Climat : le sommet promis par Macron à Paris prend forme

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Dans la liste des invités établie en accord avec l'Onu ne figure pas Donald Trump. Les Etats-Unis ne participeront qu'au niveau de la représentation diplomatique, ainsi qu'à travers leurs collectivités locales et leurs acteurs privés engagés pour la mise en oeuvre de l'Accord de Paris à leur échelle.
Dans la liste des invités établie en accord avec l'Onu ne figure pas Donald Trump. Les Etats-Unis ne participeront qu'au niveau de la représentation diplomatique, ainsi qu'à travers leurs collectivités locales et leurs acteurs privés engagés pour la mise en oeuvre de l'Accord de Paris à leur échelle. (Crédits : Gonzalo Fuentes)
Organisé deux ans après la clôture de la COP21 afin de répondre à la décision de Donald Trump de se retirer de l'Accord de Paris, le One Planet Summit se tiendra à la Seine Musicale. Il accueillera, à côté de 100 chefs d'Etats et gouvernements, ONG, collectivités territoriales et entreprises, mobilisées autour de la recherche de financements pour accélérer la lutte contre le réchauffement climatique.

Jusqu'à présent l'on ne connaissait que l'intention, celle de provoquer un sursaut d'engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique, et la date : le 12 décembre. On a désormais aussi un lieu, la Seine Musicale, un label, One Planet Summit, et une ébauche de programme. Le sommet promis par Emmanuel Macron afin de répondre à la décision de Donald Trump de se retirer de l'Accord de Paris, et qui doit se tenir deux ans, jour pour jour après la signature de ce traité historique, se concrétise. Après en avoir présenté les contenus aux ambassadeurs, l'Elysée, qui a déjà envoyé les invitations à une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement, en a esquissé mardi 7 novembre les contours généraux devant la presse.

2.000 participants attendus

Organisé moins d'un mois après la conclusion de la COP23, qui se tient ces jours-ci à Bonn, et où Macron s'exprimera la semaine prochaine, le One Planet Summit ne se veut pas en concurrence avec les autres rendez-vous internationaux de la négociation climatique: au contraire, il s'inscrit parfaitement dans leur dynamique, a tout d'abord tenu à expliquer l'Elysée. Bien que porté par la France, l'événement est en effet organisé en partenariat avec l'Onu, mais aussi l'OCDE, l'Union européenne, la Convention mondiale des maires, les réseau de villes C40, les ONG du Climate Action Network ainsi que les entreprises réunies dans la coalition We Mean Business, a-t-on insisté.

Le sommet, qui sera précédé et suivi par divers événements labellisés One Planet Summit -bientôt publiés sur un site dédié- vise d'ailleurs à refléter la diversité des acteurs engagés contre le réchauffement climatique, a martelé l'entourage d'Emmanuel Macron. Si un déjeuner à l'Elysée sera réservé aux divers présidents et Premiers ministres, les quatre tables-rondes organisées le matin (sur le financement public, le financement privé, les collectivités territoriales et les grandes politiques publiques) et surtout le "dialogue" entre hautes personnalités prévu l'après-midi seront ainsi ouverts à l'ensemble des quelque 2.000 participants attendus -à la différence des discussions diplomatiques des COP. Le lieu choisi, la Seine Musicale, se doit justement d'incarner cette dimension non institutionnelle.

L'ouverture sera toutefois restreinte aux acteurs du changement. Dans la liste des invités établie en accord avec l'Onu ne figure donc pas Donald Trump. Les Etats-Unis ne participeront qu'au niveau de la représentation diplomatique, ainsi qu'à travers leurs collectivités locales et leurs acteurs privés engagés pour la mise en oeuvre de l'Accord de Paris à leur échelle, a précisé l'Elysée.

Des engagements communs espérés

Cette action de terrain doit d'ailleurs constituer le cœur de l'événement, selon les intentions d'Emmanuel Macron. Face à une urgence climatique de plus en plus pressante malgré les engagements des Etats, l'objectif de One Planet Summit sera d'une part de montrer des exemples positifs de projets conformes à l'Accord de Paris, dans divers secteurs (transports, énergie, bâtiment, agriculture etc.), d'autre part de contribuer à l'identification des financements existants et potentiels et à la rencontre de l'offre et de la demande de fonds, explique-t-on. L'Elysée affirme notamment travailler déjà à la construction de nouvelles coalitions d'acteurs, dans l'espoir de parvenir à des annonces concernant la réorientation des investissements et le développement de politiques et d'instruments de financement innovants -tout en évitant d'empiéter sur les questions de compétences des COP comme celle des 100 milliards destinés à l'adaptation des pays du Sud.

Le sommet se conclura ainsi sur une déclaration politique, résumant les engagement pris pendant la journée. Il consacrera l'engagement des "garants" réunis de l'Accord de Paris et pourrait aussi nourrir les prochaines actions de l'Onu, espère l'Elysée.

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Commentaires
a écrit le 10/12/2017 à 11:52 :
Un sommet théodule de plus.....
a écrit le 08/11/2017 à 14:38 :
Ces sommets sont contrairement aux idées reçues de plus en plus efficaces pour gérer de nombreux problèmes mondiaux à la fois. Il faut encore largement améliorer, via téléconférences etc mais les rencontres directes restent toujours utiles. Et en matière de climat et de ses multiples impacts et conséquences il y a de quoi faire, donc Macron a eu raison d'entretenir le succès de la Cop 21 et c'était malheureusement nécessaire face à Trump soutenu par les lobbies pollueurs du charbon pétrole et gaz. Sans Trump ce sommet n'aurait pas été nécessaire.
a écrit le 08/11/2017 à 9:00 :
Climat: Macron dépense beaucoup de carbone pour des réunions qui ne serviront à rien, comme les autres. Le mac gesticule beaucoup trop il faudrait quand même pouvoir trouver une technologie pour récupérer toute cette immense énergie qui ne sert strictement à rien.
a écrit le 07/11/2017 à 18:12 :
En voyant la photo , je me dit qu'une semaine de grève de forain avec des kilomètres de bouchon avec des journées ensoleillés comme aujourd'hui sur Paris et sa banlieue et la pollution va remonter rapidement dans ce secteur.
a écrit le 07/11/2017 à 17:21 :
Et une photo de la Tour dans sa brume matinale supposé "pollution"; au fait, le gaz carbonique est totalement invisible.
Il faudra bientôt renommer les journaux la "PRAVDA".
a écrit le 07/11/2017 à 17:19 :
Et maintenant la France devra manger son chapeau en annonçant qu'elle ne pourra pas réduire en 2025 son nuclèaire de 50%.

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