Concilier sécurité alimentaire et climat, un casse-tête à résoudre de toute urgence

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L'agro-foresterie qui réunit cultures et arbres sur une même parcelle, permet de limiter l'impact de l'agriculture sur le climat
L'agro-foresterie qui réunit cultures et arbres sur une même parcelle, permet de limiter l'impact de l'agriculture sur le climat (Crédits : DR)
Publié ce 8 août, le rapport spécial du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat montre que, pour nourrir plus de 10 milliards de terriens en 2050 sur une planète vivable, il est indispensable de modifier en profondeur et sans attendre nos pratiques agricoles et nos habitudes alimentaires.

Ce nouveau rapport du GIEC, auquel ont contribué 107 scientifiques de 52 pays, dont 53% issus de pays moins développés et qui a recensé pas moins de 7.000 articles, incite les gouvernements des 195 pays qui l'ont approuvé à une action urgente - peut-être plus urgente encore que dans ses derniers rapports, dont celui consacré aux impacts d'une hausse de +1,5°C de la température par rapport à l'ère pré-industrielle, paru en octobre dernier. Sans doute parce que la multiplication d'épisodes caniculaires et d'événements climatiques extrêmes -cet été encore- ou les constats sur l'érosion de l'absorption de CO2 par les forêts tropicales, semblent indiquer un emballement de la situation sur le plan scientifique, alors qu'on ne constate aucune réaction politique à la hauteur de cette urgence.

Pas de rupture technologique attendue

Mais ce n'est pas la seule raison. Comme l'a expliqué la climatologue Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du GIEC, lors d'une conférence de presse ce 8 août à Genève -où les experts étaient réunis depuis le 2 août dernier-, en matière d'utilisation des sols, et singulièrement, de pratiques agricoles, on n'attend pas de rupture technologique. Les solutions existent et sont connues, mais plus on tardera à les mettre en œuvre, plus la palette des possibilités se réduira. L'inertie intrinsèque à certaines solutions - reboiser massivement - ou le temps nécessaire pour éduquer le public et former les professionnels plaident également en faveur de l'urgence.

Ce rapport explique et quantifie les liens entre l'utilisation des sols et le changement climatique. L'évolution de l'exploitation des terres (agriculture et élevage intensifs, déforestation, artificialisation des sols au détriment notamment des zones humides) ces dernières décennies, en plus de nuire à la biodiversité, décuple les émissions de gaz à effet de serre de certaines activités tout en limitant la capacité des sols à les absorber et accélère donc le réchauffement climatique. De façon plus globale, ces pratiques érodent les services écosystémiques rendus par la nature à l'homme (notamment l'épuration et le stockage de l'eau), dont la valeur est estimée entre 10% et 25% du PIB mondial.

La sécurité alimentaire menacée

Avec la sylviculture, l'agriculture, qui occupe à l'échelle mondiale 70% des terres émergées, dont un quart sont déjà fortement dégradées par des pratiques agressives, représente 23% des émissions globales. Mais si l'on prend en compte l'intégralité du système alimentaire, y compris la transformation des denrées agricoles et leur transport ainsi que les pertes et le gaspillage, cette proportion atteint 30%. Entre 2007 et 2016, les sols sont parvenus à éliminer 28% des émissions totales, mais leur rôle de puits de carbone s'amenuise.

Dans le même temps, les effets du changement climatique sur l'agriculture - à commencer par le stress hydrique dont souffrent déjà 500 millions de personnes vivant aujourd'hui dans des zones souffrant de désertification - se font déjà sentir : sécheresse, baisse des rendements et des qualités nutritives de certaines cultures, prolifération de ravageurs et de maladies agricoles...

Plus de 800 millions de personnes aujourd'hui ne mangent pas à leur faim, alors même que 2 milliards d'autres sont en surpoids, et que 25% à 30% des volumes produits sont perdus ou gaspillés, ce qui correspond à 8% à 10% des émissions de gaz à effet de serre.

Les projections de cette situation à l'horizon 2050, d'autant plus dans un contexte de croissance importante de la population, laissent présager une dégradation de la sécurité alimentaire notamment dans les zones tropicales et subtropicales, avec une dégradation accrue des rendements, des tensions sur les cours des denrées agricoles, plus de famines, de dysfonctionnement le long de la chaîne d'approvisionnement, de migrations forcées et même de conflits autour de la nourriture et de l'eau.

