Tempête Caetano : 33.000 foyers toujours privés d'électricité
latribune.fr

L'Île-de-France a connu un épisode neigeux particulièrement fort jeudi, comme ici au Plessis-Robinson dans les Hauts-de-Seine.
Reuters
latribune.fr

L'Île-de-France a connu un épisode neigeux particulièrement fort jeudi, comme ici au Plessis-Robinson dans les Hauts-de-Seine.
Reuters
[Article publié vendredi 22 novembre à 7h26, mis à jour à 14h31, puis le 23 novembre à 17:08]
Si la tempête Caetano a fini par quitter l'Hexagone, les conséquences de son passage sont toujours bien visibles. Quelque 33.000 foyers restent privés d'électricité samedi en début d'après-midi, principalement en Normandie et dans les Pays de la Loire, a annoncé le gestionnaire du réseau électrique Enedis.
« Ce samedi à 14H00, il reste 33.000 clients privés d'alimentation. Plus de 85% des clients qui avaient été privés d'électricité ont été réalimentés », a expliqué Enedis dans un communiqué. Un précédent bilan à 8H00 faisait état de 47.000 foyers sans courant.
Vendredi, à la mi-journée, 200.000 foyers restaient privés d'électricité. Les régions les plus touchées sont la Normandie (69.000 clients affectés), les Pays de la Loire (37.000) et le Centre-Val de Loire (22.000), selon un communiqué publié par Enedis, qui explique « que des vents violents et des chutes de neige (collante) ont provoqué des chutes d'arbres ou de branches sur les câbles ». Environ 8.000 foyers sont également touchés en Corse.
Et ces milliers de foyers vont devoir s'armer encore de patience... L'objectif est de rétablir le courant pour 95% d'entre eux d'ici ce soir, a prévenu l'entreprise. Et pour la totalité des ménages d'ici dimanche soir. Pour y parvenir, 2.600 personnes travaillent d'arrache-pied dans l'Hexagone et des hélicoptères ainsi que des drones sont utilisés pour reconnaître les zones en difficulté.
Plus grave, des dizaines accidents de la route ont eu lieu, notamment un durant la nuit de jeudi à vendredi dans le Val-de-Marne qui a fait cinq blessés en urgence absolue, impliquant un autocar, quatre voitures et un deux-roues.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

En Franche-Comté, 2.000 à 2.500 poids lourds sont toujours bloqués sur l'autoroute A36 (Beaune-Mulhouse), stockés sur les aires de repos ou sur la chaussée, même si une voie a été dégagée pour permettre aux voitures de circuler. C'est la plongée des températures entre 05H00 et 09H00 du matin qui a piégé de nombreux routiers.
Agacée par la situation, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a renchéri : « Lorsque l'on donne (forces de secours, préfectures, NDLR) des consignes de sécurité, ce n'est pas pour emmerder les gens, c'est pour les protéger. » «Il faut améliorer notre culture du risque », a-t-elle ajouté.
De fait, des restrictions de circulation touchent toujours les poids lourds de 7,5 tonnes ce vendredi, avec des vitesses réduites de 20 km/h et des interdictions de dépassement par endroit. Dans la Manche, l'axe Granville-Avranches a été coupé entre Sartilly et Granville en raison de camions bloqués après une grosse averse de neige vers 07h00. Un tronçon de l'A28 était impraticable dans l'Orne, mais l'A10 a rouvert près d'Orléans.
En Île-de-France, la RN 118 est interdite aux véhicules de plus de 7,5 tonnes, ils ne pourront pas effectuer de dépassement sur les axes principaux de la région. Et pour l'ensemble des véhicules, la vitesse est abaissée de 20 km/h sur les mêmes axes.
Prendre son train ce vendredi n'est pas simple pour les clients de la SNCF. Car des arbres sont tombés sur les voies par endroit « en Normandie, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine et Île-de-France ».
Concrètement, les trains n'ont pas circulé en Normandie jusqu'à midi « le temps de passer les trains de reconnaissance et d'effectuer les dégagements et réparations », indique la SNCF. La circulation est en train de reprendre progressivement sur certaines lignes normandes.
Cette nuit, un train a notamment été bloqué à hauteur d'Argentan (Orne). « 200 passagers » ont été évacués à préciser sur Franceinfo le ministre des Transports, François Durovray.
En Pays de la Loire, « la région a été très touchée par les chutes d'arbres ». « La circulation reprend progressivement sur Nantes-Angers » mais en revanche, « les autres lignes de l'étoile de Nantes ne pourront pas reprendre avant demain dans la journée », précise la SNCF.
Du côté de la région parisienne, toutes les lignes ne fonctionnent pas encore normalement. « En Île-de-France, il reste des perturbations sur la ligne P entre Tournan et Coulommiers, L2 entre Garches Marnes la C et St Nom la Bretèche et la ligne T13 pour toute la soirée », indique la compagnie.
Les transports scolaires ont été interrompus jeudi dans plusieurs départements de l'ouest. Cela a été encore le cas ce vendredi en Mayenne et dans les cinq départements normands jusqu'à midi. Le transport collectif d'enfants est aussi interdit dans la Sarthe. La région parisienne et le centre et l'Est sont aussi concernés, tout comme la Seine-et-Marne qui a suspendu les transports collectifs et scolaires.
À lire également
Autres départements touchés : les lignes scolaires et les lignes régulières de car ont été suspendues jusqu'à midi dans les départements du Loir-et-Cher et d'Eure-et-Loir. Il en est de même dans le Loiret. Dans le Haut-Rhin, le ramassage scolaire n'aura également pas lieu ce vendredi. Enfin, le préfet du Doubs a également pris un arrêté afin de suspendre les transports scolaires de 5h à 12h sur la communauté d'agglomération de Montbéliard.
(Avec AFP)
latribune.fr