Congrès des maires : Macron promet un "changement de méthode"
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Macron promet aux maires une "nouvelle methode"
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A la veille du discours du Premier ministre Édouard Philippe au congrès annuel des maires à Paris, le chef de l'État a reçu sous les dorures de la salle des fêtes de l'Élysée quelque 2.000 élus avec lesquels il s'est livré à un jeu de questions-réponses.
Selon l'Élysée, le chef de l'État a, au cours de cet échange avec les instances de l'AMF, appelé à mettre un terme à de "fausses polémiques" et "à la scénarisation des désaccords" et s'est dit prêt à "travailler ensemble" sur la taxe d'habitation et la dotation globale de fonctionnement (DGF), deux points de crispations. Il a également donné son accord à une méthode de concertation en amont sur les projets du gouvernement et sur la modification du fonctionnement de la conférence nationale des territoires, a précisé l'Élysée. Le chef de l'Etat s'est par ailleurs engagé à se rendre l'an prochain au congrès porte de Versailles.
Sa décision de ne pas s'y rendre cette année, contrairement à l'an dernier où il avait essuyé des sifflets, a été déplorée par certains maires qui ont décidé de boycotter en retour la réception à l'Élysée.
Dans un communiqué publié un peu plus tôt dans la journée, l'AMF avait demandé à Emmanuel Macron et au gouvernement de s'engager dans "une vraie négociation" avec les communes pour rétablir la confiance entre l'État et les élus.
Lors de l'échange avec les maires, Emmanuel Macron s'est dit "tout à fait prêt à ouvrir le chantier de la réforme des règles de la DGF", "favorable à confier aux élus la gestion de la fonction publique territoriale" et à "améliorer à la marge la loi Notre (nouvelle organisation territoriale de la République)".
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A l'issue du jeu de questions-réponses, qui a été suivi d'un échange plus informel hors presse, les avis étaient partagés.
Le maire Les Républicains (LR) de Toulouse et président de France Urbaine, Jean-Luc Moudenc, a estimé que "le dialogue était renoué".
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La maire de Planay, une commune de Côte d'Or d'une centaine d'habitants, Dominique Bouisson, s'est montrée quant à elle plus circonspecte. "Il a continué à nous dire 'je m'engage, je tiendrai mes engagements', mais c'est ce qu'il dit tout le temps."
(avec agences)
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