Cap sur une agriculture durable

L'urbanisation galopante joue également un rôle significatif. Les villes, qui souffrent tout particulièrement du réchauffement climatique en raison du phénomène des « îlots de chaleur », contribuent également à l'artificialisation des sols et, donc, à l'aggravation des phénomènes observés.

Le rapport met en évidence l'impact positif de pratiques telles que l'agro-foresterie (qui associe arbres, cultures et/ou animaux sur une même parcelle agricole) ou l'agriculture biologique, la rotation des cultures, la ré-utilisation des eaux de pluie. Mais l'enrayement de la déforestation (10 à 15% des émissions mondiales), la restauration des écosystèmes dégradés ou encore une meilleure gestion forestière seraient encore plus efficaces à court terme.

Régimes alimentaires en question

En revanche, les experts soulignent les risques associés à des changements massifs d'usage des sols tels que ceux qu'impliquerait un développement important de la bioénergie. Cette technique, qui consiste à faire pousser des plantes à croissance rapide pour les brûler à des fins de production d'énergie tout en captant le CO2 émis lors de leur combustion, élimine en principe plus de gaz à effet de serre qu'elle n'en produit. C'est ce qui la rend si séduisante aux yeux de certains dans la poursuite d'un objectif de neutralité carbone.

Si les médias et les ONG ont tendance à se focaliser sur la nécessité de faire évoluer les régimes alimentaires en inversant les proportions entre alimentation carnée et végétale, sur ce sujet comme sur les autres, les experts du GIEC se refusent à toute préconisation. Mais leurs calculs mettent en évidence les bienfaits qu'aurait un régime « basé sur les céréales secondaires, les légumineuses, les légumes, les noix et les graines ». Une généralisation d'un régime végétarien à l'échelle de la planète permettrait ainsi d'éliminer jusqu'à 8 milliards de tonnes de CO2 par an.

Eux préfèrent insister sur la nécessité d'actions coordonnées autour de l'usage des terres et de l'organisation du système alimentaire dans son ensemble - coordonnées... et urgentes.

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Commentaires
a écrit le 09/08/2019 à 22:06 :
Le GIEC détientrat la nouvelle vérité . Le gourou parle les moutons suivent . Il n'y rien de nouveau . Continuons à vivre le progrès , le CO2 c'est la vie . La bête humaine est dans la main de la nature pas dans celle d'illuminés .
a écrit le 09/08/2019 à 17:22 :
Tout se résume a la relocalisation des productions qui engendre la responsabilité de chacun! Donc tout le contraire de la "mondialisation"!
a écrit le 09/08/2019 à 16:40 :
"Mais leurs calculs mettent en évidence les bienfaits qu'aurait un régime « basé sur les céréales secondaires, les légumineuses, les légumes, les noix et les graines " qu'ils aillent expliquer ça à ceux qui crèvent de faim et qui voudraient bien se taper une steak de temps en temps, les experts du GIEC grassement payés, qui n'échangeraient surtout pas leur place. Qu'ils commencent à s'appliquer ce régime à eux mêmes.
a écrit le 09/08/2019 à 16:27 :
Très instructif le rapport du GIEC.L'agriculture et la transformation et transport des aliments,correspondent à 30% de la production des gas à effet de serre.En plus,surtout les forêts piègent le CO2.Donc,il faut arrêter la déforestation,c'est une urgence.Il fait diminuer le gaspillage alimentaire et il faut une bien meilleure utilisation des sols,en limitant fortement l'agriculture intensive(en la remplaçant par des cultures bio) et en limitant l'artificialisation des terres(les projets type Europacity,sont une catastrophe pour la planète).
Le GIEC, refuse de donner des préconisations sur la consommation de viande.Mais aujourd'hui,dans les pays développés,on consomme 3 fois plus de viande par tête d'habitant qu'il y a 50 ans.A l'époque,les gens n'étaient pas dénutris.Donc,on consomme un excès de protéines animales,non nécessaires.L'élevage est un facteur important dans l'aggravation du réchauffement climatique.Logiquement, il faut diminuer notre consommation de viande.
Quant aux gens malthusien,qui préconisent une limitation des naissances dans les pays du tiers monde,quelqu'un a déjà donné une très bonne réponse,aidons les habitants de ces pays à se développer et avec le développement économique, on aura rapidement une diminution du nombre des naissances.Pour aider ces pays,il faut que les multinationales occidentales arrêtent de piller les matières premières et que ces pays,se développent grâce à la manne minière,réinvestie
Réponse de le 09/08/2019 à 16:57 :
Avant ça il faudrait «  aussi » combattre les dogmes et les fausses idées culturelles qui viennent du passé ,
des peurs des générations et cultures disparues.

