Ce que prévoit l'accord entre les deux Corées

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Corée du Sud armée
Reuters

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Les deux Corées sont parvenues aux premières heures de mardi, après plus de deux jours de négociations, à un accord pour faire retomber les tensions à la frontière, qui avaient donné lieu jeudi dernier à des échanges de tirs d'artillerie.
Les négociations, tenues dans le "village de la paix" de Panmunjeom, à la frontière (en Corée du Nord, mais dans la zone démilitarisée entre les deux pays), s'étaient engagées samedi, peu après l'expiration d'un ultimatum fixé par Pyongyang à la Corée du Sud pour qu'elle interrompe ses émissions de propagande hostile, faute de quoi elle s'exposerait à des représailles d'ordre militaire.
Voici les points essentiels de cet accord.
En vertu de cet accord, Pyongyang exprime des regrets à propos de l'explosion de mines qui ont blessé grièvement deux soldats du Sud début août dans la "zone démilitarisée" (DMZ), qui fait office de frontière intercoréenne depuis l'armistice de 1953. La Corée du Nord avait jusqu'à présent démenti avoir posé les mines, et le communiqué conjoint ne lui impute pas explicitement la responsabilité de cet acte. Séoul a jugé "très important" que la Corée du Nord ait fait part de regrets concernant l'explosion de la mine.
L'accord prévoit aussi que le Nord lève son "quasi-état de guerre", une rhétorique guerrière fréquemment utilisée par le régime de Pyongyang dans les périodes de tension avec Séoul. Le Sud, qui a repris ses émissions de propagande par haut-parleurs dans la zone frontalière - interrompues depuis 2004 - en riposte à l'explosion des mines, devra par ailleurs les cesser. L'armée du Nord avait procédé à plusieurs tirs en direction des haut-parleurs pour tenter de les détruire et le Sud avait répliqué par une trentaine de tirs d'artillerie. Aucune victime n'avait été signalée.
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Les deux Corées sont convenues de tenir des réunions de suivi, soit à Séoul, soit à Pyongyang, pour discuter d'une série de questions visant à améliorer leurs relations, lit-on dans le communiqué conjoint diffusé après la fin des discussions.
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Le Nord et le Sud ont d'autre part affirmé leur volonté d'œuvrer à la réunion des familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953), écrit l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.
Les deux Corées sont toujours techniquement en état de guerre, depuis l'armistice qui a mis un terme aux combats de la guerre de 1950-1953.
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