Face aux "pathologies du Net", Macron lance un appel mondial pour la cybersécurité

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Le président de la République Emmanuel Macron a lancé un appel pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace lors du Forum sur la gouvernance de l'Internet, qui se tient du 12 au 14 novembre à Paris.
Le président de la République Emmanuel Macron a lancé un appel "pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace" lors du Forum sur la gouvernance de l'Internet, qui se tient du 12 au 14 novembre à Paris. (Crédits : Capture d'écran / IGF Facebook Live)
370 pays, entreprises et organisations de la société civile ont signé l'appel mondial pour renforcer la cybersécurité sur Internet, lancé par Emmanuel Macron ce lundi à Paris. Explications.

La France veut affirmer son leadership en matière de cybersécurité. Le président de la République a lancé ce lundi "l'appel de Paris pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace" lors d'un discours à l'Unesco, à l'ouverture du Forum pour la gouvernance d'internet (IGF), en présence du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. "A mes yeux, Internet est une évidence menacée dans sa structure même. (...) Internet pourrait se fracturer en plaques nationales ou continentales. C'est le risque qui est à l'oeuvre si nous ne trouvons par les bonnes formes de régulation", a regretté en préambule Emmanuel Macron, avant d'évoquer pèle-mêle la prolifération de discours haineux, les fake news ou encore les abus de position dominante.

"La liste des pathologies du Net s'allonge de jour en jour (...) Aujourd'hui, Internet est beaucoup mieux utilisé par les extrémistes et leurs discours haineux. Nos propres faiblesses sont utilisées par les régimes autoritaires pour essayer d'affaiblir nos démocraties", a affirmé le président de la République.

Cet appel vise à relancer des discussions sur un code international - au point mort depuis 2017 lorsqu'un groupe d'experts mis en place à l'ONU s'est séparé suite à un constat d'échec du fait des divergences entre les grandes puissances mondiales. "Poursuivre la confiance et la stabilité du cyberespace est le meilleur moyen d'éviter sa fracturation", a souligné Emmanuel Macron. "Notre réponse ne doit pas à se limiter à la défense. Il nous faut travailler ensemble."

370 États, organisations et entreprises signataires

L'appel a déjà été signé par 370 États, organisations de la société civile et entreprises. Le géant américain Microsoft, l'ONG Internet society, le Forum économique mondial de Davos, le CNNum (Conseil national du numérique) ou encore la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) ont fait savoir qu'ils étaient signataires. Figurent également une majorité des États membres de l'UE, mais aussi la Norvège, la Suisse, le Japon, le Mexique ou encore le Chili et le Liban. La Chine, la Russie et les États-Unis ne devraient pas figurer parmi les destinataires dans l'immédiat, selon l'AFP.

L'appel se donne pour mission de "favoriser une large acceptation et la mise en oeuvre de normes internationales de comportement responsable, ainsi que de mesures de développement de la confiance dans le cyberespace". Le texte incite également à développer la prévention "d'interférences de la part d'acteurs étrangers destinées à déstabiliser des processus électoraux au moyen de cyberactivités malveillantes".

Le texte promet aussi d'empêcher des acteurs privés de répliquer aux attaques informatiques par d'autres attaques informatiques également destructrices. "Le véritable défi sera de la mettre en oeuvre", a conclu Emmanuel Macron, avant de proposer que le Forum pour la gouvernance d'internet, qui doit se tenir à Berlin en 2019, soit en charge de la mise en application de cet appel.

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Commentaires
a écrit le 13/11/2018 à 9:10 :
Les états sont complices de toutes les arnaques aux paiement sur internet. Ils sont responsables de ne pas mettre en place une réglementation qui fixe d'une manière intransigeante les normes des interfaces WEB de paiement. Il devrait exister un format obligatoire avec une norme de sécurité commune, comme tous les terminaux à carte bleu. Chaque site fait ce qu'ils veut et cela crée les conditions idéales pour tromper les consommateurs. Il ne devrait exister qu'un seul tiers de confiance, l'émetteur de la CB,au lieu des les multiplier à l'infini pour tromper le client. Le commerce internet ne devrait pas être une jungle comme aujourd'hui.
a écrit le 13/11/2018 à 8:36 :
Les médias de masse européens peuvent continuer, difficilement quand même c'est bien pour cela qu'il faut essayer de tacler internet, faut désigner un bouc émissaire "oh regardez l'oiseau là haut !", de nous faire encore croire que le mac pourrait encore quelque chose mais pas au reste du monde par contre.

Quelle honte mondiale on se prend là dans la figure hein... -_-

Nos petits gouverneurs européens de province sont tellement pitoyable face à TRump.
a écrit le 12/11/2018 à 23:29 :
"L'appel se donne pour mission de "favoriser une large acceptation et la mise en oeuvre de normes internationales de comportement responsable (...)" Sûrement avec une "autorité mondiale" nommée par Jupiter !

n'est-iL pAs irRésistible cE fascisMe naissant ?
a écrit le 12/11/2018 à 19:13 :
Appel mondial!!? Quand est ce qu'il finira de péter plus haut que son.... ! On lui demande de s'occuper des français, il a été élu pour ça! Et non pas d'essayer de graver son nom dans l'histoire de la communication!
a écrit le 12/11/2018 à 18:10 :
De grandes phrases énarques/langue de bois/dignes d'un wc de chantier pour dire qu'il veut un contrôle du net par les états ou par des sociétés privées afin d'établir une censure.
a écrit le 12/11/2018 à 18:00 :
Un autre autocrate qui veut mettre la main sur internet...Ils sont nombreux dès qu'ils ont le pouvoir, de peur de le perdre...

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