Condamné, Trump échappe au prononcé de sa peine pour le moment
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L'ancien president americain candidat republicain a l'election presidentielle donald trump
David Dee Delgado
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L'ancien president americain candidat republicain a l'election presidentielle donald trump
David Dee Delgado
Le juge new-yorkais Juan Merchan a reporté au 26 novembre le prononcé de la peine contre Donald Trump dans l'affaire des paiements dissimulés à l'actrice de films X Stormy Daniels. Cette décision, qui intervient après l'élection présidentielle du 5 novembre, représente une victoire significative pour l'ancien président américain en campagne pour sa réélection.
Le juge Merchan a justifié ce report, initialement prévu pour le 18 septembre, comme servant « au mieux les intérêts de la justice ». Cette décision fait suite à de multiples recours de la défense de Trump et à une récente décision de la Cour suprême élargissant l'immunité pénale présidentielle.
Au printemps, à l'issue du premier procès pénal d'un ancien président des États-Unis, Donald Trump avait été reconnu coupable de 34 délits de falsifications de documents comptables, destinées à cacher, juste avant sa victoire à la présidentielle de 2016, un paiement de 130.000 dollars à Stormy Daniels. L'argent lui avait été versé pour qu'elle taise une relation sexuelle qu'elle dit avoir eue avec lui en 2006, ce que M. Trump a toujours nié.
Donald Trump a salué vendredi le report à après la présidentielle de l'annonce de sa peine à New York, assurant qu'il devrait désormais bénéficier d'un non-lieu. « L'affaire devrait être close », a lancé le candidat républicain à la présidentielle américaine sur sa plateforme Truth Social, affirmant n'avoir « rien fait de mal ».
L'homme d'affaires de 78 ans, qui a bouleversé en une décennie la démocratie américaine, connaîtra donc sa peine soit dans les habits d'un président réélu qui entrerait en fonction le 20 janvier 2025, soit comme un ancien locataire de la Maison-Blanche battu.
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Il est poursuivi au pénal dans trois autres dossiers, mais aucun autre procès n'aura lieu avant la présidentielle.
En revanche, au civil, Donald Trump a déjà été reconnu responsable et condamné à des centaines de millions de dollars de dommages et intérêts, notamment lors d'un procès pour diffamation intenté par l'ancienne chroniqueuse de presse E. Jean Carroll, sur fonds d'accusations de viol. Il a d'ailleurs fait appel.
Dans l'affaire Stormy Daniels, il encourt en théorie et au maximum de la prison ferme, mais de nombreux experts jugent plus probable que le juge prononce une peine alternative à de la prison, comme du sursis probatoire.
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Juan Merchan relève encore dans sa décision que M. Trump avait réclamé un report du prononcé de la peine « pour éviter l'impact potentiel politiquement préjudiciable (...) sur lui et sur ses perspectives pour la prochaine élection ». Mais pour le magistrat, que Donald Trump a maintes fois vilipendé, « les verdicts (de la justice) doivent être respectés de façon à ne pas être dilués face à l'énormité de la prochaine élection présidentielle ».
(avec agences)
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