Dans chaque culture à travers le «  monde » il y a des fausses idées , idéologies collectives qui circulent , que ça soit sur les femmes , les enfants ou les hommes la vie ...

Par exemple :

En Asie... il est dit qu’une femme qui se marie pas ou qui n’a pas d’enfant «  n’ira » pas au paradis ( c’est une grosse c******* , pour manipuler le cerveau des femmes, filles)
Après il y a surement dans chaque culture des «  bêtises identiques » des fausses- idées...

ce sont des conditionnements idéologiques qui remontent à très loin dans le temps , les pays du tiers monde qui évoluent économiquement : il y aura plus de compétition vers une course sans fin d’un enrichissement illusoire.
Réponse de le 12/08/2019 à 12:14 :
"aidons les habitants de ces pays (du "tiers monde" : eh ben !) à se développer" : d'accord avec vous. Il faut commencer par demander aux ONG qui vont dans ce pays (grâce à nos subsides) de cesser immédiatement de faire la promotion de la migration vers l'UE (dont la France). "Ces pays" ont besoin des têtes et des bras de leurs populations pour se développer. Il est inutiles que ces populations se déplacent vers l'UE (dont la France) pour aider les pays de l'UE à se développer : il semblerait qu'ils le soient déjà suffisamment. Tant et si bien qu'ils consommeraient à eux seuls 2,7 planètes. Ce qui, au demeurant, rend nécessaire un gros effort pour lutter dans les pays dits développés contre la sur-consommation et le gaspillage ! Cet effort doit être imposé et mise intégralement à la charge de ceux qui initient cette surconsommation et ce gaspillage au nom de la croissance du PIB. En fait, ce n'est pas l'Etat qui s'enrichit à partir de cette croissance, mais les grandes et très grandes entreprises !
a écrit le 09/08/2019 à 16:16 :
La seule façons de résoudre la plupart des problème c'est de s'attaquer à la réduction de la population du monde. Tout le reste est balivernes , les mesures prisent ne sont que du sparadrap sur une jambe de plâtre. Seulement parler de la réduction de la population c'est tabou. la Chine à fait des efforts, d'autres peuvent être fait.
Réponse de le 10/08/2019 à 9:51 :
La façon la plus efficace et acceptable de réduire la fécondité des femmes, c'est le développement économique et social.

Dans tous les pays développés, la fécondité s'auto régule à partit du moment ou les femmes sont informées des techniques de contrôle des naissances et peuvent les appliquer. Ce qui veut dire un niveau minimal d'éducation, un peu d'argent pour payer la contraception et la fin de tabous natalistes.

Sauf que, les gens dès qu'ils sortent du sous-développement, participent de cette économie non durable parce qu'ils se déplacent, se chauffent, font tourner des congélateurs et des emetteurs de radio-téléphone.

Notre problème, c'est de faire en sorte qu'ils passent direct au solaire et au renouvelable sans passer par les cases charbon et pétrole. Chose qu'on a bien du mal à faire pour nous même, alors qu'on est riches.
a écrit le 09/08/2019 à 15:13 :
La cause de l’écologie est :

Le manque d’eau dans les décennies à venir et le manque d’oxygène.

Il me semble que des expériences sont en cours sur Mars , pour créer artificiellement une planète habitable ( identique à la terre )

En évitant la pollution des mers, et en trouvant des solutions pour détruire les déchets sans eau et produits chimiques , les humains pourront diminuer de 30% les risques pour la planète.

En trouvant une solution pour refroidir le pôle nord de manière artificielle , nous pouvons mieux réguler le «  réchauffement » ? Et anticiper les futures crises sanitaires sur les vivants ?

