VIDÉO. Yannick Jadot : « je crois que les écologistes ont une occasion historique de l'emporter »

ÉLYSÉE 2022. Quel programme veut pour la France Yannick Jadot, qui vient de remporter la primaire d'Europe Ecologie Les Verts. Invité de La Grande Tribune de la Présidentielle, le candidat à l'Elysée des Verts est sans doute le plus rassembleur dans un parti tenté par des prises de position très radicales. Il s'explique sur les défis économiques que devra affronter un président écologiste en 2022. Retrouvez ci-dessous notre entretien vidéo réalisé le vendredi 3 septembre.

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(Crédits : DR)

Retrouvez ci-dessous la vidéo et le résumé de la retranscription de l'entretien réalisé vendredi 3 septembre dans le studio TV de La Tribune.



C'est la deuxième fois que vous vous présentez à la présidentielle. En 2017, vous aviez pourtant rejoint avant le premier tour le socialiste Benoît Hamon. Cette candidature d'union n'a recueilli que 6,35%. Cette fois-ci, vous dites que vous irez jusqu'au bout, que vous y allez pour gagner ?

Je crois que les écologistes ont une occasion historique de l'emporter. C'est à la fois une obligation et une exigence. Le climat est devenu un impératif absolu. Quand ce ne sont pas les écologistes qui dirigent, on prend un retard dramatique. On le voit avec l'effondrement de la biodiversité.

Nous portons un projet politique mais aussi une nouvelle promesse économique. De nombreuses entreprises sont en train de prendre le tournant de la sobriété dans le domaine de l'énergie et des matières premières. Les nouvelles protections sociales sont aussi des protections environnementales. La pandémie en est l'illustration avec, au départ, une crise de la déforestation. Les facteurs de la comorbidité face au Covid sont aussi sociaux et environnementaux, comme la pollution de l'air. Je porte enfin une promesse démocratique et républicaine, un grand projet pour convaincre 2022.

Vous avez fait le deuil de l'Union de la gauche?

Ma conviction, c'est que seul le projet écologiste aujourd'hui emmène la France vers un avenir plus serein, plus bienveillant. C'est un projet partagé. Se réconcilier avec l'écologie, c'est se réconcilier avec la nature. Le chaos climatique, l'effondrement de la biodiversité sont des éléments de rupture de solidarité, y compris de démocratie. Le projet écologique est celui autour duquel les progressistes, les humanistes, doivent se rassembler. J'ai réuni les principaux responsables politiques de la gauche et des écologistes, non pas pour diluer le projet écologiste dans d'autres logiciels politiques, qui ne mettent pas, selon moi, suffisamment l'écologie au cœur de l'Etat et de la société, mais pour rassembler autour de l'écologie, pour éviter que le débat ne soit confisqué par l'extrême droite ou la politique du gouvernement.

Ma candidature garantit qu'il y aura un bulletin vert et qu'il n'y aura pas de dilution, mais ce n'est pas pour autant une écologie identitaire et donc minoritaire. Je veux rassembler et gagner !


Si le temps des écologistes est venu pour gouverner, comment comptez-vous briser le « plafond de verre » qui empêche jusqu'ici les Verts d'accéder au pouvoir en France, en raison de la radicalité de certains ?

« Plafond de verre », c'est une expression d'Olivier Faure [le Premier secrétaire du PS] qui s'est au moins réconcilié avec François Hollande sur le registre de l'humour. Je sais qu'il y a beaucoup de Français qui sont convaincus de la nécessité de l'écologie, mais qui doutent encore de la capacité des écologistes à gouverner un pays. A travers cette primaire, et cette candidature, je souhaite lever les doutes sur notre capacité à occuper à la fois le ministère de l'Intérieur, des Affaires étrangères, Bercy et d'autres compétences comme l'Éducation ou la Santé. La radicalité que je revendique, c'est de gagner l'élection présidentielle.

Nicolas Hulot est parti du gouvernement en disant qu'il n'y arrivait pas, qu'il n'avait pas de marge de manœuvre, que les lobbys étaient trop puissants.

Il est parti parce qu'il n'avait pas les leviers pour agir. Il ne faut pas seulement un ministre, mais une présidence écologiste, avec une majorité à l'Assemblée Nationale. Quand on voit les ruptures à engager, il va falloir aller très vite. Mais pour rendre cela possible, il faut emmener tout le monde. On ne fera pas la transformation de notre agriculture, dont on voit les dégâts sur la biodiversité, l'alimentation, sans les agriculteurs. Il faut avoir avec nous les pêcheurs, les salariés, les entreprises.

