Après la flambée des prix, vers un reflux de l'inflation aux Etats-Unis ?
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La Réserve fédérale à Washington.
Reuters
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La Réserve fédérale à Washington.
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Est-ce l'hirondelle qui annonce le printemps? Au mois d'avril, l'indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis a augmenté de 0,3% par rapport à mars où il s'était affiché en hausse de 1,2% par rapport à février. C'est la plus faible progression depuis huit mois. Sur un an, le taux atteint 8,3% en avril, évoluant moins vite qu'en mars, qui enregistrait un taux de 8,5%, selon les données du Bureau du Travail américain. L'inflation reste néanmoins à son plus haut niveau depuis 40 ans.
Ce ralentissement - qui n'est pas une baisse stricto sensu - est principalement dû au reflux des prix de l'essence qui ont baissé de 6,1% par rapport à mars. Toutefois, sur un an, ces derniers affichent une hausse de 43,6%. Par ailleurs, si l'on retire les augmentations des prix de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation dite sous-jacente progresse de 0,6% un rythme qui a doublé par rapport au 0,3% enregistré en mars. Comme l'inflation générale, l'inflation sous-jacente ralentit sur un an, à 6,2% contre 6,5% en mars.
La tendance a été soutenue par une spectaculaire envolée des prix des billets d'avion, qui ont bondi de 18,6% sur un mois, et de 33,3% sur un an. De même sur un an, les prix des véhicules d'occasion progressent de 22,7% et ceux des hôtels de 19,7%.
Cette évolution des prix selon les différents produits est devenue un casse-tête pour les banques centrales qui doivent à la fois maîtriser l'inflation sans déprimer l'activité économique et alimenter la grogne sociale. Car l'inflation a des conséquences négatives, par exemple sur les salaires. Ainsi, même si le taux horaire aux Etats-Unis a progressé de 5,5% sur un an contre 5,6% en mars, le taux de l'inflation étant supérieur à celui-ci depuis 13 mois, non seulement elle annule la croissance du salaire horaire, mais grignote aussi le pouvoir d'achat des ménages américain.
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C'est ce qui préoccupe notamment le président américain Joe Biden qui, dans un communiqué publié mercredi, a rappelé que "réduire l'inflation était sa principale priorité économique", tout en concédant qu'il comptait sur la Réserve fédérale pour enrayer la hausse des prix. La Fed a resserré progressivement sa politique monétaire depuis le début de l'année, sous la forme d'une réduction de son programme d'achats d'actifs et une première hausse des taux en mars. Au début du mois, elle les a à nouveau augmenté de 5 points de pourcentage.
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