Le Club de l'éco passe au crible le plus gros chantier autoroutier français
Rémy Martino
Rémy Martino
Quel développement territorial autour du plus grand chantier autoroutier de France ? Objectif Languedoc-Roussillon a organisé jeudi 18 juin un débat au sujet du doublement de l'A9 entre Saint-Geniès-des-Mourgues (34) et Fabrègues (34), au domaine de Verchant à Montpellier.
Salvador Nunez, directeur des opérations chez Vinci Autoroute, replace dans leur contexte des travaux qui vont durer jusqu'à fin 2017 :
Avec une moyenne annuelle de 100 000 véhicules par jour (130 000 en période estivale, 170 000 durant les week-end de pointe), la problématique du trafic a été ciblée dès les années 90. A l'époque, la décision a été prise de passer l'autoroute en 2x3 voies, mais le dispositif n'a pas suffi.
L'État a donc chargé les Autoroutes du Sud de la France (ASF, filiale de Vinci Autoroute) de solutionner le problème par la construction d'un dédoublement de la voie : en 2017, l'autoroute actuelle assurera la fonction de rocade sud de Montpellier alors que le tronçon en cours de construction (13 km) sera utilisé pour le trafic ne desservant pas l'agglomération montpelliéraine. Une réalisation d'un coût de 780 M€, financée sur fonds privés.
Les accidents réguliers, notamment aux entrées et sorties de ville, ont également pour conséquence des congestions sur plusieurs kilomètres, paralysant la circulation. Cette gêne pour circuler sur l'autoroute et sur les axes annexes sont l'une des principales difficultés soumise au monde économique.
Jean-Pierre Girard, président de Translog Sud de France, représentait la filière logistique à l'occasion du débat. Alors que 20 % des véhicules qui transitent sur le tronçon de l'A9 sont aujourd'hui des poids lourds, ce dernier avoue que la situation actuelle est difficilement tenable d'un point de vue économique.
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Évoquant la démarche Smart City, Jean-Pierre Girard envisage notamment l'utilisation de véhicules verts, ou l'utilisation de la ligne TER de Baillargues, dans un schéma d'organisation où les camions ne rentreront plus en ville. Il indique qu'un travail est en cours, entre autres avec la Métropole et les entreprises concernées, pour mener une réflexion sur l'alimentation de la ville via 2 ou 3 bases logistiques en périphérie.
Le maire de Baillargues, Jean-Luc Meissonier, est sur une logique du même ordre, axée sur la multimodalité :
La question de l'emploi local a également été évoquée par les partenaires du projet, très en amont du lancement des travaux, comme l'a rappelé Jean-Paul Aygalent responsable de l'unité territoriale de l'Hérault à la Dirrecte.
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Environ 800 personnes recrutés localement par le biais de Pôle emploi travaillent actuellement sur le chantier de l'autoroute A9. Un chiffre à multiplier par environ 1,5, en prenant en compte les emplois indirects, selon Salvador Nunez. Le pic d'emplois est prévu pour l'automne 2015, trimestre durant lequel environ 1 500 personnes travailleront sur le chantier dans une optique d'insertion professionnelle.
Retrouvez prochainement sur notre site le compte-rendu en vidéo de ce nouveau Club de l'éco.
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