Moi, je veux rassembler. On ne peut pas transiger. Il faut construire le chemin avec toutes les forces vives du pays. La transition écologique se fera avec les entreprises, ou ne se fera pas, vu la rapidité des mesures qu'il va falloir engager. Un chemin où on sait qu'on aura, les uns et les autres, des efforts à faire collectivement, individuellement, mais que ces efforts pourront être récompensés, pour nous et pour nos enfants. et que c'est un levier de relocalisation de l'industrie, de service et donc d'une confiance qu'on acquiert de nouveaux dans la maîtrise de nos vies, de nos destins qu'ils soient individuels et collectifs.

Dans cette primaire, vous êtes le favori des sondages. Pensez-vous pouvoir rassembler ?

Tout le charme de la démocratie, c'est que ce sont des électeurs qui votent. Nous sommes une force politique qui propose le débat, alors que partout ailleurs sur l'échiquier politique, ce sont des usines à gaz qui désignent un candidat, sans même un débat. Je crois que le mouvement écologiste a évolué. J'étais aux journées d'été de notre mouvement, il y avait de la joie de se retrouver, de la fierté, du chemin parcouru pour réconcilier les Français avec écologie, mais aussi un sentiment de gravité, parce qu'on est face à un grand défi. On ne peut pas matin et soir déclamer l'urgence et ne pas se donner les moyens d'y arriver.

Il n'y a pas eu de vague verte aux régionales. Les écologistes font peur ?

Au regard de l'abstention, on est la seule force politique qui a gagné des électeurs, nous avons multiplié par 2 ou 3 nos élus. Certes nous avons une frustration, qui est de ne pas avoir gagné une région. Reconnaissons que les sortants n'étaient pas sortables. On a fait des scores importants et on a vu dans les régionales qui défendait vraiment l'écologie.

Celles et ceux qui porteront avec détermination pour servir la transition écologique, ce sont les Verts. Mais il faut s'inscrire sur les écologistes.fr

Si vous arrivez au pouvoir, quelle sera votre méthode pour gouverner ?

On devra sortir de l'extrême verticalité de la présidence Macron qui concentre tous les pouvoirs où seuls la technocratie et les lobbys sont écoutés. Nous devons reconstruire un Etat agile, protecteur et stratége, qui fait confiance aux forces vives comme aux territoires. J'ai avec moi plus d'une centaine d'experts qui travaillent sur tous les sujets. Notre mouvement a aussi des équipes. Nous travaillons. Il y a plusieurs enjeux très forts. Nous devons réparer la société et la reconstruire. Je propose un plan d'investissement massif, de 50 milliards euros par an, soit 250 milliards sur le quinquennat, financé à la fois par la Banque centrale européenne (BCE), la Banque européenne d'investissement (BEI), par des obligations vertes de long terme. Les taux d'intérêt bas permettent d'investir de manière rentable dans l'économie comme dans les services publics. Il faut déployer massivement les énergies renouvelables, dynamiser l'économie circulaire. C'est une incroyable économie d'innovation technologique, sociale et démocratique. Cela construit des tissus de nouveaux services à l'échelle de notre territoire et cela répond à une attente de bon sens : la fin du gaspillage, de l'obsolescence programmée, de la prédation de ressources dans les pays du sud qui renforce le chaos, on pense aux minerais rares.

Avec la crise Covid, il y a une prise de conscience écologique. Le libéralisme, c'est fini ?

Le libéralisme, on voit ses dégâts environnementaux, des sociétés de plus en plus inégalitaires, avec une concentration des richesses ou du pouvoir. On voit la place énorme que va prendre le numérique, concentré sur des sociétés qui deviennent plus puissantes que des Etats. Évidemment, il faut changer de modèle et ne pas attendre le « grand soir » pour mener des réformes. Cette économie que je prône, c'est celle de la régulation. Dans l'agriculture biologique, il y a des règles, des normes, des aides publiques, une organisation des marchés. Le seul problème aujourd'hui, c'est que la France est le seul pays d'Europe où on touche plus d'argent quand on utilise des pesticides que lorsqu'on en sort. L'Etat doit avoir un rôle de stratège et doit être protecteur. Je souhaite que chaque euro d'argent public soit davantage conditionné du point de vue du climat et de la biodiversité.

