Surtaxe des grandes entreprises : les banques françaises font les comptes
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Cette surtaxe pourrait coûter 200 à 300 millions d'euros au Crédit Agricole, selon son directeur général délégué.
STEPHANE MAHE
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Cette surtaxe pourrait coûter 200 à 300 millions d'euros au Crédit Agricole, selon son directeur général délégué.
STEPHANE MAHE
Les banques françaises sortent la calculette. Lors d'une conférence de presse ce mercredi 5 février, le directeur général délégué de Crédit Agricole, Jérôme Grivet, a déclaré que la surtaxe sur les grandes entreprises, prévue dans le cadre du projet de loi de finances 2025, pourrait coûter 200 à 300 millions d'euros à la banque.« Il est encore tôt pour faire des estimations, mais on peut se référer à la surtaxe mise en place par le gouvernement en 2017, qui était un peu près au même format que celle envisagée aujourd'hui », a-t-il expliqué à La Tribune.
En 2017, le résultat de Crédit Agricole SA avait alors été pénalisé par une surtaxe de 300 millions d'euros, avec la mise en place d'une surtaxe exceptionnelle visant à compenser le manque à gagner dû à l'annulation de la taxe sur les dividendes.
De son côté, BNP Paribas devrait payer « quelques dizaines de millions d'euros de surtaxe », a affirmé Thierry Laborde, son directeur général délégué sur le plateau de BFM Business, mardi soir. Cette surtaxe devrait avoir « un impact relativement marginal à l'échelle du groupe », a-t-il ajouté. Et pour cause, seulement 5 % de son résultat provient de ses activités en France.
« Tout le monde le comprend, mais tout le monde le regrette, y compris ceux qui le décident, parce que quelque part, ça sanctionne le "Made in France" et cela, ce n'est pas bon, donc il ne faut pas que cela dure trop longtemps », a insisté Thierry Laborde. La semaine dernière, Bernard Arnault, patron de LVMH, avait lui aussi dénoncé une taxation du « Made in France ». Avec chiffre d'affaires de 84,7 milliards d'euros en 2024, la surtaxe représenterait entre « 700 millions et 800 millions d'euros », selon le groupe de luxe.
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Grâce à cette « contribution exceptionnelle » sur les bénéfices des grandes entreprises, l'État espère engranger un total 8 milliards d'euros en 2025. Ce mécanisme, initialement proposé par le gouvernement de Michel Barnier, vise à taxer davantage les bénéfices de 440 entreprises en France qui réalisent plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires. La commission mixte paritaire a approuvé la limitation à un an de cette contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises, qui vise à réduire le déficit public, au lieu de deux ans dans la version adoptée par le Sénat.
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(Avec agences)
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