Lors d'un déplacement dans le Finistère, Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion des Territoires a exclu toute démission du gouvernement.
" On démissionne quand on est coupable de quelque chose. Je ne suis coupable de rien ni sur le plan légal, ni sur le plan moral ", a affirmé le ministre face à des journalistes présents à Huelgoat (Finistère).
Interrogé sur son avenir après les élections législatives, le ministre a répondu: "J'espère bien que Dieu me prêtera vie longtemps ". Et d'ajouter: " Les Françaises et les Français veulent que le président ait une majorité pour gouverner et je suis un maillon de cette majorité ".
Selon Le Canard enchaîné, en 2011, à Brest, les Mutuelles de Bretagne, qui souhaitaient louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, avaient choisi parmi trois propositions celle d'une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand. La Justice a indiqué qu'il n'y avait aucune faute.
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Dans un entretien accordé au quotidien Le Télégramme publie ce jeudi, le ministre donne une explication. "Sa compagne s'était déjà engagée dans l'acquisition de ces locaux avant la décision des Mutuelles". A l'unanimité le conseil d'administration, qui est l'instance de décision (et dont je ne fais pas partie !), a choisi pour le prix et pour leur emplacement les locaux possédés par ma compagne. D'ailleurs, le bail a été reconduit en 2014, preuve que ces locaux conviennent... étant précisé que j'ai quitté la direction des Mutuelles en 2012."
Commentant ces révélations, Richard Ferrand a indiqué : "Ça durcit le cuir, mais je m'en serais bien passé", admet-il. " Je suis sans doute devenu une cible du fait de mon engagement très exposé et de ma récente nomination. Mais j'ai ma conscience pour moi et le caractère résistant des Bretons ! Je suis aussi républicain : le respect de la loi prime sur tout ".
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