En Europe, on continue de subventionner les énergies fossiles. On a vu cet été les incendies dans le Var, en Grèce, les inondations en Belgique et en Allemagne... On pensait échapper au chaos climatique, que ce serait loin, limité aux pays du sud, que cela ne toucherait que les générations futures. On est tous impactés. On ne peut pas imaginer que des euros d'argent public continuent de financer des entreprises qui vont extraire du pétrole. Pour l'agriculture, il faut passer des contrats avec les agriculteurs pour que cela évolue. Je le dis aussi du point de vue social.

En diminuant la part du nucléaire, comment faites-vous pour trouver les énergies nécessaires ?

Comme vous êtes des gens sérieux, vous avez regardé tous les scénarios produits sur l'évolution de la demande électrique. Les défenseurs de l'industrie nucléaire imaginaient que les besoins électriques continuent de croître indéfiniment. La réalité, c'est qu'avec les économies d'énergies que nous allons générer en rénovant les logements, on a une courbe de consommation à peu près plate. Il faut donc investir sur les économies d'énergie. Dans notre pays, le bâtiment représente 40% des consommations d'énergie.

Le parc de voitures électriques ne va-t-il pas susciter une nouvelle demande ?

Oui, mais une fois que vous économisez et que vous déployez des énergies renouvelables qui sont aujourd'hui deux fois moins chères que le nucléaire de type EPR, on peut commencer à fermer des réacteurs nucléaires et à changer de mix énergétique.

Est-ce que le gaz ne sera pas une solution intermédiaire dans l'avenir ?

Le gaz est une énergie de transition, beaucoup moins carbonée. Une centrale au gaz, vous l'allumez, elle démarre très vite. On les maintient pour éviter les ruptures. Mais il faut lire les scénarios de l'Ademe, qui dit qu'on peut atteindre le 100% renouvelables. Je ne dis pas qu'on peut sortir du nucléaire demain quand on a 70% d'électricité qui vient du nucléaire. On mettra 15 à 20 ans à en sortir. Regardez EDF, c'est 40 milliards de capitalisation et autant de dette, un mur d'investissements dans le nucléaire de 100 milliards. Je préfère la stratégie de l'électricien italien Enel. Leur capitalisation boursière augmente, quand celle d'EDF chute. Ils ont des capacités d'investissements sur les énergies renouvelables, recrutent alors que l'électricien français est en très grande difficulté.

L'EPR de Flamanville qui devait coûter 3,3 milliards d'euros pour une mise en route en 2012 va connaître, selon Cour des comptes, 17 milliards de surcoûts. C'est un fiasco absolu. Le budget de l'enseignement supérieur pour un réacteur de vieille conception déjà mis à l'arrêt en Chine.


La crise du Covid a mis en avant les enjeux de souveraineté. Quelle est votre position sur cette question ?

La souveraineté de la France et de l'Europe est au cœur de mon projet. On ne peut pas être aussi dépendant stratégiquement d'un pays comme la Chine, dont on sait que c'est la pire dictature au monde aujourd'hui. Pour le numérique, on prend Nokia et Ericsson et on en fait le champion européen des infrastructures numériques. Pour l'alimentation, on sort de l'élevage industriel et du soja importé qui détruit l'Amazonie et on produit des protéines en Europe. Sur l'énergie, les objectifs sont fixés par l'Europe. La commission disait, avec le parlement européen, qu'il fallait fixer un objectif de 40% de réduction de nos consommations d'énergie. Le Conseil a dit non et est passé à 32% On a renforcé nos objectifs climatiques et on va repasser à 40%. La différence, entre 40 et 32%, c'est l'approvisionnement russe. Si on passe à 40% en 2030, on n'a plus besoin du gaz russe.

Comment reconstruire une industrie française d'un point de vue écologique ?

J'ai visité il y a quelques semaines l'entreprise de silicium Ferropem, en difficulté pour des erreurs de gestion. Ils ferment deux usines, une en Isère, une en Savoie. Des usines qui produisent le cœur de l'industrie automobile du futur, du photovoltaïque, des aciers à haute performance et du silicone pour la santé. Une industrie indispensable. On est en train de fermer ces usines et on va importer le silicium de Xinjiang, là où les Ouïghours travaillent en esclavage ! Je suis par ailleurs rapporteur pour le Parlement européen du projet d'ajustement carbone aux frontières. Cela consiste à intégrer dans les coûts la lutte contre le réchauffement climatique. C'est un formidable outil qui va permettre de faire revenir des industries en Europe.

