La lutte contre le changement climatique nécessite des investissements colossaux. Partout dans le monde, les Etats vont devoir encore plus faire face à des montagnes de dépenses pour freiner les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement. Aux Etats-Unis (IRA) et en Chine, les autorités ont engagé des plans gigantesques pour accélérer cette bataille. Et la France devra également appuyer sur l'accélérateur des investissements pour remplir ses objectifs. L'Etat s'est déjà fait condamné pour « inaction climatique » et les sanctions pourraient continuer de pleuvoir. Dans ce contexte, la question du financement devient cruciale.
Dans un récent rapport remis à la Première ministre Elisabeth Borne, les économistes Jean-Pisani Ferry et Selma Mahfouz ont chiffré les investissements annuels supplémentaires en France à 66 milliards d'euros d'ici 2030. Sur ce total, la part des investissements publics est estimée entre 25 et 34 milliards d'euros. Comment financer cette avalanche d'investissements dans un environnement budgétaire contraint ? Faut-il privilégier des taxes ou de l'endettement ? Le président de l'Observatoire français des conjonctures économiques Xavier Ragot privilégie dans une note dévoilée ce vendredi 2 juin un financement diversifié pour limiter les risques.