Gare TGV de Manduel : la Région doute du montage financier
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Au terme des huit mois de concertation nécessaires aux états généraux du rail et de l'intermodalité, dont le Conseil régional a livré les conclusions le 14 décembre, la question des gares nouvelles prévues dans le cadre du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM) demeure, et de loin, l'une des plus problématiques - surtout aux yeux de la Région. D'un côté, la présidente Carole Delga a rappelé qu'elle gelait sa part du financement de la gare de la Mogère (32 M€ sur 135 M€), à Montpellier, tant que la SNCF ne revoit pas le cadencement de TGV annoncé, mais de l'autre, la gare de Manduel lui pose tout autant problème.
Lors d'un débat organisé par le Club de la presse du Gard, le 15 décembre à Nîmes, Jean-Luc Gibelin, le vice-président délégué aux transports de la Région, a rappelé que celle-ci n'a pas remis en cause son co-financement de la gare de Manduel, mais qu'elle doute du projet en l'état. "Il n'y a aucune urgence à construire une gare qui n'est pas interconnectée au reste du réseau, insiste-t-il. La Région est désormais en charge de l'intermodalité, et il y a encore du travail à faire pour Manduel sur ce point."
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Les échanges ont grippé notamment sur la réalité du financement annoncé lors de la convention signée en 2012 : sur un coût total de 95 M€, le montage prévoit 31,7 M€ à la charge de SNCF Réseau, 31,7 M€ également pour l'État, 22,6 M€ pour la Région, 8,03 M€ pour Nîmes Métropole Agglomération, et 1 M€ pour Montpellier Méditerranée Métropole. Or Jean-Luc Gibelin parle ici d'un chiffrage imprécis.