Le dilemme de la transition écologique, c'est que si on va trop vite, on fragilise certaines industries au détriment des emplois et il y a aussi un risque social pour compenser pour les plus modestes la hausse de la taxe carbone. Ne craignez-vous pas de devoir affronter des gilets jaunes puissance N ?

J'ai toujours considéré que la fiscalité carbone pour les familles les plus fragiles devait être compensée euro par euro. C'est comme ça que dans les pays du Nord où la fiscalité carbone est beaucoup plus élevée que chez nous, sans qu'il y ait eu de gilets jaunes. Hollande, comme Macron, ont voulu faire du rendement fiscal. Ils n'ont pas réalloué cette fiscalité aux plus durement impactés. Prenez le coût des véhicules électriques. On va arriver à la parité thermique électrique entre 2024 et 2026, selon les modèles.

Le mix énergétique qu'on défend, ce n'est pas uniquement l'éolien. Je suis un démocrate, tous ces projets doivent être construits dans la concertation, l'écoute des uns et des autres. Avec un avantage, le pétrole on ne sait pas où il est produit. L'avantage de l'éolien et du photovoltaïque, la réalité de ce dont on a besoin, on en assume la visibilité et les désavantages. L'uranium extrait au Niger, les dégâts du pétrole, personne ne les regarde. Il faut de l'éolien, du photovoltaïque, de l'hydraulique, des énergies marines, de la biomasse pour avoir un mix énergétique très solide pour répondre à une demande diminuée, grâce aux économies d'énergie.

Quelle est votre position par rapport à la politique minière de la France ?


Il faut qu'on se batte au niveau européen pour avoir une stratégie sur ces minerais. On a abandonné la production des terres rares aux chinois. Ils les ont bradé pendant des années. Quand ils ont eu le monopole, ils ont remonté les prix. Il y a un enjeu de politique industrielle et de souveraineté de remettre des industries sur nos territoires, de créer des emplois qualifiés. Nous pourrons ainsi financer des services publics de qualité, de la culture et d'avoir une démocratie.

Bruno Le Maire appelle les entreprises à augmenter les bas salaires. Il a raison de mettre la pression ?

Quand on donne beaucoup d'argent aux entreprises, on peut avoir des exigences. Pourquoi on n'exige pas des résultats en matière de négociation des conventions collectives en échange des aides? Nous les imposerons.

Est-ce que la France est encore gouvernable ?

Si on remet de la démocratie partout, oui. Pas si les Français continuent à se sentir expropriés de leur destin, ne savent plus où ça se décide, au niveau local, européen, mondial. Il y a une perte totale de sens et de visibilité de l'action et de la puissance publique. On est dans un monde très compliqué.

L'option Macron, c'est de concentrer tous les pouvoirs et dire qu'une fois élu, on se revoit dans 5 ans. Cela crée de la défiance. Il faut remettre de la démocratie partout. Tenir ses engagements de campagne. Faire des référendums d'initiative locale. La convention citoyenne pour le climat, c'était une bonne idée, mais il aurait fallu ne pas en mépriser les résultats.

Dans les entreprises d'une certaine taille, il faut imposer 50% de salariés dans les conseils d'administration, comme en Allemagne. Cela permet de réfléchir à des stratégies de plus long terme que les actionnaires. Je suis pour le chèque syndical. Pour renforcer la représentativité des syndicats. Il faut aussi qu'on renforce les associations. Il y a 13 millions de bénévoles dans notre pays. Tout cela fait société. Il faut enfin une démocratie représentative avec des élus qui tiennent leurs engagements. La réforme de la décentralisation faite par Hollande est catastrophique. A Reims, vous êtes dans la même région que ceux qui habitent à Strasbourg. C'est délirant. Plus personne ne comprend rien.

Il faut une nouvelle décentralisation ?

Bien sûr. Nos sociétés se reconstruiront notamment par les territoires. Il faut que les Français retrouvent confiance en eux, et en la société là où ils habitent. C'est pourquoi la question de la mobilité est si importante. Comment on se déplace, où on habite par rapport au travail, aux commerces, au sport, dans quelles conditions, qu'est ce qu'on mange, est-ce qu'on mange local ou des produits issus de l'autre côté du monde, comment on se cultive, comment on s'éduque ? Si on refait cela à l'échelle des territoires, on a confiance en soi et l'autre n'est plus une menace, mais un enrichissement.

Avec François Mitterrand, en mai 1981 il y avait une promesse de changement, et en 1983 est arrivé le mur des réalités. L'écologie ne risque-t-elle pas de connaître le même destin, avec le risque de se retrouver confrontée au mur des réalités économiques ?

