Chute d'Assad : le Liban et Israël renforcent leurs frontières avec la Syrie
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Des soldats israéliens sur le plateau du Golan occupé par Israël, près de la frontière avec la Syrie en 2023
GIL ELIYAHU
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Des soldats israéliens sur le plateau du Golan occupé par Israël, près de la frontière avec la Syrie en 2023
GIL ELIYAHU
[ Article mis en ligne 08/12/2024 13:09 | Mise à jour 08/12/2024 13:17 ]
L'armée libanaise a annoncé renforcer sa présence à la frontière avec la Syrie dimanche, après la chute du président Bachar al-Assad et la prise de la capitale Damas par les rebelles.
Les autorités libanaises affirment accueillir quelque deux millions de Syriens ayant fui la guerre civile déclenchée dans leur pays en 2011, soit le nombre de réfugiés par habitant le plus élevé au monde. Près de 800.000 sont enregistrés auprès des Nations unies.
À Masnaa, principal passage transfrontalier entre les deux pays, un journaliste de l'AFP a vu des dizaines de voitures de Syriens rentrant chez eux, sous les acclamations de la foule qui scandait des slogans anti-Assad.
Le Premier ministre libanais Najib Mikati a déclaré avoir discuté de la situation à la frontière avec la Syrie lors d'appels téléphoniques avec le commandant de l'armée Joseph Aoun et les chefs des forces de sécurité. Il a souligné que la priorité était de « renforcer le contrôle de la situation aux frontières » et que le Liban « reste à l'écart » des « répercussions des développements en Syrie ».
Israël ne permettra à « aucune force hostile » de s'établir à sa frontière selon Netanyahu. L'armée israélienne a annoncé dimanche s'être déployée dans la zone tampon démilitarisée du Golan, dans le sud-ouest syrien, à la lisière avec la partie de ce plateau occupé et annexé par Israël.
Elle a ajouté ne « pas intervenir » dans les événements en Syrie où des groupes rebelles menés par des islamistes radicaux, ont annoncé dimanche la chute du régime de Bachar al-Assad, après une offensive fulgurante lancée le 27 novembre à travers la Syrie.
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Interrogé dimanche sur les informations des médias libanais selon lesquelles une frappe israélienne a visé un dépôt d'armes dans la province de Qouneitra sur le plateau du Golan, un porte-parole de l'armée a déclaré ne pas faire de « commentaire ».
L'armée israélienne a indiqué dimanche avoir décidé que les cours dans des écoles de quatre localités druzes du nord du plateau du Golan basculeraient en ligne, et déclaré zone militaire quelques zones agricoles.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait état d'une série de frappes israéliennes dimanche sur des sites de l'armée, notamment des dépôts d'armes, près de Damas, après la prise de la capitale par les rebelles.
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Israël a conquis une partie du Golan sur la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967 avant d'annexer ce territoire en 1981. Cette annexion n'est pas reconnue par l'ONU.
En 2014, la Force des Nations unies chargée d'observer le désengagement (Fnuod) avait dû abandonner ses positions dans la partie syrienne du Golan, quand des groupes rebelles et des jihadistes de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda s'étaient emparés du secteur. Ces derniers avaient pris graduellement plusieurs zones de Qouneitra, dont le passage entre la partie syrienne du Golan et la partie du plateau occupée par Israël.
Quarante-cinq Casques bleus fidjiens de la Fnuod avaient été pris en otage après des combats entre l'armée et les rebelles avant d'être libérés au bout de deux semaines.
(avec agences)
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