« Nous envisageons toute solution diplomatique permettant de mettre fin au conflit. » C'est dans un esprit d'ouverture que le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu au forum économique de Davos, vingt-quatre heures après le discours inaugural de Donald Trump qui ambitionne de trouver un accord de paix dans les plus brefs délais.
Le président ukrainien ne cache pas son inquiétude face à cette administration américaine qui veut suspendre au plus vite son soutien financier à l'Ukraine. « Le problème est de savoir à quoi va ressembler cet accord de paix. Si l'Ukraine obtient des garanties de sécurité empêchant la Russie de l'envahir à nouveau, ce sera une paix juste et durable pour l'Ukraine, l'Europe et le monde entier. Si ces garanties sont incertaines, si ce ne sont que des paroles en l'air — et je crains que les Russes ne lancent que des paroles en l'air —, il y aura de nouveau la guerre », a-t-il lancé après une arrivée sous les ovations.
Vladimir Poutine dispose d'un contingent de 600 000 soldats, a-t-il rappelé. Il augmente sa production d'armes de manière exponentielle. Il dispose de trente usines de production, là où l'Europe dans son ensemble n'en compte que quarante-cinq. « Il construit deux fois plus d'armes que les Européens. C'est un fait », a-t-il indiqué. Tout cela lui permettra à terme d'occuper les anciennes républiques de l'URSS, puis des pays de l'Union européenne et de l'Otan. Il va lancer des ultimatums, et pousser certains pays à quitter l'Otan, notamment la Finlande et la Suède, a-t-il fait valoir. « Il va tous nous faire vivre dans le monde qu'il a imaginé dans sa tête. »