Biélorussie : l'UE rejette le résultat de la présidentielle et prépare des sanctions

L'Union européenne ne reconnait pas le résultat de l'élection présidentielle en Biélorussie remportée par Alexandre Loukachenko le 9 août. Les 27 dirigeants de l’Union ont annoncé, au terme d’un sommet extraordinaire, des sanctions visant un nombre « substantiel » de responsables biélorusses.

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Pour le président du Conseil européen, Charles Michel, l'élection présidentielle en Biélorussie n'était ni libre ni équitable ce qui a conduit l'Union européenne à  ne pas reconnaître le résultat.
Pour le président du Conseil européen, Charles Michel, l'élection présidentielle en Biélorussie n'était ni libre ni équitable ce qui a conduit l'Union européenne à ne pas reconnaître le résultat. (Crédits : POOL)

L'Union européenne va sanctionner les responsables des fraudes électorales et des violences qui ont suivi la réélection contestée du président de Biélorussie Alexandre Loukachenko, a annoncé mercredi le président du Conseil européen, à l'issue d'un sommet extraordinaire en visioconférence consacré à la crise.

La présidentielle n'était ni libre ni équitable et l'UE ne reconnaît pas le résultat, a ajouté Charles Michel.

Lire aussi : Biélorussie, une dictature ordinaire aux portes de l'Europe

Aux côtés du peuple

Affirmant que l'Union était aux côtés du peuple de ce pays, le président du Conseil européen a précisé que l'UE allait imposer des sanctions sur un nombre "substantiel" de responsables du régime du dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko.

Dans ce sens, la chancelière allemande Angela Merkel a également exprimé son soutien aux manifestants biélorusses qui contestent la réélection du président Alexandre Loukachenko. "Nous ne doutons pas qu'il y ait eu des fraudes massives lors de la présidentielle", a-t-elle déclaré à l'issue du sommet des 27 dirigeants de l'UE.

"Pour nous, il est clair que la Biélorussie doit trouver sa propre voie. Cela doit se faire par le dialogue et il ne doit y avoir aucune intervention extérieure", a ajouté la chancelière.

Lundi 17 août déjà, Steffen Seifert, le porte-parole d'Angela Merkel, avait exhorté les autorités à renoncer à l'usage de la violence contre les manifestants, à libérer "immédiatement et sans condition" ceux qui ont été emprisonnés et mettre en place un "dialogue national entre gouvernement, opposition et la société (...) afin de surmonter cette crise".

Officiellement déclaré vainqueur le 9 août avec plus de 80% des voix à l'issue d'une présidentielle contestée, Alexandre Loukachenko fait face à une pression croissante. Sa reconduction au pouvoir, qu'il détient depuis 26 ans, a donné lieu à des manifestations sévèrement réprimées. Il a ordonné mercredi au gouvernement d'empêcher les troubles en Biélorussie et de renforcer les frontières. Le président a rejeté à plusieurs reprises l'idée d'un départ.

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Commentaires 12
à écrit le 20/08/2020 à 14:59
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Et la France ou 80% des députés représentent 20% des électeurs, ou les sénateurs sont élus par les maires des petites communes gravement récompensées ça ne dérange pas l’eu. L’Europe c’est une mafia ou tout le monde paient pour peu de monde qui touch...

à écrit le 20/08/2020 à 11:58
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Les donneurs de leçons et de morale.LOL. qui s'est assis sur le referundum d'adhesion à l'euro si ce n'est nos gouvernants.

à écrit le 20/08/2020 à 10:23
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Sanctions UE envers le Belarus, victime collatérale : La Pologne qui vient de signer un accord avec les Américains pour l'installation d'une base US sur son territoire. Poutine ne va pas aimer et Loukachenko va lui servir de relais pour donner des ma...

à écrit le 20/08/2020 à 8:09
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"Les chiens aboient et la caravane passe" La crédibilité de l'UE est nulle puisque le monde sait que son seul intérêt c'est le fric, les dictateurs de toutes sortent peuvent donc dormir sur leur deux oreilles.

le 20/08/2020 à 12:13
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De meme Erdogan peut poursuivre ses recherches d'hydrocarbures en Grèce POUTINE LE SOUTIENT L'eur ridicule proteste, mais a peur d'Erdogan

à écrit le 20/08/2020 à 7:44
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Les fonctionnaires de la commission de Bruxelles ne sont pas un exemple d'une démocratie qui fonctionne, donc ils n'ont pas de leçons à donner. 0 crédibilité!!

à écrit le 20/08/2020 à 2:17
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L'europe n'est nullement !!!! une puissance :Ce que Bruxelles déclare ne vaut rien !!!!!! POUTINE FRONTALIER, EST TOUT PUISSANT ET NE LACHERA PAS LE DICTATEUR les eur sont des nains à ses yeux. Seul sa modestie-Bérou croit en l'eur J.Y Le Dri...

à écrit le 19/08/2020 à 20:34
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Bref! Une administration se prononce au nom de ses administrés sous le vocable d'une union européenne! La crédibilité est toute administrative!

à écrit le 19/08/2020 à 17:59
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Effectivement il y a un sacré problème en Biélorussie. Un pays où la démocratie n'existe pas. Loukachenko et poutine sont content : ils ne veulent pas que l'ue s'occupe de cette affaire Biélorussie ainsi que les usa. Le problème c'est que l'ue ne re...

le 19/08/2020 à 20:39
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Et dans l’EU la démocratie existe peut-être ? Ursula est a été élue par qui ?

à écrit le 19/08/2020 à 17:53
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Derrière les leçons de morale se cache des motivations bien plus terre à terre, l'UE veut renforcer son influence dans la région au détriment des Russes. Ces derniers sont plus prudents, ils attendent de voir si Loukachenko va tenir le choc ou pas et...

le 19/08/2020 à 18:02
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Les pays n'ont pas d'amis disait de Gaulle, ils n'ont que des intérêts. Si ces derniers vont dans le sens de la démocratie, tant mieux.

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