Vaccination : les prises de rendez-vous explosent depuis les annonces radicales de Macron
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L'appel d'Emmanuel Macron à la mobilisation pour la vaccination et la pression mise sur les non-vaccinés pour éviter une nouvelle vague de Covid-19 ont provoqué un premier sursaut des prises de rendez-vous, alors que le virus repart à la hausse dans tous les territoires avec le variant Delta.
Plus de 9 millions de doses sont aujourd'hui en stock et les livraisons de vaccins continuent, a indiqué lundi le chef de l'Etat.
Avant Olivier Véran, le site Doctolib avait tweeté que "20.000 rendez-vous" de vaccination étaient pris "toutes les minutes", avec 10 minutes d'attente pour accéder au site. Il y a eu "926.000 Français qui ont pris un rendez-vous de vaccination" lundi soir sur Doctolib, a annoncé mardi le patron du site, Stanislas Niox-Chateau, sur BFMTV, précisant que pour 65%, il s'agissait de personnes de moins de 35 ans.
Par anticipation, 212.000 personnes avaient déjà pris rendez-vous dans la journée pour une première injection ce week-end, déjà "un record" depuis un mois et "jusqu'à 40% de plus que les week-ends précédents".
Le nombre de rendez-vous pris lundi, "c'est deux fois plus que la journée record du 11 mai et 5 fois plus que lundi dernier. On a enregistré sept millions de connexions en quelques minutes durant l'allocution du président", a précisé Stanislas Niox-Chateau. "On avait développé en avril un système de liste d'attente, comme pour la billetterie, on a dû l'activer pendant l'allocution du président."
"Il y a encore 100.000 rendez-vous disponibles ce matin notamment dans quelques grands centres", a-t-il ajouté, sachant que "les rendez-vous vont continuer à s'ouvrir dans la journée et dans les jours à venir". Selon Stanislas Niox-Chateau, "on va monter vite à quatre, cinq millions d'injections par semaine".
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"C'est 11 jours de délai moyen entre la prise de rendez-vous et le rendez-vous, ce qui ferait que les Français qui ont pris rendez-vous hier vont être vaccinés intégralement d'ici la mi-août, fin août, en fonction de leur deuxième dose", a-t-il expliqué.
Emmanuel Macron a décidé d'imposer le pass sanitaire à l'entrée de la plupart des lieux publics et rendu la vaccination obligatoire pour les soignants et ceux au contact des personnes fragiles, sanctions à la clef.
Le chef de l'Etat a annoncé ce lundi plusieurs mesures radicales pour éviter une quatrième vague de malades dans les hôpitaux. L'outil privilégié est le pass sanitaire (preuves de vaccin ou d'un test PCR négatif), dont l'usage sera progressivement étendu dans les prochaines semaines. Comme l'ont réclamé de nombreux experts et responsables politiques, la vaccination est obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile, ainsi que les pompiers ou les ambulanciers.
Les personnes concernées "auront jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner" et après cette date seront mis en oeuvre "des contrôles et des sanctions", a expliqué le chef de l'Etat. Ils ne pourront plus travailler et ne seront plus payés, a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran. Au total, un peu plus de 4 millions de personnes sont concernées dont 1,5 ne sont pas vaccinées, a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Le chef de l'Etat a même évoqué l'hypothèse d'une vaccination obligatoire pour tous. Pour "les millions d'entre vous qui n'ont pour le moment reçu aucune injection, en fonction de l'évolution de la situation, nous devrons sans doute nous poser la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français", a-t-il en effet déclaré.
Le pass sanitaire, en vigueur depuis vendredi dernier dans les discothèques et bientôt dans les lieux culturels, sera étendu début août aux cafés, restaurants et centres commerciaux, mais aussi aux avions, trains, cars sur les longues distances et établissements médicaux. Il sera par ailleurs étendu le 21 juillet aux lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, à partir de 12 ans. L'objectif est clair :
Les tests PCR de confort seront payants à partir de l'automne, sauf prescription médicale. Pour les collégiens, les lycéens, les étudiants, des campagnes de vaccination spécifiques seront déployées dans les établissements scolaires dès la rentrée", alors que la vaccination est déjà ouverte à tous les enfants de 12 ans et plus depuis mi-juin.
L'état d'urgence sanitaire va être déclaré ce mardi en Martinique et à La Réunion, et un couvre-feu y sera instauré en raison de la circulation accrue du coronavirus. Le chef de l'Etat a justifié cette décision, qui sera entérinée en Conseil des ministres, par le "niveau de vaccination insuffisant" et par la "forte pression" hospitalière dans ces deux territoires.
Pour que l'ensemble de ces mesures soient appliquées "le plus vite possible", selon un parlementaire, le Parlement siégera en session extraordinaire à partir du 21 juillet.
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En nette baisse depuis des semaines, le nombre de contaminations par jour est récemment reparti à la hausse, à plus de 4.200 dimanche. Il pourrait monter "au-dessus de 20.000 début août si nous n'agissons pas", a averti dimanche le ministre de la Santé. Le nombre de patients malades du Covid-19 en soins critiques, qui reçoivent les cas les plus graves, était en légère hausse lundi par rapport à la veille, à 957, soit 10 de plus que dimanche, loin des quelque 6.000 patients atteint au pic de la troisième vague fin avril.
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