Au Guyana, les bruits de bottes s’éloignent
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© Leonardo Fernandez Viloria/REUTERS
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Le conflit régional est écarté en Amérique du Sud. Les avions de chasse américains ne vont pas décoller et le navire de guerre britannique va rester aux larges des côtes guyanaises. En décembre, face à la menace du Venezuela d'envoyer ses troupes envahir le Guyana, Washington et Londres avaient déployé des forces militaires pour tenter de dissuader Caracas. Mais après plusieurs semaines de tensions, les diplomates du Venezuela et du Guyana ont enfin entamé des discussions mardi, grâce à la médiation du Brésil. Jeudi, à l'issue de la rencontre à Brasília, le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Yvan Gil, a assuré qu'ils étaient « d'accord sur la nécessité de poursuivre [les discussions] en utilisant les canaux diplomatiques ». Son homologue guyanais, Hugh Todd, s'est montré optimiste, promettant de « réelles avancées » lors de la prochaine réunion.
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Depuis son accession à l'indépendance en mai 1966, l'ancienne colonie britannique du Guyana voit ses frontières contestées par Caracas, qui revendique la région d'Essequibo, située à l'ouest du fleuve du même nom. Ce territoire, où vit 20 % de la population, représente deux tiers du pays, qui compte 816 000 habitants. Après avoir organisé un référendum le 3 décembre pour consulter les Vénézuéliens sur l'avenir de cette région, Nicolás Maduro, le président du Venezuela, avait massé des troupes au nord du Guyana.
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