Je pense que ce sont celles et ceux qui gouvernent aujourd'hui qui n'ont pas vu le mur des réalités. Nous approchons de points de rupture majeurs sur le climat, en Amazonie, dans le Gulf stream, dans les pôles. Un tiers des espèces d'arbres vont disparaître. Le satu quo c'est le chaos. La seule option réaliste aujourd'hui, ce sont les écologistes. On est dans un moment particulier. Avec à la fois une inquiétude très forte de nos concitoyens sur le fait que nos enfants vivront moins bien que nous. Ce qui tient une société dans sa démocratie et sa cohésion, c'est l'idée que demain sera mieux, que nos enfants vivront mieux. Quand on commence à se défier de l'avenir, on a les passions tristes qui arrivent.

On est dans un moment de crise de l'avenir, où on n'a jamais eu autant les moyens de choisir la société dans laquelle on veut vivre, car la science est là.



Vous croyez que le progrès peut encore sauver la planète ?

Oui, même si on ne peut pas fonder notre avenir sur des technologies incertaines car ce serait s'aliéner notre responsabilité d'humanité. Je crois aussi à la créativité sociale, culturelle et démocratique. On est à un moment passionnant de notre société. Il y a beaucoup de colère, d'angoisse, de peur. Certains ont choisi de transformer ces angoisses, de les manipuler en panique identitaire, parlent de « grand remplacement ». Mais sur le terrain, je vois des femmes et des hommes dans les entreprises, les associations, les fermes, qui prennent en main notre avenir collectif, qui expérimentent, agissent. Notre rôle d'écologiste, ce n'est pas d'inventer la société de demain, mais de faire en sorte que tout ce qui va bien dans nos sociétés devienne le cœur des politiques publiques. De s'inspirer de la société. Si on arrive à faire ça, notre pays retrouvera la fierté de lui même.

16 mn

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Commentaires 30
à écrit le 29/09/2021 à 18:38
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Attention turbulences en vue - danger à venir avec les verts - c'est mettre au pouvoir l’extrême gauche. Ils n'ont rien d'un parti politique écologique. Comme je l'avais déjà écrit dés son élection: Macron appliquera une Dictature Démocratique et arr...

à écrit le 29/09/2021 à 15:00
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La France ne représente que 2% de la pollution mondiale. La pollution est à l'est et l'écologie forcenée à l'ouest. Cherchez l'erreur.

à écrit le 29/09/2021 à 10:13
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Bref! Élue candidat pour sa bonne mine, mais pas encore pour "son" programme qu'il a commandé a Bruxelles!

à écrit le 29/09/2021 à 8:39
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deux question sous silence voir tres bien occulte par les medias a savoir le cout reel voir le report sur les impots et le cas des pertes d'emploi que cela vas generer il faut deja mettre a l'actif des vert environ cent mille emploi perdu a cause ...

à écrit le 28/09/2021 à 23:22
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Et si on ne parlait que de ceux qui ont une chance raisonnable de l'emporter. Les écolos, divisés, vont faire 5% et peut-être moins, ce qui les mettait financièrement dans le rouge vif..

le 29/09/2021 à 8:25
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c est quand meme dommage que ca ne soit pas Rousseau qui ait gagné. On aurait bien rit avec son extremiste feministe/raciste. et elle aurait fait 3 % de quoi remettre EELV a sa juste place : celle d un parti extremiste gauchiste comme feu la LCR

à écrit le 28/09/2021 à 19:46
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Bref! Toucher aux conséquences sans perturber les causes, c'est un impératif pour l'économie libérale!

à écrit le 28/09/2021 à 18:14
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Et les gaucho-écolos opposés à l'immigration, qui les représentent ? ils votent pour qui ?

à écrit le 10/09/2021 à 14:47
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Le principal gaz à effet de serre c'est la vapeur d'eau , c'est à dire EDF :avec une production de 380 TWH électrique chaque année et un rendement optimum (sic) de 30 % ,cela fait 1.266 twh d'eau chaude relâchée dans l'atmosphère ..chaque année , le ...

le 29/09/2021 à 18:38
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Vous n'avez vraiment rien compris à la problématique. La vapeur d'eau dégagée ne modifie pas le bilan global contrairement aux énergies fossiles pour le CO2.

à écrit le 09/09/2021 à 16:11
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En parlant de fiscalité : Le fisc n'aurait pas pu traiter plusieurs centaines de milliers de déclarations de revenus cet été, rapporte ce jeudi 9 septembre RMC. La raison ? Un "bug" informatique qui a touché le logiciel EDI utilisé par de nombreux...