La question que je me pose :

Les Scientifiques ils n’ont pas «  une image de la planète terre avec les paramètres stables «  ? Pour pouvoir la restaurer au début de manière artificielle , et après nous laissons faire la nature , en revenant à une agriculture saine et le «  concept vert serait le suivant » nous supprimons l’argent pour l’agriculture et nous instaurons «  le troc » l’échange en agriculture dans le monde entier , les terres du monde seront exploités par rapport à leur nature ( de terre et caractéristiques) et après chaque pays fait «  du troc » par rapport à ses besoins .

Par exemple dans l’antiquité , l’orge était plus utilisé , revenir à l’orge et réduire le blé , qui est moins bon pour la santé humaine.( c’est un exemple)
a écrit le 09/08/2019 à 11:53 :
"des tensions sur les cours des denrées agricoles" Pouquoi continuer de parler de l'agriculture comme d'un marché financier. Pour survivre, il faut supprimer la valeur financière de l'agriculture en interdisant l'exportation de denrées alimentaires, même transformées, dans les pays qui peuvent les cultiver eux même ! Tout le reste n'est qu'hypocrisie !
a écrit le 09/08/2019 à 10:46 :
Le déni est général. On le voit partout et ici aussi dans les commentaires.
La survie de la biosphère et de l'humanité n'est pas compatible avec le capitalisme néolibéral mondialisé basé sur une croissance infinie. La seule chance de l'humanité est probablement de voir venir au plus tôt l'effondrement systémique généralisé qu'évoque les collapsologies. Il y a trop de gens qui en croquent pour que les alertes des scientifiques soient écoutés et suivies d'effets. Je parle des vraies experts, pas des trolls rétribués par les multinationales financières, les lobbyes et les groupes de pression pour répéter que tout va bien et que ceux qui alertent sont des illuminés. Hélas, faute d'un changement drastique, incompatible avec les pseudos démocraties contrôlées et manipulées par les milliardaires, la chute sera brutale et le problème de la surpopulation se réglera de lui-même, mais sans doute trop tard pour sauver ceux qui survivront aux premières secousses.
a écrit le 09/08/2019 à 9:35 :
Les gesticulations politiques du GIEC et consorts deviennent contre productives. On en fait trop pour paraître honnête. "Dans 18 mois, il sera trop tard... Il faut arrêter la voiture... Tout changer dans l'alimentaire..." Bref, il y a trop de gens qui crient au loup et on ne voit pas venir grand chose parmi les catastrophes annoncées. Ca me rappelle les prédictions alarmistes des annees 70... "En 2000 on n'aura plus de pétrole"... Si la peur est l'alliée des gouvernants qui espèrent mieux contraindre, souvenons nous d'abord qu'elle est mauvaise conseillère !
Réponse de le 09/08/2019 à 13:16 :
Le pétrole conventionnel a déjà peake en 2008. Donc les alertes des scientifiques étaient fondées. Nous ne tenons que grâce au pétrole de schiste américain qui ne va pas tarder à peaker lui aussi. Quant au giec, il est politique parce que la politique c’est s’occuper des gens pas de leur dire que tout va bien et de faire baisser les impôts
a écrit le 09/08/2019 à 9:17 :
La solution :ne pas être 10 milliards en 2050... ou 20 en 2070
Réponse de le 09/08/2019 à 14:00 :
Enfin un commentaire de bon sens, ...mais tellement politiquement incorrect
a écrit le 09/08/2019 à 8:47 :
La sécurité alimentaire effectivement va prendre le pas sur tous les autres sujets, et ce y compris dans les pays développés (et ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'environnement). Nous avons déjà des problèmes dans un contexte de prix agricoles bas, (mais cela ne va pas durer) et cela deviendra criant quand les prix vont grimper. La seule solution, contestée malheureusement, est le recours à la Tech. mais il va falloir faire le chemin inverse, dans nos faibles esprits, du passage de l'agriculture raisonnée à l'agriculture Bio, qui évidemment a augmenté les contraintes, et surtout les risques. Etre un ultra sur ces questions est une bêtise, place au Pragmatisme et à la Tech!
a écrit le 08/08/2019 à 21:32 :
Et pas un mot sur le commerce mondial, qui lui ne pollue pas, bien entendu. Le commerce des fleurs, par exemple, ou presque tout arrive aux Pays bas, pour retourner à la vente dans les autres pays européens , au lieu d'aller directement dans ces pays, etc.
Réponse de le 08/08/2019 à 23:40 :
Le commerce mondial !Vous fabriquez quoi ,peut etre quelque chose qui est en partie exportée ,un français sur deux travaille directement ou indirectement pour l'exportation.Toujours la meme chose hein ,nous il faut imperativement qu'on exporte mais faut surtout pas que les autres exportent chez nous ...................!
a écrit le 08/08/2019 à 19:59 :
Mettez vous aux carottes et laissez vous pousser les oreilles pour evacuer la chaleur

