Économies budgétaires de l'Assurance maladie : les conflits sociaux se multiplient

Fanny Guinochet
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(Photo d'illustration.)
Hans Lucas via Reuters Connect

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Malgré la canicule, ils ont tenu à battre le pavé. En grève contre les économies que souhaite leur imposer l'Assurance maladie, les pharmaciens ont exprimé leur colère ce mardi 1er juillet. Ils ne sont pas les seuls. À leurs côtés, kinésithérapeutes, infirmiers, médecins, dentistes, sages-femmes, orthophonistes se sont aussi mobilisés pour protester contre « le blocage » de la revalorisation de leurs tarifs.
Pour tous ces professionnels, ce gouvernement brade la santé des Français.
Face au dérapage budgétaire de l'Assurance maladie, ils n'entendent pas payer le prix fort, ni être la variable d'ajustement. C'est le message lancé au gouvernement par le collectif #SoignantsTrahis, lancé par 13 organisations syndicales, à l'origine du rassemblement qui se tenait à Paris aujourd'hui.
La cause de la grogne ? Le plan d'économies du gouvernement qui prévoit notamment de reporter au 1er janvier 2026 les hausses de tarifs pour certains spécialistes initialement prévues au 1er juillet 2025. L'intersyndicale y voit « un mépris ouvert du système conventionnel et des accords signés ». Les soignants libéraux rappellent que ces mesures sont prises en réponse à une situation économique dont ils ne sont pas responsables.
Le secteur du médicament est lui aussi très remonté contre l'exécutif. Et pour cause, alors que le gouvernement prévoit de réduire les dépenses de santé de 1,7 milliard d'euros en 2025, près de 500 millions visent le médicament. Les Entreprises du médicament (Leem), le syndicat patronal de la filière, alerte sur les baisses de remboursement en vue : de telles coupes auront forcément des répercussions sur les investissements, l'emploi et donc sur la santé des patients.
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Pour les pharmaciens, ces baisses sont aussi un coup dur car : le projet gouvernemental envisage en effet de revoir le plafond de remises commerciales (à un taux compris entre 20 % et 25 %) consenties par les fabricants aux pharmacies sur les médicaments génériques. Actuellement, ces remises sont plafonnées à 40 % maximum du prix du générique. Ce qui reviendrait donc à réduire de moitié le plafond de la rémunération des pharmaciens sur les génériques.
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Fanny Guinochet