L'agriculture bio ne cesse de progresser en France

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Au total, 14% de l'emploi agricole est en bio selon l'organisme public qui en suit l'évolution.
Au total, 14% de l'emploi agricole est en bio selon l'organisme public qui en suit l'évolution. (Crédits : Pascal Rossignol)
La production bio couvre désormais 7,5% de la surface agricole française. L'objectif de parvenir à 15% fin 2022 semble de plus en plus atteignable.

La production agricole biologique a enregistré une "année record" en France en 2018, surtout dans les céréales, avec une progression à 7,5% de la surface agricole bio, tandis que 10% des agriculteurs travaillent désormais en bio dans le pays, a annoncé mardi l'Agence Bio. Avec deux millions d'hectares cultivés en bio l'an dernier en France, il y a vraiment « un cap franchi » côté production, « en ligne avec l'objectif de parvenir à 15% de la surface agricole en bio fin 2022 », a déclaré Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio, organisme public qui suit l'évolution du bio en France.

Au total, « 14% de l'emploi agricole est en bio » a ajouté Florent Guhl, soulignant « un effet emploi très significatif des fermes bio ».

Les grandes cultures accélèrent

Les nouveautés de 2018 portent surtout sur les céréales, oléagineux et légumes secs qui rattrapent leur retard, avec un bond de 31% de ces surfaces agricoles en bio, à 513.000 hectares, indique l'Agence Bio dans son bilan annuel.

« En 2013, seulement 1% des grandes cultures en France étaient bio, aujourd'hui nous sommes à 4,3% », a salué Florent Guhl.

Une hausse permise notamment par l'augmentation importante des capacités de traitement et de stockage dédiées, l'ouverture de silos et de moulins dédiés aux blés bio, comme celui de la coopérative Valfrance près de Melun ou de Soufflet dans le département du Rhône. Pour parvenir à réaliser l'objectif officiel de 15% de la surface utile agricole totale en bio fin 2022, l'agence estime que sur le plan des céréales, la France devra cultiver 8% de ses "grandes cultures" en bio. Dans le domaine des légumes secs, 40% sont déjà bio.

12% du vignoble français en bio

En viticulture aussi, le bond est très important (+20%), avec 12% du vignoble français en bio (94.020 hectares) en 2018. Pour encourager les vignerons à franchir le pas, un label CAB (conversion agriculture biologique) a été créé pour couvrir la période de conversion de trois ans. Le logo permet au viticulteur d'expliquer au consommateur qu'il est engagé dans le processus bio, et ainsi de vendre son vin un petit peu plus cher que du vin non bio pendant la transition.

« 14.000 nouveaux hectares de vigne vont être en conversion bio l'an prochain », a indiqué Florent Guhl.

Il a également souligné le « grand succès » des fruits et légumes bio, encouragés par l'objectif affiché dans la loi Alimentation (Egalim) de parvenir à 20% de produits bio ou en conversion en restauration collective d'ici à 2022.

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Commentaires
a écrit le 05/06/2019 à 9:30 :
Le bio progresse ?! ce n'est pas grâce au régime Macron. Il réduit ou suspend les subventions pour protéger son complice la FNSEA. Quant au commentateur "Foc", il devrait préciser sa pensée. Ecrire "la bio est la nouvelle arnaque" ne veut rien dire. L'industrie essaie de récupérer le bio en vendant des produits de mauvaises qualités. Mais à côté il existe une multitude de petits producteurs qui proposent aux consommateurs des produits sains et bons... c'est de la responsabilité de ses derniers de faire le tri.
a écrit le 05/06/2019 à 8:34 :
Ca ne va pas assez vite quand on sait l'empoisonnement généralisé que génère l'agro-industrie mais on se doute qu'avec les déboires de BAYER l'argent public va une nouvelle fois être gaspillé pour sauver l'empoisonneur.

Maintenant ça sulfate quand même moins il faut bien le reconnaitre, les agriculteurs non bio s'étant aussi rendu comptes des sommes qu'ils gaspillaient en achetant tout ces produits ayant besoin de contre produits, ayant besoin d'additifs ,ayant besoin de suplétifs et-c... Leurs revenus au final s'envolant là dedans.

C'est certainement cette raison économique qui fera se généraliser le "bio".
a écrit le 04/06/2019 à 23:17 :
Le bio c'est l'arnaque à la mode , un nouveau marché noir .
Réponse de le 05/06/2019 à 11:07 :
Effectivement, le bio ne devrait pas exister en tant que tel si au sort de la guerre 39-45, les gouvernements occidentaux donc en Europe n'avaient pas cautionné l'utilisation d'engrais chimiques et de pesticides afin d'accroitre les rendements pour nourrir la population. Aujourd'hui, les modes de production et les esprits ont évolue, la grande arnaque à la mode, c'est l'agrochimie "raisonnée" à base d'OGM!
a écrit le 04/06/2019 à 18:14 :
Et pendant ce temps la FNSEA continue à nous dire qu'on ne peut se passer des pesticides...
a écrit le 04/06/2019 à 17:55 :
Le BIO n'a d'intérêt que dans le cas de circuits courts, autrement c'est autre chose..Les fraises c'est maintenant et les tomates pas toute l'année..En outre, quand est ce que les élevages passent au BIO ?
Réponse de le 05/06/2019 à 11:02 :
Les tomates pas toute l'année en France! Je ne vois pas au nom de quel diktat, le vôtre apparemment, on devrait dénier le droit au consommateur de consommer les fruits et légumes des pays limitrophes: tomates bio d'Italie voire d'Espagne, certes dont les conditions de culture sont peut être critiquables ou à mieux contrôler, n'ont rien d'extraordinaire en mi saison car dans le sud de l'Europe les mois de février/mars ce n'est pas le climat de celui du nord de la France, vous êtes au courant ??! Après, le réflexe local, pourquoi pas, mais pour un consommateur de Marseille, acheter des tomates d'Italie n'est pas plus éloigné que d'en acheter venant de Bretagne voire moins.
a écrit le 04/06/2019 à 17:10 :
C'est surtout l'agriculture sur sol vivant qui est des plus intéressant pour nos agriculteurs que cela soit conventionnel ou bio!
Réponse de le 05/06/2019 à 11:04 :
Oui parce que avec le déversement de produits phytosanitaires et de pesticides sur les cultures de l'agriculture conventionnelle, vous pensez peut être que le sol en reste indemne?! Non, mais allô quoi!

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