Offre de BMPS sur Mediobanca : nouveau rebondissement dans l'imbroglio financier italien
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La banque d'affaires Mediobanca, au cœur du capitalisme italien, a toujours fait l'objet de convoitises.
Reuters
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La banque d'affaires Mediobanca, au cœur du capitalisme italien, a toujours fait l'objet de convoitises.
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Le chamboulement bancaire italien connaît un nouveau rebondissement. La banque toscane Monte Paschi di Siena (BMPS) vient de déposer une offre publique d'échange (OPE) sur la célèbre banque d'affaires Mediobanca, parrain du capitalisme transalpin depuis la fin de la seconde guerre mondiale, même si son influence décline depuis une dizaine d'années.
L'offre valorise la banque d'affaires à 13,3 milliards d'euros et offre une (modeste) prime de 5% par rapport au cours de clôture de jeudi soir. La capitalisation de la banque a progressé de 30% sur les douze derniers mois. Rappelons que BMPS capitalise un peu moins de 9 milliards d'euros.
Cette offre n'est apparemment ni sollicitée, ni le fruit d'un accord du conseil, même si elle n'est pas complètement inattendue. Elle intervient cependant en plein d'un immense imbroglio financier dont seule l'Italie peut avoir le secret. En novembre dernier, la seconde banque du pays, UniCredit, déjà engagée dans une offre hostile en Allemagne sur Commerzbank, lance un raid sur Banco BPM, basée à Milan et à Vérone... alors même que Banco BPM venait de prendre une participation de 5% dans BMPS, lors d'une cession de titres par l'État. Une participation qui a d'ailleurs vocation à monter à 9% si l'offre de rachat par Banco BPM du dernier gestionnaire d'actifs indépendant du pays Anima devait réussir. Cette offre de rachat vient d'être autorisée par les pouvoirs publics qui renoncent donc à la bloquer.
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Enfin, la France n'est pas absente du ring. Tout d'abord, Crédit Agricole a porté sa participation dans Banco BPM de 9,9% à 15,1%, via notamment des produits dérivés. Ensuite, le projet de rapprochement des filiales de gestion d'actifs de BPCE et de l'assureur italien Generali a provoqué une levée de boucliers de deux grands actionnaires italiens de Mediobanca, les holdings familiaux Deffin, contrôlé par les héritiers du fondateur de Luxottica, leader mondial de la lunetterie, Leonardo Del Vecchio, et Caltagirone, très présente dans l'industrie et la finance.