ce mardi le ministère Budget et des Comptes publics, faute d'adoption du budget de la Sécurité sociale. Pour rappel, en vertu du Code de la Sécurité sociale, les retraites de base sont augmentées au 1er janvier, chaque année, en fonction de la hausse des prix à la consommation (hors tabac) constatée par l'Insee pour l'année précédente.
Mais pour économiser 4 milliards d'euros, le gouvernement et la droite sénatoriale avaient décidé de modifier ces règles en 2025. Les pensions ne devaient être augmentées que de la moitié de l'inflation au 1er janvier, soit +0,8% selon l'exécutif, avec un complément au 1er juillet pour les retraites inférieures à 1.500 euros bruts pour arriver à +1,6%.
Ce calcul était basé sur les anticipations de l'inflation à l'été 2025 et non sur l'inflation moyenne de 2024, a précisé le ministère du Budget et des Comptes publics à l'AFP. C'était sans compter la censure du gouvernement de Michel Barnier la semaine dernière. Sans ce texte, la loi prévaut. Interrogée au micro de Franceinfo mercredi dernier, la ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet l'avait déjà confirmé :
Les 2,2% sont donc « liés à l'indexation mécanique sur la base de l'inflation constatée (en 2024) par l'Institut national de la statistique (Insee) », comme c'est habituellement le cas chaque année, a d'ailleurs complété le ministère du Budget, confirmant une information du quotidien Ouest-France.
Le projet gouvernemental de sous-indexation des retraites était d'ailleurs l'un des facteurs invoqués pour justifier la chute du gouvernement. Lundi dernier, Marine Le Pen avait lancé un ultimatum à Matignon en lui demandant d'y renoncer, menaçant sinon de voter la censure.
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L'exécutif souhaitait par ailleurs transférer plusieurs centaines de millions d'euros de charges aux complémentaires santé, via une baisse de 5 points de la part remboursée par l'Assurance maladie sur les consultations médicales et les médicaments. Michel Barnier s'était également engagé auprès de Marine Le Pen à ne pas le faire sur les médicaments.
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L'examen du projet de budget pour 2025 est désormais en suspens. Comme le prévoit la Constitution en pareilles circonstances, l'exécutif peut présenter une « loi spéciale ». Le texte comprendra trois articles, selon une source ministérielle. La validation du PLFSS, le Projet de loi de financement de la sécurité sociale, avant la fin de l'année devient ainsi impossible.
(Avec AFP)
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