Au Royaume-Uni, la potion amère des travaillistes pour redresser les finances
latribune.fr

La ministre britannique des Finances Rachel Reeves a présenté un budget ce mercredi.
Reuters
latribune.fr

La ministre britannique des Finances Rachel Reeves a présenté un budget ce mercredi.
Reuters
La France n'est pas la seule en Europe à connaître une situation budgétaire difficile cette année. Le Royaume-Uni aussi souffre de finances publiques détériorées. La dette du pays flirte avec les 100% du PIB. En outre, le déficit budgétaire s'est encore aggravé en septembre, atteignant 16,6 milliards de livres (20 milliards d'euros).
Pour corriger le tir, le gouvernement britannique a prévu une potion que les Britanniques risquent de trouver très amère. Lors de la présentation du budget ce mercredi à Londres, la ministre des Finances, Rachel Reeves, a annoncé « une augmentation des impôts de 40 milliards de livres », soit 48 milliards d'euros.
À titre de comparaison, ce montant représente 18 milliards d'euros de plus par rapport à ce que prévoit le gouvernement de Michel Barnier en France. À savoir, 30 milliards d'euros dont près de 80% de l'effort devrait reposer sur les entreprises. Nommé Premier ministre le 5 juillet, Keir Starmer avait prévenu ses concitoyens qu'il devrait affronter cet automne un « trou budgétaire » de 22 milliards de livres (26 milliards d'euros).
Parmi les augmentations d'impôts, Rachel Reeves, première femme à occuper ce poste, a notamment annoncé une hausse des cotisations patronales. Le taux augmentera à 15% tandis que le seuil baissera, ce qui représentera 25 milliards de livres par an d'ici la fin de la législature, a-t-elle précisé.
Seule bonne nouvelle ? L'organisme public de prévision OBR a amélioré ses prévisions de croissance pour les années à venir. Il prévoit une hausse de 1,1% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 0,8% prévu précédemment, et de 2% l'an prochain contre 1,9% précédemment.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

« Le seul moyen d'améliorer le niveau de vie et de stimuler la croissance économique est d'investir, investir, investir », a martelé Rachel Reeves au Parlement, ajoutant que le pays doit « rétablir la stabilité économique et tourner la page des 14 dernières années » de gouvernements conservateurs.
À lire également
Pour le gouvernement britannique, cette présentation du budget constitue un moment charnière. Il est attendu au tournant par l'opposition, les entreprises, les marchés et les Britanniques. Là encore une similitude avec la situation française, même si le Premier ministre anglaise dispose, lui, d'une solide majorité au Parlement.
(Avec AFP)
latribune.fr