Yark yark yark
Réponse de le 09/08/2019 à 9:13 :
Au lapin.
Je commence serieusement a douter de vos origines.
Un vrai lapin ne fait pas "yark, yark".
a écrit le 08/08/2019 à 18:44 :
De rapports en rapports, la situation s'aggrave, on sait ce qu'il faut faire et c'est impossible de le faire, because la croissance, le PIB,
les actionnaires, la dette...bref tous les avatars du capitalisme, des dictatures communistes ou pas, des intérêts privés de tous ordres, de la course à la technologie, IA, course à l'armement au ciel et à l'espace inclus.
Collectivement, on n'arrivera à RIEN. C'est donc individuellement, égoïstement qu'il faut se préparer.
Je fais des tas de choses, j'ai commencé par supprimer mon compte Facebook, limité l'utilisation de la voiture et je ne prends et ne prendrai plus jamais l'avion. Le reste, c'est pour améliorer mon environnement immédiat.
(Je reconnais bien volontiers que c'est plus facile à la campagne, c'est aussi une raison qui me fait fustiger tout ce qui est entrepris pour densifier les villes.)
Réponse de le 08/08/2019 à 23:44 :
On ne vie qu'une fois et il faudrait se priver de ce que la vie nous donne !Les ecolos et leurs preconisations ne pesent que 3 % aux elections importantes pas au defouloir des européennes !Faites ce que vous voulez qui vous suivra en tout cas pas ceux qui savent ce la vie nous donne et s'en passer il est hors de question .........
a écrit le 08/08/2019 à 18:29 :
Je lis beaucoup de commentaires dans lesquels la surpopulation est évoquée et serait un problème.
La surpopulation se manifeste toujours dans les pays pauvres.
Éliminons la pauvreté et la surpopulation ne sera plus un problème.
La preuve, c'est que dans les pays les plus riches, Allemagne en tête, ce n'est pas la surpopulation qui guette, mais le déficit de natalité.
Religions ou pas : ON ne TUE pas des HUMAINS.
(... au nom des religions, des idéologies, des centaines de millions d'êtres humains ont été exterminés au fil des siècles, ce qui n'a jamais rien résolu définitivement).
Réponse de le 08/08/2019 à 19:14 :
surtout que l'Afrique, dont on pense que c'est la 'cible", c'est 3% des gaz à effet de serre mondiaux. Bon si on leur donne de la viande tous les midis ça aggravera le problème. :-)
Parait que ce qu'on importe pour nourrir nos animaux (et qui a provoqué de la déforestation au Brésil) c'est l'équivalent de la surface agricole française. Moins élever devrait éviter d'avoir à importer en masse des aliments.
Y a 50 ans je crois on mangeait 70km viande rouge par an, on est à 200 et qq de nos jours(les suisses c'est pire), à savoir pourquoi ?
Réponse de le 08/08/2019 à 19:50 :
"La preuve, c'est que dans les pays les plus riches, Allemagne en tête, ce n'est pas la surpopulation qui guette, mais le déficit de natalité".

