VIDÉO. Yannick Jadot : « je crois que les écologistes ont une occasion historique de l'emporter »
Propos recueillis par Philippe Mabille et Marc Endeweld
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C'est la deuxième fois que vous vous présentez à la présidentielle. En 2017, vous aviez pourtant rejoint avant le premier tour le socialiste Benoît Hamon. Cette candidature d'union n'a recueilli que 6,35%. Cette fois-ci, vous dites que vous irez jusqu'au bout, que vous y allez pour gagner ?
Je crois que les écologistes ont une occasion historique de l'emporter. C'est à la fois une obligation et une exigence. Le climat est devenu un impératif absolu. Quand ce ne sont pas les écologistes qui dirigent, on prend un retard dramatique. On le voit avec l'effondrement de la biodiversité.
Nous portons un projet politique mais aussi une nouvelle promesse économique. De nombreuses entreprises sont en train de prendre le tournant de la sobriété dans le domaine de l'énergie et des matières premières. Les nouvelles protections sociales sont aussi des protections environnementales. La pandémie en est l'illustration avec, au départ, une crise de la déforestation. Les facteurs de la comorbidité face au Covid sont aussi sociaux et environnementaux, comme la pollution de l'air. Je porte enfin une promesse démocratique et républicaine, un grand projet pour convaincre 2022.
Vous avez fait le deuil de l'Union de la gauche?
Ma conviction, c'est que seul le projet écologiste aujourd'hui emmène la France vers un avenir plus serein, plus bienveillant. C'est un projet partagé. Se réconcilier avec l'écologie, c'est se réconcilier avec la nature. Le chaos climatique, l'effondrement de la biodiversité sont des éléments de rupture de solidarité, y compris de démocratie. Le projet écologique est celui autour duquel les progressistes, les humanistes, doivent se rassembler. J'ai réuni les principaux responsables politiques de la gauche et des écologistes, non pas pour diluer le projet écologiste dans d'autres logiciels politiques, qui ne mettent pas, selon moi, suffisamment l'écologie au cœur de l'Etat et de la société, mais pour rassembler autour de l'écologie, pour éviter que le débat ne soit confisqué par l'extrême droite ou la politique du gouvernement.
Propos recueillis par Philippe Mabille et Marc Endeweld
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