Retraites : Macron confiant dans le « bon sens » des Français réitère qu'il « faut travailler un peu plus longtemps »
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En 2017, déjà, Emmanuel Macron était à Rungis pour aller à la rencontre de la France qui se lève tot.
Reuters
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En 2017, déjà, Emmanuel Macron était à Rungis pour aller à la rencontre de la France qui se lève tot.
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Emmanuel Macron est allé à rencontre de la France qui se lève tôt, à Rungis, où il a défendu sa réforme des retraites : « dans l'ensemble, les gens savent qu'il faut travailler un peu plus longtemps en moyenne, tous, car sinon on ne pourra pas bien financer nos retraites », a affirmé le chef de l'Etat, accompagné du ministre de l'Agriculture Marc Fesneau et de la ministre déléguée aux PME Olivia Grégoire.
Entre les étals de grossistes en volaille, triperie ou professionnels de découpe du veau où il est attendu, le président a pu répondre à des interpellations de professionnels pour défendre la valeur travail, décrite comme un fil conducteur de son action « qui permet de nourrir sa famille » et « progresser dans la société ».
Le clin d'œil est clair à « la France qui se lève tôt », leitmotiv de Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, également repris depuis par l'extrême droite. Le camp présidentiel s'en était emparé par la voix du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin pour justifier l'effort demandé aux Français pour équilibrer le système des retraites. « Oui, il faut se lever tôt pour aller travailler », avait-il déclaré fin janvier.
A la recherche d'une sortie par le haut des tensions autour des retraites, l'exécutif esquisse aussi un futur débat sur le rapport au travail. « Au-delà de la question de la durée de la vie professionnelle, il faut améliorer la qualité de vie au travail et trouver les conditions du « bon emploi » », a ainsi fait valoir lundi la Première ministre Elisabeth Borne.
Depuis le lancement de la réforme, Emmanuel Macron ne s'est quasiment pas exposé, hormis quelques déplacements à l'étranger, durant lesquels il a délivré de sobres et laconiques messages sur cette réforme, ou réunions très cadrées. Il aura aussi l'occasion d'aller au contact des Français lors du salon de l'Agriculture qui ouvre ses portes le 25 février.
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Par ailleurs, dans une tribune publiée dans Le Monde, des élus socialistes, dont le premier secrétaire délégué Nicolas Mayer-Rossignol et la maire de Paris Anne Hidalgo, proposent « d'abandonner » le « couperet » du recul de l'âge légal, « au profit d'une modulation large de la durée de cotisations », basée sur la pénibilité.
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Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a quant à lui de nouveau fustigé lundi le « spectacle indigne » donné à l'Assemblée nationale sur la réforme des retraites, auquel il a opposé « la dignité du monde du travail » qui s'exprime dans la rue.
(Avec AFP)
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