Un des kamikazes du Bataclan initié au tir avec des policiers ?

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Le vendredi 13 novembre, trois djihadistes, dont Amimour, ont tué 90 personnes dans la salle de concert parisienne.
Le vendredi 13 novembre, trois djihadistes, dont Amimour, ont tué 90 personnes dans la salle de concert parisienne. (Crédits : Reuters Charles Platiau)
Samy Amimour, un des trois kamikazes du Bataclan, aurait été initié au maniement des armes en avril 2012, en compagnie de policiers retraités ou encore en activité. Quelques mois plus tôt, il commencait à fréquenter la mosquée radicalisée du Blanc-Mesnil.

L'un des trois kamikazes du Bataclan, Sami Amimour, 28 ans, a été initié au maniement des armes en 2012 au sein de l'Association Nationale de Tir de la Police (ANTP), rapporte la chaîne d'information iTELE sur son site internet, ce lundi après-midi.

D'après le dossier d'instruction de l'enquête judiciaire menée en 2012 et consulté par nos confrères, Amimour aurait réalisé un stage d'initiation, organisé par l'association tir-initiation.com, en avril 2012.

Ce stage -sans conditions requises hormis le fait d'être majeur et de régler 130 euros-, permet à Amimour d'apprendre à manier des armes, en compagnie de policiers retraités ou encore en activité.

"L'initiation dure deux heures et lui permet de manipuler un 9 mm, un 38 special et un 22 long rifle", rapporte la chaîne d'information.

Après l'initiation, Amimour peut ensuite être parrainé et adhérer à l'ANTP. Il doit alors fournir 260 euros, un certificat médical et un extrait de casier judiciaire vierge. A cette époque, il n'est pas encore fiché et parvient donc à obtenir le document sans encombre. Il pratique ensuite le tir sportif au stand de tir de la Chapelle, dans le 18è arrondissement, en compagnie de deux "amis" avec qui il projette de rejoindre le Yémen pour faire le djihad.

Mandat d'arrêt international à partir d'octobre 2013

Originaire de Drancy (Seine-Saint-Denis), cet ancien chauffeur de bus à la RATP commence à fréquenter la mosquée radicalisée du Blanc-Mesnil en 2011. Après quinze mois passés à la RATP, il démissionne de son CDI en 2012.

Au mois d'octobre de la même année, les autorités françaises lancent une enquête sur Amimour. Les autorités le soupçonnent alors de nourrir un projet de départ vers le Yémen. Il est placé sous contrôle judiciaire.

Mais en septembre 2013, il disparaît... et quitte la France pour rejoindre les rangs de l'organisation terroriste Daech en Syrie. Un mandat d'arrêt international est délivré contre lui. Son père, Mohamed, tentera de convaincre son fils de rentrer. En décembre 2014, il raconte son combat au journal Le Monde, celui d'un père pour ramener son fils à la raison. En vain.

Aminour revient finalement en France mi-octobre 2015. Quelques semaines plus tard, il commet les attentats les plus meurtriers de l'histoire de France.

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Commentaires
a écrit le 01/12/2015 à 14:47 :
Je rêve, et demain je le forme a quoi? A servir le couscous.....arrêtons les conneries, un mec inscrit dans un stand de tir.. Une fiche de la dgsi, une enquête, une descente chez lui, allez ,encore un petit effort a nos gouvernants....
a écrit le 01/12/2015 à 6:36 :
Arrêtons de subventionner toutes ces associations inutiles (apprentissage boxe et autres gadget pour occuper les jeunes désoeuvrés).
En revanche, on pourrait encourager les associations permettant l'apprentissage du français, des valeurs de la République et autres instruments intellectuels. Cela les aidera plus à se connecter au monde du travail et les éloignera de l'ignorance du terrorisme.
a écrit le 30/11/2015 à 19:14 :
C'est quoi le problème ? nous sommes des millions à avoir été iniciés au FAMAS par des militaires...
Réponse de le 30/11/2015 à 20:14 :
tout à fait (j'étais pas doué mais bon...En 1978 sais plus ce que c'était comme engin) et on voudrait remettre ça en place.
Réponse de le 01/12/2015 à 19:25 :
@ BONSOIR : Pepito et moi au mas36 !!!!!!
a écrit le 30/11/2015 à 19:02 :
Sortir de France ou y revenir est d'une simplicité enfantine. Dès lors le contrôle judiciaire ne sert strictement à rien sauf à satisfaire les égos des décideurs et à calmer les inqiétudes
des esprits simplistes.

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