À peine élu, le nouveau Premier ministre canadien a annoncé la couleur de son mandat. Il sera sous le signe du bras de faire avec les États-Unis. Le 29 avril, trois jours avant son élection, Mark Carney avait affirmé qu'il était « en politique pour faire de grandes choses » face à un « Trump (qui) tente de nous briser ».
C'est dans cette position belliqueuse que le nouveau chef de l'État du Canada va rencontrer son homologue américain ce mardi à la Maison-Blanche. Avec au programme, trois thèmes centraux dont dépend l'avenir du territoire nord-américain.
Le premier sera, bien sûr, celui des droits de douane. Mark Carney a, en effet, affirmé que les discussions de ce mardi seront centrées sur « les pressions commerciales actuelles ». Donald Trump a imposé 25 % de droits de douane sur les voitures, l'acier et l'aluminium du Canada.
Des taxes dont les effets se font déjà ressentir au Canada. Stellantis va fermer toute cette semaine son usine canadienne de Windsor quand General Motors a annoncé licencier entre 700 et 750 personnes de son usine d'Oshawa. Au niveau macroéconomique, lors de sa réunion d'avril, la Banque centrale canadienne a expliqué que l'incertitude entourant les droits de douane rendait impossible la publication de prévisions économiques. En réponse, Ottawa a imposé une série de droits de douane réciproques à Washington que Mark Carney compte bien tenir.