La Région conteste le projet de GIE unissant les ports de Méditerranée
Anthony Rey

Carole Delga, lors des vœux adressés à la presse
Région Occitanie
Anthony Rey

Carole Delga, lors des vœux adressés à la presse
Région Occitanie
Lors du Comité interministériel de la mer tenu le 15 novembre 2018, le Premier ministre Édouard Philippe a dévoilé la nouvelle stratégie portuaire de l'État, qui consiste à fusionner la gouvernance de plusieurs ports au sein d'un groupement d'intérêt économique (GIE) unique dans trois zones : la vallée de la Seine, la façade atlantique, et la Méditerranée. La ministre des Transports, Élisabeth Borne, a été chargée de créer le dispositif, qui sera officiellement présenté à la mi-2019.
Pour la Méditerranée, il s'agit donc de créer un GIE réunissant les ports de Marseille, Nice, Port-la-Nouvelle, Port-Vendres, Sète et Toulon. Lors de ses vœux à la presse, présentés le 15 janvier, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, s'est opposée à ce projet - alors que la Région a elle-même son propre projet de gouvernance commune aux ports d'Occitanie.
Pour mémoire, sur le seul port de Sète - dont la Région a récupéré la concession en 2007 -, les investissements publics/privés réalisés depuis 2008 se montent à 285 M€, avec 130 M€ supplémentaires programmés d'ici 2020.
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L'économie littorale a tenu une part importante de ces vœux, avec un nouveau point fait sur le dossier de l'éolien offshore, au menu des discussions entre Emmanuel Macron et Carole Delga, lors d'un entretien tenu à l'Élysée le 11 janvier. Le gouvernement a en effet annoncé, le 27 novembre 2018, les grandes lignes de la programmation pluriannuelle de l'énergie, où une seule ferme commerciale d'éoliennes flottantes sera réalisée en Méditerranée - alors que l'Occitanie compte à ce jour deux sites expérimentaux, à Gruissan (11) et Leucate (11), et la Région PACA un troisième à Faraman (13).
Anthony Rey