Un an de crise : la dette publique s'envole, les entreprises sous oxygène
Julia Blancheton
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Face à la crise, le taux d'endettement des administrations publiques a explosé et s'établit à 116,4% du PIB français au troisième trimestre 2020, soit 16,4 points de plus qu'un an plus tôt - avant la crise. Le financement des mesures prises (chômage partiel, fonds de solidarité, exonérations de cotisations sociales) par l'Etat pour soutenir la structure économique "quoi qu'il en coûte", selon la formule d'Emmanuel Macron, justifie cette hausse.
Depuis un an, le gouvernement ouvre en effet les vannes à coup de milliards pour les plans d'aides des secteurs les plus touchés (culture, tourisme, automobile, aéronautique...), ainsi qu'un plan de relance de 100 milliards d'euros.
Mais, le poids de la dette apparaît comme un frein au développement économique. D'où cette question qui se pose de manière de plus en plus récurrente : faut-il annuler ou rembourser, et alors comment, la dette publique issue de la crise sanitaire ? Le débat enflamme aujourd'hui les économistes français.
De l'autre côté, la dette nette des entreprises françaises n'a pas connu de "hausse marquée" en 2020 malgré la crise, selon des chiffres de la Banque de France. Un bilan général qui cache cependant de fortes disparités, certaines entreprises ayant vu leur situation financière se dégrader.
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Atteignant 10.021 milliards d'euros en dette cumulée à décembre 2020 contre 9.937 fin 2019, la très faible hausse de l'endettement net s'explique par le recours aux prêts garantis par l'Etat (PGE) dits de "précaution" pour faire face aux conséquences de l'épidémie mais qui n'ont pas été dépensés, ainsi que par les paiements entre entreprises. Certaines ont en effet transformé leurs dettes auprès de leurs fournisseurs en emprunts bancaires grâce aux PGE, des PGE qui ont permis aux fournisseurs d'être payés et donc de récupérer de la trésorerie. Malgré la faible progression de l'endettement net, la situation de l'ensemble des entreprises n'est donc pas pour autant rassurante.
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