à écrit le 08/09/2021 à 17:12
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Tout a fait compatible avec la politique de Bruxelles, il en obtiendra l'aval pour un poste rémunérateur!

à écrit le 08/09/2021 à 16:43
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En parlant de famille : Le sésame permettant d’aller au cinéma, au restaurant ou de prendre le train, avait été annoncé obligatoire pour les 12-17 ans à partir du 30 septembre. Pour laisser le temps aux plus jeunes adolescents de se faire vacciner...

le 28/09/2021 à 21:26
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Et allez. Encore un copié -collé antipass sans lien avec l'article...

à écrit le 08/09/2021 à 16:39
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Pas de chance pour lui le principal gaz à effet de serre c'est la vapeur d'eau (60% des effets source GIEC) : Des millions d’espèces vont disparaitre, effectivement mais c’est ce qu’on appelle l’évolution : des espèces disparaissent quand d’autres ...

le 09/09/2021 à 9:38
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"Seule une partie très infime de la vapeur d'eau atmosphérique est due aux activités humaines. L'essentielle de la vapeur d'eau est donc responsable de l'effet de serre naturel, sans lequel la planète Terre aurait une température moyenne de -18°C. E...

à écrit le 08/09/2021 à 13:02
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Europe écologie lève ton verre ! A la décadence... Vive la fin !

le 08/09/2021 à 18:58
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En tant que membre d'Europe Œnologie les Verres, je veux bien lever mon verre.

à écrit le 08/09/2021 à 11:41
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Les talibans viennent de prendre le pouvoir en Afghanistan! Au secours les verts arrivent...............

à écrit le 08/09/2021 à 10:13
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Macron est bien plus crédible en écologiste que Jadot, si c'est lui qui gagne les primaires vertes autant dire que les verts n'auront rien à proposer pour 2022 et rien c'est bien le mot.

le 09/09/2021 à 13:47
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Je ne vois aucun politicien que ce soit Macron ou un écologiste qui préconise de réduire le nombre de la seule espèce animal en surnombre qui détruit la planète. Certe cela nécessite une politique sur 40 ans. Désolé mais les écolos comme Macron sont ...

le 09/09/2021 à 22:08
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pour suivre aaa "Des arbres massacrés. Des maisons surgissent. Des gueules, des gueules partout. L'homme s'étend. L'homme est le cancer de la terre." CIORAN

le 28/09/2021 à 18:57
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"Macron est bien plus crédible en écologiste que Jadot" ... sérieusement ?

le 29/09/2021 à 10:34
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Entre l'écocide de la pertinente Brune Poirsson qui a du dégager parce que gênante de ce fait pour ceux qui détruisent le monde en ronflant, et cette loi qui va permettre imposer aux entreprises polluantes de générer des projets écolos, oui. Il l'est...

à écrit le 08/09/2021 à 9:43
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Traduisons les propos de ce militant de GreenPeace défroqué : L'artificialisation des terres, la destruction des paysages, la déconstruction de l'identité française, la casse des services publics qui fonctionnent au profit du privé plus cher, la l...

à écrit le 08/09/2021 à 9:32
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Yannick Jadot est le Bernard Madoff de l’écologie, il a monté la plus grosse escroquerie du siècle, aujourd’hui il ne sait pas comment dire la vérité sans créer dans son parti « l’apocalypse » qui a fait de lui un héros ! Les prévisions apocalyptiqu...

à écrit le 08/09/2021 à 8:59
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Il y a des mesures simples comme le retour des emballages des contenants liquides à mettre en place dans la grande distribution, tout le monde se peint en vert, mais rien ne se fait alors que des machines de reprise de bouteilles verre et plastique e...

le 08/09/2021 à 16:24
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Les municipalités ne sont pas très chaudes, ça leur rapporte, semble-t-il, la collecte sélective, dite tri. Mais a aussi un coût (payé par les pollueurs citoyens qui ne font qu'acheter des trucs à consommer, affreux qu'ils sont). Le verre est écolo,...

à écrit le 08/09/2021 à 8:43
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Visiblement "l'effort" se portera, comme d'habitude, sur la gestion des "conséquences" sans planification au lieu de travailler sur les "causes" du problème!

le 08/09/2021 à 9:30
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C'est un peu tard pour travailler sur les "causes", en effet travailler sur les "conséquences" est bien la seule option.

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