La popularité de Dilma Rousseff, déjà vacillante, risque de pâtir d'un nouveau scandale de corruption. Les autorités policières brésiliennes ont annoncé jeudi 26 mars qu'elles avaient mis au jour un système de fraude fiscale et de corruption au sein d'une entité du ministère des Finances.
Marlon Cajado, inspecteur de la police fédérale, a déclaré que des entreprises avaient versé des pots-de-vin à des membres du Conseil administratif de recours fiscaux (CARF), un corps au sein du ministère des Finances où sont entendus les appels dans le cadre de litiges fiscaux, afin d'obtenir des verdicts favorables sur les sommes dues.
La police a précisé qu'elle menait une enquête auprès de 70 entreprises, dont aucune n'a été nommée. Les membres du CARF, ainsi que des conseillers fiscaux et des avocats soupçonnés d'avoir agi comme intermédiaires dans les versements de pots-de-vin, font également l'objet d'une enquête.
À ce stade, les enquêteurs estiment que les décisions suspectes passées en revue représentent déjà une évasion fiscale de cinq milliards de reais (1,45 millions d'euros). D'autres cas sont également examinés et le total pourrait monter jusqu'à 19 milliards de reais (5,5 milliards d'euros), précisent dans un communiqué les services fiscaux brésiliens.
Les cas qui font l'objet d'une enquête sont passés devant le CARF entre 2005 et 2013, soit bien avant que l'actuel ministre des Finances Joaquim Levy ne prenne ses fonctions.
Plus tôt dans la journée, la police a perquisitionné le CARF à Brasilia ainsi que les domiciles et les bureaux des consultants et avocats accusés d'être impliqués dans le système d'évasion fiscale.
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Des documents et 1,3 million de reais en liquide ont été saisis mais il n'a été procédé à aucune arrestation, a déclaré Marlon Cajado, lors d'une conférence de presse.
Cette affaire risque d'alourdir encore le climat politique au Brésil, où, selon un sondage publié lundi, une majorité de personnes sont favorables à une procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff après le scandale Petrobas.
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