Aux Etats-Unis, les créations d'emplois chutent en octobre
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110.000 créations d'emplois étaient attendues selon le consensus de Market Watch.
JORDAN VONDERHAAR
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110.000 créations d'emplois étaient attendues selon le consensus de Market Watch.
JORDAN VONDERHAAR
Seulement 12.000 emplois créés aux Etats-Unis en octobre. C'est le score le plus faible pour le pays depuis 2020. C'est ce qu'a annoncé, ce vendredi, le département du Travail. Un chiffre bien moins élevé que ce qui était attendu, à savoir 110.000 selon le consensus de Market Watch.
En comparaison, les créations d'emplois d'août et septembre s'élevaient respectivement à 78.000 et 223.000, des chiffres néanmoins revus à la baisse par rapport à ceux précédemment annoncés.
Comment expliquer un tel résultat en octobre ? « Il est probable que les estimations de l'emploi salarié dans certains secteurs aient été perturbées par les ouragans », avance le ministère dans son communiqué. Ces chiffres sont, en effet, issus de deux enquêtes, réalisées auprès de ménages et d'entreprises et administrations, dont le déroulement a sans doute été affecté par les importants dégâts causés par les ouragans Hélène et Milton. Ces derniers, qui ont touché le sud-est des Etats-Unis fin septembre et début octobre, ont provoqué d'importants dégâts et causé au total plus de 200 décès, mettant à l'arrêt une partie de l'activité dans les régions touchées.
En outre, souligne le département du Travail, « l'emploi a diminué dans le secteur manufacturier en raison des grèves », notamment celle qui touche l'avionneur Boeing depuis le 13 septembre. Cette dernière pourrait toutefois s'achever la semaine prochaine, les 33.000 salariés en grève devant voter lundi, a priori en faveur de la nouvelle offre améliorée proposée par la direction. Grévistes, mais aussi personnes au chômage technique, sont comptabilisées aux États-Unis comme étant sans emploi. Le taux de chômage est néanmoins stable à 4,1%.
Ces chiffres sont malgré tout un coup dur pour le camp démocrate à quatre jours d'une élection présidentielle particulièrement serrée. Nul doute que l'adversaire de la candidate républicaine, Kamala Harris, pourrait s'en saisir pour décrédibiliser le mandat de l'actuel président, démocrate, Joe Biden. « La croissance de l'emploi devrait rebondir en novembre à mesure que nos efforts de reprise et de reconstruction se poursuivent après l'ouragan », a assuré le chef de l'Etat, se voulant rassurant.
Les chiffres de l'emploi sont également étudiés de près par la Réserve fédérale américaine (Fed), cette dernière étant engagée dans un cycle de baisse des taux nécessaire pour éviter une flambée du chômage, tout en préservant le recul de l'inflation. « Compte tenu des circonstances qui nous attendent - érosion du pouvoir de fixation des prix et ralentissement du marché du travail - j'ai rééquilibré mon attention sur les deux côtés du double mandat pour la première fois depuis début 2021 », c'est-à-dire, sur l'inflation et le marché du travail, indiquait d'ailleurs, début septembre, le président de la Fed d'Atlanta, Raphael Bostic.
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En septembre, l'inflation américaine est tombée à son plus bas niveau depuis février 2021, selon l'indice PCE, privilégié par la Fed. Elle a ainsi ralenti à 2,1% sur un an, contre 2,3% en septembre, atteignant presque l'objectif de 2% fixé par la banque centrale. Sur un mois, cependant, l'indice repart à la hausse, à 0,2% contre 0,1%.
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D'autant que l'institution américaine pourrait annoncer une nouvelle baisse de ses taux d'un quart de point de pourcentage au cours de sa prochaine réunion, les 6 et 7 novembre, au lendemain de l'élection. Pour rappel, elle a déjà opéré une première baisse le 18 septembre dernier d'un demi-point de pourcentage, à 4,75-5,00%, une première depuis 2020.
(Avec AFP)
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