Grève chez Boeing : le constructeur entrevoit une sortie de crise
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Les 33.000 employés de Seattle sont en grève depuis le 13 septembre.
Reuters
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Les 33.000 employés de Seattle sont en grève depuis le 13 septembre.
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Cela pourrait-il être la fin de la crise chez Boeing ? Le constructeur aéronautique américain tente, depuis le 13 septembre, de mettre fin à la grève menée par plus de 33.000 ouvriers de l'IAM-District 751 dans la région de Seattle aux Etats-Unis. Mais pour l'heure, les différentes propositions de la direction n'ont pas permis d'infléchir la mobilisation.
Néanmoins, Boeing a, de nouveau, relevé les conditions prévues dans le projet d'accord social négocié avec le syndicat des machinistes (IAM), comme l'a annoncé, jeudi dans un communiqué, la branche locale de celui-ci. Cette fois, l'entreprise propose une hausse salariale de 38% sur quatre ans contre 35% initialement. Une offre proche de ce que réclame le syndicat depuis l'ouverture des négociations en mai dernier, à savoir une hausse de 40%.
Les salariés ont déjà refusé à plusieurs reprises les propositions du géant américain. Ils avaient, en effet, rejeté à près de 96% une première offre le 12 septembre, qui prévoyait une hausse des salaires de 25%, puis une deuxième le 23 octobre qui proposait 35% mais qui a été rejetée à 64%.
Cette fois, la hausse de 38% mise sur la table par Boeing pourrait les convaincre. Le syndicat a du moins indiqué sur son site internet que ses membres allaient voter lundi et leur a « recommandé » de ratifier le projet d'accord social présenté. « Votre syndicat soutient et vous recommande le dernier projet d'accord social IAM/Boeing. Il est temps pour nos membres de verrouiller ces gains et de déclarer, en toute confiance, victoire », écrit-il au sujet de cette quatrième offre faite par Boeing depuis début septembre, mais la troisième sur laquelle les membres vont être appelés à voter.
De son côté, l'avionneur dit « encourager tous (ses) employés à prendre davantage de renseignements sur l'offre améliorée et à voter lundi 4 novembre », dans un communiqué.
Dans le détail, l'offre prévoit, d'une part, une augmentation des salaires de 38% sur les quatre ans de la durée de l'accord social et, d'autre part, relève la prime de ratification à 12.000 dollars au lieu de 7.000 dollars prévus dans le projet précédent, selon Boeing pour qui il y a urgence à faire cesser le mouvement social.
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En effet, ce dernier bloque la production du 737 MAX, best-seller de l'avionneur, mais aussi celle de ses long-courriers 767 et 777. « Compte tenu de la grève et de la nécessité de conserver des liquidités, nous avons procédé à des ajustements à court terme afin d'interrompre largement les livraisons des fournisseurs. Nous continuons à gérer chaque fournisseur en fonction de son niveau de stock », expliquait Brian West, directeur financier du géant américain, à l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels.
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De quoi faire plonger la production au dernier trimestre, période pourtant d'accélération afin d'atteindre les objectifs annuels. Ce qui pourrait avoir des conséquences sur les résultats financiers de l'année entière, la majeure partie du prix des avions étant payée à la livraison.
(Avec AFP)
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