Avant Aramco, quelles sont les 10 plus grosses introductions en Bourse de l'histoire ?

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Avec l'introduction en Bourse de 2% de son capital, Aramco pourrait déloger Alibaba de son trône comme plus grosse introduction en Bourse de l'histoire.
Avec l'introduction en Bourse de 2% de son capital, Aramco pourrait déloger Alibaba de son trône comme plus grosse introduction en Bourse de l'histoire. (Crédits : Aly Song)
La prochaine introduction en Bourse du géant pétrolier saoudien Aramco pourrait être, en fonction du pourcentage du capital retenu, la plus importante jamais réalisée. Les attentes de valorisations se placent bien au-dessus des précédents records.

Aramco a confirmé dimanche "son intention d'entrer au Tadawul, la Bourse nationale saoudienne", sans préciser le calendrier ni la part de capital introduite.  Si cette part l'élevait à 2%, comme des sources proches du dossier l'ont indiqué à l'AFP début octobre, ce serait la plus importante jamais réalisée. L'évaluation saoudienne estime la valorisation totale de l'entreprise entre 1.500 et 1.700 milliards de dollars. Selon ces prédictions, la valorisation des 2% dépasserait donc les 30 milliards de dollars.

Le groupe avait ouvert ses comptes pour la première fois en avril, et fait étalage de son excellente santé. Il annonçait un bénéfice net de 111,1 milliards de dollars en 2018, en hausse de 46% par rapport à l'année précédente, pour un chiffre d'affaires annuel de 356 milliards de dollars. Le bénéfice d'Aramco dépasse donc le chiffre d'affaires annuel du géant américain Microsoft... De quoi largement s'installer en tête de ce classement des plus importantes introduction en Bourse de l'histoire :

  • 1 - Alibaba (25 milliards de dollars)

Pour l'instant, le record est détenu par le géant chinois du commerce en ligne Alibaba, avec une introduction à 25 milliards de dollars à New York en 2014. Alibaba réfléchirait en outre à lever encore 20 milliards de dollars à la Bourse de Hong Kong.

  • 2 - SoftBank Corp (23,5 milliards de dollars)

Le géant japonais de l'investissement dans les technologies SoftBank a levé 23,5 milliards de dollars en 2018 avec l'introduction à la Bourse de Tokyo de sa filiale de télécommunications mobile, la plus grosse jamais réalisée au Japon.

  • 3 - AgBank (22,1 milliards de dollars)

Agricultural Bank of China a été introduite en bourse à Hong Kong et Shanghai en 2010.

  • 4- ICBC (21,9 milliards de dollars)

Industrial and Commercial Bank of China est cotée depuis 2006, également sur les Bourses de Hong Kong et Shanghai.

  • 5- AIA Group (20,5 milliards de dollars)

La filiale asiatique de l'américain AIG, un des leaders mondiaux de l'assurance, fait son entrée en 2010 à la Bourse de Hong Kong.

  • 6- Visa Inc. (19,6 milliards de dollars)

Le géant américain des cartes de paiement est introduit à la Bourse de New York en 2008.

  • 7- NTT DoCoMo (18,4 milliards de dollars)

L'opérateur japonais de téléphone mobile fait ses débuts à la Bourse de Tokyo en 1998 à l'issue d'une scission avec sa maison mère NTT.

  • 8- General Motors (18,1 milliards de dollars)

Le constructeur automobile américain a pu retourner en 2010 en fanfare sur les marchés de New York et Toronto, un an et demi après avoir dû recevoir de massives injections de fonds publics pour survivre.

  • 9- Enel (17,4 milliards de dollars)

L'opérateur d'électricité italien historique a fait ses débuts en Bourse en 1999 à Milan et New York.

  • 10- Facebook (16 milliards de dollars)

Son introduction en Bourse en 2012 à New York avait marqué un record pour un réseau social.

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Commentaires
a écrit le 04/11/2019 à 7:47 :
Un doigt de Khashoogi gratuit?
a écrit le 04/11/2019 à 0:25 :
Ca ne sent vraiment pas bon le pétrole...
Mais ils ont raison!
Excellent timing pour vendre des parts dans un marché où le vent tourne...
Je suis désolé d'avance pour les ... acheteurs ^^.
a écrit le 03/11/2019 à 17:47 :
D'un point de vue souveraineté il valait mieux lancer Aramco dans leur pays c'est évident, maintenant il est risqué quand même de ne pas le placer à wall street sachant que les américains savent pérenniser les multinationales de ce type, avec perte de maitrise politique de l'institution.

On peut rester perplexe face à leur exigence vis à vis des chinois de céder la propriété des entreprises étrangères installées là bas alors qu'au final ils font exactement la même chose chez eux mais utilisent les règles internationales pour ceci, règles qu'ils ont conçu en grande partie, c'est plus facile d'en être le maitre du jeu.

L'analyse de l'arabie saoudite est bonne, leur choix compréhensible maintenant que vaut la puissance politique saoudienne sur le plan internationale, ne vaut il pas mieux sécuriser ses profits et faire profil bas ? Cette entrée en bourse s'avère bien plus intéressante qu'elle n'y paraissait du fait du contexte de plus en plus complexe.

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