Régie de l'eau : la Métropole de Montpellier investira 9 M€ dès 2016
Anthony Rey
Anthony Rey
Mercredi 6 janvier, Montpellier Méditerranée Métropole (M3M) a présenté, à l'usine de potabilisation François Arago de Montpellier, les grands axes du service public de l'eau qu'elle assure en direct depuis la mise en route officielle, le 1er janvier, d'une régie publique de l'eau. Ce lancement concrétise une promesse de campagne de l'actuel maire et président de M3M Philippe Saurel, formulée avec d'autres maires en amont des élections municipales de mars 2014.
Après la fin de la délégation de service public accordée à Veolia Eau jusqu'en 2013, et le renouvellement du contrat d'un an en 2014, la mise en route de cette régie publique concerne d'abord 13 communes (337 000 habitants) sur 31 au sein de la Métropole. Deux syndicats d'alimentation en eau conservent jusqu'en 2021 leur propre délégation sur les 18 autres communes, qui devront alors décider pour quel régime elles opteront à cette date.
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Une première annonce politique, visible sur de nombreuses affiches placardées dans les communes de M3M, suit immédiatement cette création : le prix moyen de la facture d'eau va baisser de 10 %, le prix du mètre cube passant de 1,29 à 1,15 €. Le prix de l'assainissement va aussi baisser, de 1,42 à 1,29 € (ce dernier tarif s'appliquant d'emblée aux 31 communes de la Métropole).
Sur le seul volet de la rénovation des réseaux, M3M revendique un rendement de 80 % (contre un taux de fuite de 20 %) et affiche son ambition d'atteindre 85 % d'ici 2020.
La nouvelle régie de l'eau emploie actuellement 86 agents, dont 56 sont issus de Veolia Eau.
Anthony Rey