Droits de douane : Trump temporise, la Chine contre-attaque
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La Chine va aussi instaurer des taxes douanières de 10 % aux importations de pétrole américain.
Elizabeth Frantz
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La Chine va aussi instaurer des taxes douanières de 10 % aux importations de pétrole américain.
Elizabeth Frantz
Face à la pression de Trump sur les droits de douane (10 % supplémentaires), la Chine se met en mouvement et réplique. Pékin annonce ce mardi imposer des droits de douane de 15 % sur le charbon et le gaz américains.
Par ailleurs, des taxes douanières de 10 % seront infligées aux importations de pétrole américain et à d'autres catégories de biens venant des États-Unis : machines agricoles, véhicules de sports de grosse cylindrée et camionnettes.
Ces nouveaux droits de douane imposés par Pékin doivent entrer en vigueur le 10 février. Pékin a également annoncé ce mardi avoir déposé plainte contre Washington auprès de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), dénonçant les intentions « malveillantes » de Washington.
Le président américain doit s'entretenir dans la journée avec la Chine pour discuter des relations commerciales entre les deux pays. L'ambassadeur chinois à l'ONU, Fu Cong, a rappelé que « les guerres commerciales ne font pas de gagnant » et a mis en garde contre des mesures qui pourraient se retourner contre les États-Unis eux-mêmes.
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En Europe, la menace de nouveaux tarifs douaniers américains suscite l'inquiétude. Réunis à Bruxelles, les dirigeants des 27 cherchent à renforcer leur capacité de défense face aux exigences de Washington. « Si nous étions attaqués sur les sujets commerciaux, l'Europe, comme une puissance qui se tient, devra se faire respecter et donc réagir », a prévenu lundi Emmanuel Macron.
« Je peux seulement dire que nous sommes prêts », a déclaré de son côté Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Mais l'Europe doit aussi « être très pragmatique (...), discuter et négocier si nécessaire », a-t-elle insisté. Car pour d'autres, la priorité surtout est d'éviter coûte que coûte une guerre commerciale « inutile et stupide », selon les termes du Premier ministre polonais Donald Tusk.
Sous la menace d'une augmentation des droits de douane, à 25 %, le Canada et le Mexique ont cédé aux exigences de Donald Trump en matière de lutte contre l'immigration illégale, et le trafic de fentanyl. Ottawa s'est engagé à renforcer ses contrôles frontaliers avec un budget de 1.3 milliards de dollars canadiens, et la création d'une force d'intervention conjointe avec Washington. De son côté, Mexico a promis de déployer 10 000 soldats supplémentaires à sa frontière avec les États-Unis.
En contrepartie, le président américain a donc accepté une trêve d'un mois, en se disant « très satisfait » des négociations avec Justin Trudeau, premier ministre démissionnaire du Canada, et en saluant sa « conversation amicale » avec Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique. Le compromis a convaincu la province de l'Ontario, poumon économique du Canada, de renoncer lundi soir à bannir les entreprises américaines des contrats publics.
Face à toutes ces perturbations, la réaction des marchés financiers était plutôt positive ce mardi : le Nikkei à Tokyo a gagné 1,50 %, le Hang Seng à Hong Kong a bondi de 3,11 %, et le Kospi à Séoul a progressé de près de 2 %. L'industrie automobile, particulièrement exposée à une guerre commerciale, a également rebondi, avec des hausses notables pour Toyota (+2,90 %), Nissan (+2 %) et Honda (+1,74 %).
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Le billet vert continuait de se renforcer (+0,25 %) face à la devise japonaise, à 155,13 yens pour un dollar. L'or, valeur refuge, brillait toujours ce mardi (+0,29 % à 2 823 dollars l'once). En revanche, les investisseurs ont délaissé lundi les cryptomonnaies, actifs à risque, pour couvrir leurs pertes sur d'autres marchés. Mais le bitcoin a nettement rebondi après le sursis de Trump accordé au Canada et Mexique. Il confortait aujourd'hui ses gains en Asie (+0,52 % à 101 402 dollars).
(Avec AFP)
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