Le budget 2025 adopté à l'Assemblée nationale après le rejet de deux motions de censure
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Ces deux rejets permettent au Premier ministre de faire adopter le budget de l'État pour 2025 sans vote à l'Assemblée nationale.
Reuters
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Ces deux rejets permettent au Premier ministre de faire adopter le budget de l'État pour 2025 sans vote à l'Assemblée nationale.
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[Article publié le mercredi 5 février à 18 h 29, mis à jour le jeudi 6 février à 7 h 44] François Bayrou réussit là où Michel Barnier a échoué. Après le rejet d'une première motion de censure, l'Assemblée nationale a rejeté sans surprise une deuxième motion de censure mercredi soir, en réponse au 49.3 utilisé par François Bayrou pour faire passer sans vote la première partie du budget de la Sécurité sociale pour 2025.
Seuls 122 députés ont voté pour la motion de censure, la majorité pour l'adopter est fixée à 289 voix. Pour LFI, Hadrien Clouet a dénoncé « un projet d'assassinat de la Sécurité sociale. » Comme pour le budget de l'État, le Premier ministre a lui appelé à un travail de « refondation » du système de santé, évoquant « des chantiers sur la gouvernance, l'offre médicale, l'installation des médecins ou encore la fraude. »
Plus tôt dans la journée, l'Assemblée nationale a rejeté la motion de censure déposée par La France insoumise après l'utilisation de l'article 49.3 de la constitution par François Bayrou lundi pour faire adopter le budget 2025. Seuls 128 députés, dont six socialistes, ont approuvé cette motion de censure, alors qu'il aurait fallu 289 voix pour faire tomber le gouvernement. Comme attendu, le PS a, lui, choisi de négocier pendant des semaines avec le gouvernement pour arracher des concessions sur les retraites, les remboursements médicaux ou l'Éducation.
D'ailleurs, juste après le rejet de la motion, la France insoumise a dénoncé mercredi « l'interruption par le Parti socialiste du Nouveau Front populaire ». LFI a proposé aux autres partis de gauche l'ayant votée « une réunion ». « Le mouvement insoumis proposera une rencontre à chaque parti du Nouveau Front populaire qui a voté la censure pour faire le point et poursuivre sur la base d'un rassemblement loyal et clairement dans l'opposition au macronisme », a écrit LFI dans un communiqué.
« Le Front Populaire continuera à exister tant qu'il y aura la volonté de battre l'extrême droite », a cependant répondu Olivier Faure sur BFMTV, qualifiant de « numéro de claquettes » les déclarations du parti de Jean-Luc Mélenchon.
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« Il revient maintenant au Sénat d'approuver [jeudi] en dernière lecture le projet de loi de finances et nous aurons enfin un budget », a précisé Éric Lombard. Ce rejet va en effet permettre au Premier ministre de faire adopter le projet de loi de Finances 2025 sans vote de l'Assemblée nationale.
Pour rappel, l'objectif affiché par l'exécutif est de ramener, avec ce texte, le déficit public à 5,4 % du PIB. Avec, pour cela, de nouvelles recettes grâce notamment à des contributions exceptionnelles sur les ménages les plus aisés et les bénéfices des grandes entreprises, mais aussi des coupes dans les dépenses de plusieurs ministères.
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À la fin de cette journée chargée, François Bayrou a recouru une nouvelle fois au 49.3, cette fois sur la partie « recettes » du budget de la Sécurité sociale, LFI annonçant une nouvelle motion de censure. Il devrait encore en utiliser un autre en fin de semaine ou début de semaine prochaine, sur la dernière partie de ce texte. Avec donc deux nouvelles motions de censure à esquiver sur les budgets.
(Avec AFP)
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