Canberra défie Washington sur les droits de douane
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Le Premier ministre australien Anthony Albanese avait évoqué une conversation « chaleureuse » avec Donald Trump après sa reconduction en mai dernier.
Tracey Nearmy
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Le Premier ministre australien Anthony Albanese avait évoqué une conversation « chaleureuse » avec Donald Trump après sa reconduction en mai dernier.
Tracey Nearmy
L'Australie hausse le ton face aux droits de douane imposés par les États-Unis. « J'espère que les pays qui croient au commerce libre et équitable s'accorderont pour étendre les accords de libre-échange à travers le monde, afin que, peu importe ce que les Américains choisissent de faire, nous ayons une plus grande diversité de partenaires commerciaux », a déclaré dimanche le ministre australien du Commerce Don Farrell, sur la chaîne Sky News.
Les États-Unis ont instauré plus tôt cette année un droit de douane de 10 % sur toutes les importations en provenance d'Australie, et plus récemment une surtaxe de 50 % sur l'acier et l'aluminium, deux secteurs clefs pour Canberra. Le ministre a indiqué avoir protesté la semaine dernière auprès de son homologue américain Jamieson Greer.
Des échanges commerciaux de 100 milliards de dollars
Les échanges commerciaux entre les deux pays sont évalués à 100 milliards de dollars australiens par an (près de 57 milliards d'euros), avec une balance commerciale favorable à Washington, selon le ministre.
Le Premier ministre australien Anthony Albanese avait pourtant évoqué une conversation « chaleureuse » avec Donald Trump après sa reconduction en mai dernier. Mais une partie de sa victoire aux législatives repose sur la défiance croissante des électeurs australiens à l'égard du président américain.
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Parallèlement à son partenariat commercial, l'Australie commence aussi à s'interroger sur la pertinence du pacte militaire Aukus, signé en 2021 avec Washington et Londres, pour contenir l'influence chinoise dans le Pacifique. Canberra a amorcé en mai un rapprochement stratégique avec l'Union européenne, en vue d'établir un nouveau partenariat de défense, alors que l'Europe cherche à renforcer sa réponse face à la guerre en Ukraine et aux autres crises mondiales.
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(Avec AFP)
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