FRTP Occitanie : "Notre cible, c’est le bloc communal"

Les travaux publics seront un enjeu majeur pour les municipales.
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Les travaux publics seront un enjeu majeur pour les municipales.
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Les élections municipales sont de toutes les discussions chez les acteurs des travaux publics. A cinq mois précisément de l'échéance électorale, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) Occitanie pose les bases du débat et s'apprête à jouer les aiguillons auprès des élus en rappelant les enjeux des investissements en travaux publics pour les territoires. Et pour leur profession.
Dans une conférence de presse le 15 octobre, Olivier Giorgiucci, le président de la FRTP Occitanie (26 000 salariés en Occitanie, 3,9 Mds € de chiffre d'affaires pour 2 000 entreprises) dresse un tableau inquiet.
L'Occitanie compte 4 190 communes de moins de 3 500 habitants. Selon la FRTP, à elles seules, elles réalisent la moitié des travaux publics de l'ensemble des communes, soit « presque autant que les Départements et près de six fois plus que la Région ».
Ce qui fait dire à Olivier Giorgiucci que « pour nous, chacun des maires, de chaque ville ou village, est important », au regard du patrimoine conséquent d'infrastructures et de réseaux que gère cet échelon territorial.
Ainsi, les communes d'Occitanie gèrent-elles 92 000 km de voirie, soit les deux tiers de l'ensemble des routes de la région. De leur côté, les intercommunalités d'Occitanie ont la charge des réseaux d'eau potable et d'assainissement, qui représentent plus de 100 000 km chacun et 3 000 stations d'épuration. A ce patrimoine communal et intercommunal, s'ajoutent l'éclairage public, des aménagements et des ouvrages divers, des équipements touristiques et de loisirs, des réseaux de transport et d'énergie, des zones d'activité, etc.
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Et le président de la FRTP Occitanie d'affirmer que « le mandat municipal qui s'achève a été marqué par une baisse historique de l'entretien et de l'investissement dans les travaux publics ». Selon lui, les comparaisons réalisées sur les dépenses en travaux publics du bloc communal en Occitanie entre le mandat municipal en cours (de 2014 à 2018) et le précédent (de 2008 à 2012) révèlent une baisse de 1 Md €, soit un recul de 17 %.
Malgré un regain d'activité depuis un an et demi, le secteur n'a pas retrouvé le niveau attendu et s'interroge sur la nature, conjoncturelle (du fait des élections à venir) ou structurelle, des investissements réalisés.
Le président de la FRTP pointe la fracture territoriale et numérique mise en lumière par la crise des Gilets jaunes, et affirme que se contenter d'un modèle qui accompagnerait la croissance des métropoles en pensant que celles des autres territoires suivra est « irréaliste et dangereux ».
Autre enjeu majeur : la transition climatique et environnementale dans une région très exposée à des épisodes météorologiques violents.
« Municipales 2020 : coup de frein ou relance de l'investissement ? ». Tel sera le sujet des Assises régionales des travaux publics qui se tiendront le 24 octobre au Cap d'Agde.
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