Richard Ferrand nommé président du Conseil constitutionnel de justesse
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Richard Ferrand fait partie des proches de la première heure d'Emmanuel Macron.
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Richard Ferrand fait partie des proches de la première heure d'Emmanuel Macron.
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[Article publié mercredi 19 février 2024 à 14 h 10, mis à jour à 17 h 37] Après des jours de suspense autour d'une candidature critiquée à gauche, comme à droite, les parlementaires ont finalement approuvé ce mercredi la nomination de Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel. Une proposition d'Emmanuel Macron dont il est un proche de la première heure.
À l'issue d'un vote dans les commissions des Lois des deux chambres, 39 parlementaires ont donc voté pour sa nomination et 58 contre, alors que 59 voix auraient été nécessaires pour bloquer la nomination. Le Rassemblement national a décidé de ne pas lui faire obstacle en s'abstenant à l'Assemblée nationale.
Sorti du jeu politique par la petite porte après une défaite aux législatives de 2022 dans le Finistère, Richard Ferrand revient donc sur le devant de la scène, et succédera prochainement à Laurent Fabius, qui arrivera en fin de mandat début mars.
Les opposants à sa nomination n'ont pas manqué de fustiger cette nomination au cordeau. La cheffe des parlementaires insoumis Mathilde Panot a dénoncé un candidat « parrainé » par le Rassemblement national et s'est interrogée : « Quel est leur accord secret ? » Sa collègue socialiste Marie-Pierre de la Gontrie suggère un « nouveau candidat » ou « un autre président à désigner au sein du conseil actuel », évoquant par exemple l'ex-Premier ministre Alain Juppé.
Le député Les Républicains (LR) Olivier Marleix a de son côté pointé une « très faible adhésion qui fragilise l'institution du Conseil constitutionnel qui n'en a certainement pas besoin », et lui aussi évoqué un « deal secret entre Marine Le Pen et le président Macron ». Les députés RN, qui avaient assuré ces derniers jours qu'ils prendraient leur décision après l'audition de Richard Ferrand, ont finalement choisi de s'abstenir, se disant rassurés par certaines prises de position.
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Auditionné successivement à l'Assemblée puis au Sénat ce mercredi matin, l'ancien président de la chambre basse risquait de voir sa route barrée si trois cinquièmes des suffrages exprimés dans les deux commissions s'opposaient à sa nomination.
« Je ne suis pas un professionnel du droit c'est vrai, mais comme vous un serviteur de la République », avait déclaré dans son propos introductif l'ancien député socialiste, puis macroniste (2012-2022). Et pour répondre d'emblée aux critiques concernant sa proximité avec le chef de l'État, qu'il a aidé à entrer à l'Élysée, Richard Ferrand a assuré avoir « toujours été (...) un homme libre ». « L'indépendance d'esprit est ma nature et ma culture », avait-il insisté.
Deux parlementaires jouaient aussi ce mercredi leur entrée au Conseil constitutionnel, mais uniquement devant leurs commissions respectives. Le sénateur LR Philippe Bas et candidat de Gérard Larcher a été largement approuvé comme attendu, avec 38 voix contre 2, et ira donc rejoindre les « Sages ».
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Laurence Vichnievsky, députée MoDem, ex-juge d'instruction et candidate de Yaël Braun-Pivet, bénéficie d'une réputation de parlementaire compétente et indépendante. Elle s'est d'ailleurs vue confirmer sa nomination vers 17 h 30 ce mercredi. Elle partait pourtant avec moins de certitudes dans une commission plus éclatée politiquement.
(Avec AFP)
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