La nouvelle présidente de la Commission européenne Ursula Gertrud von der Leyen membre de l’Église évangélique d’Allemagne en a sept.
Réponse de le 09/08/2019 à 8:51 :
La surpopulation est une des causes de la pauvreté. La religion,quelle quel soit aurait du expliquer depuis longtemps à tous ces gens que se reproduire à grande vitesse,sans avoir les moyens de sa subsistance ,n'est pas un but en soi.Les médecins du monde,sans frontières,ONG diverses et variées pourraient s' y associer.
Réponse de le 10/08/2019 à 21:07 :
c est pas si simple que ca. la montee du niveau de vie fait en effet baisser le nombre d enfants mais augmente aussi leur chance de survivre et leur duree de vie. Autrement dit, au lieu d avoir 10 enfants dont la moitie decedait avant 5 ans et dont aucun ne survivait plus de 45 ans, on aura 5 enfants qui vivront jusqu a 60 ans. C est sympatique humainement mais catastrophique pour l environnement. Et la facon la plus rapide de faire monter le niveau de vie, c est d ouvrir les frontieres afin que les africains puissent s installer ici


Petit rappel: le nigeria a lui seul produit plus de bebes que l europe tout entiere
a écrit le 08/08/2019 à 18:07 :
Pas un de ces grands scientifiques n'ose prononcer la vérité qui est qu'il faut trouver un moyen de limiter la population et non la consommation de viande et de légumes. Car même en réduisant la nourriture, on n'aura jamais assez d'eau dans beaucoup de pays.Parler de limitation de naissance , c'est politiquement incorrect, alors la guerre civile réglera hélas ce qu'on a pas su anticiper !
a écrit le 08/08/2019 à 17:38 :
du sybaritisme ! et recourir au subterfuge pour enfumer
a écrit le 08/08/2019 à 17:37 :
du sybaritisme ! et recourir au subterfuge pour enfumer
a écrit le 08/08/2019 à 17:10 :
Dénonciation de cette calomnie humano-dépressive qui n'évoque pas le développement de la croissance exponentielle de la population mondiale.
S'ils ne veulent pas froisser nos amis reproducteurs, leur rapport ne vaut strictement rien.
a écrit le 08/08/2019 à 16:06 :
Rapport a coté de la plaque !
Ce qui compte surtout pour la population et la paix ; c'est l'accès à l'eau potable .
On meurt hélas bien plus vite sans boire que sans manger
Réponse de le 08/08/2019 à 17:17 :
Vous êtes un génie vous! Félicitations !
Réponse de le 09/08/2019 à 9:15 :
Je m'en fiche, je ne bois que du rose.
a écrit le 08/08/2019 à 16:05 :
L'agriculture biologique comme solution au problème du climat c'est n'importe quoi. L'agriculture bio, c'est 40% de rendement en moins, je ne vois pas comment cela va aider à nourrir 10 milliards d'habitants. Une étude suédoise vient d'ailleurs de montrer que l'agriculture bio était néfaste à la lutte contre le réchauffement climatique puisque ces rendements médiocres ont pour corollaire la nécessité de davantage de surface et donc de déforestation. Pour info les agriculteurs français produisent plus aujourd’hui que nos grands parents en consommant 2 fois moins de surface.
Réponse de le 09/08/2019 à 1:31 :
C’est surtout votre commentaire qui est du grand n’importe quoi. L’#ONU (la #FAO plus précisément) a déjà démontré depuis longtemps que le bio pouvait tout à fait nourrir jusqu’à 10 milliards d’humains sans problème.

Le mieux serait ensuite que vous lisiez le rappont dont l’article fait état. L’agriculture actuelle est tout simplement suicidaire.
a écrit le 08/08/2019 à 15:49 :
La seule solution durablement viable est d'ordre malthusienne. Il faut changer complètement de mentalité sur la reproduction humaine, notamment limiter (volontairement ou non) à deux enfants par couple, voire même encourager un seul enfant. Stopper les religions et leur logique nataliste. Stopper les aides aux peuples qui sont incapables de s’ auto-réguler (Ce dernier point peut paraître immoral, mais il en va de notre survie).
Réponse de le 08/08/2019 à 18:26 :
je ne suis pas en couple ni n'ai d'enfant, bientôt à la retraite, j'ai droit à une prime ? :-) Mon frère&belle sœur n'en ont pas, ma sœur non plus.
J'espère qu'avoir moins d'habitants sur Terre c'est pas pour conserver nos habitudes alimentaires de pays riche ? Comme les mille milliards d'arbres à planter pour absorber 25% du CO2 atmosphérique et ainsi pouvoir continuer comme avant à en générer.

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