• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

OPINION. « Droits de douane sur les produits mexicains et canadiens : une double aberration »

Sylvain Bersinger

Publié le 03 février 2025 à 09:19 - Mis à jour le 03 février 2025 à 09:23

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. En instaurant des droits de douane de 25 % sur les produits en provenance du Mexique et du Canada, et de 10 % sur ceux en provenance de Chine, la décision de Donald Trump affecte non seulement les États-Unis, mais aussi ses partenaires commerciaux. Les conséquences de cette politique sont loin d’être bénéfiques pour les trois pays concernés, et notamment pour les chaînes de valeur nord-américaines. Par Sylvain Bersinger, chef économiste chez Asterès.

Donald Trump a décidé d'imposer de forts droits de douane sur les produits mexicains et canadiens (25 %), et dans une moindre mesure sur les produits chinois (10 %). Cette politique est néfaste aussi bien pour les États-Unis que pour ses partenaires commerciaux que Donald Trump prétend sanctionner en raison de leur excédent commercial avec les États-Unis et pour leur manque apparent de vigueur dans la lutte contre le trafic de drogue. Ces droits de douane sont d'autant plus incompréhensibles en ce qui concerne le Mexique et le Canada, car Donald Trump renie ainsi un engagement qu'il avait lui-même pris lors de son premier mandat et pénalise les chaînes de valeur nord-américaines.

Donald Trump vise les principaux fournisseurs des États-Unis

Donald Trump a délibérément ciblé les pays auprès desquels les États-Unis importent le plus. À eux trois, le Mexique, la Chine et le Canada représentent 43 % des importations américaines de marchandises*. Donald Trump n'a donc pas choisi au hasard les pays envers lesquels il impose des droits de douane, il a choisi de cibler directement ses principaux fournisseurs.

ooo
Photo d'illustration (Crédits : Reuters)

Droits de douane : pourquoi ils sont néfastes à toutes les parties

La théorie économique est d'ordinaire sceptique envers les droits de douane, car ils se révèlent d'ordinaire aussi pénalisants pour le pays qui les met en place que pour le pays qui est ciblé. Notre propos concerne ici les droits de douane généralisés, des droits de douane ciblés dans des cas spécifiques peuvent éventuellement faire exception à la règle (les droits de douane récemment adoptés par l'Union européenne sur les voitures électriques chinoises peuvent éventuellement faire partie des exceptions). Nous discutons également ici les droits de douane mis en place dans le but de soutenir les entreprises locales ou, ce qui est lié, d'améliorer le solde commercial d'un pays, nous ne nous prononçons pas sur l'utilité des droits de douane comme levier d'action parfois mis en avant par Donald Trump pour lutter contre le trafic de drogue. Les droits de douane ne permettent pas de stimuler l'industrie ni d'améliorer le solde commercial d'un pays, car ils pénalisent les exportations du pays qui les met en place autant qu'ils brident les importations des autres pays. Cette relation peut s'expliquer de multiples façons, nous présentons les principales sans prétendre à l'exhaustivité.

- Le théorème de symétrie de Lerner stipule qu'un droit de douane est équivalent à une taxe sur les exportations.

Le modèle de Lerner repose certes sur des hypothèses simplistes (notamment un monde limité à deux biens et à deux pays), mais ses conclusions sont riches d'enseignement. Si les États-Unis et le Canada échangent par exemple des voitures et des motos et que les États-Unis instaurent un droit de douane sur les importations canadiennes de voitures, celles-ci diminueront. Les États-Unis produiront plus de voitures, mais, ce faisant, ils déplaceront de la main-d'œuvre des usines de motos vers des usines de voitures. Donc, ils produiront et exporteront vers le Canada moins de motos (le modèle implique le plein emploi, ce qui est le cas des États-Unis actuellement). Le résultat aurait été identique si les États-Unis avaient imposé une taxe sur leurs exportations de motos : moins de ventes de motos américaines au Canada, donc un déplacement de la main-d'œuvre américaine des usines de motos vers les usines de voiture.

- Le solde commercial d'un pays dépend, fondamentalement, de l'écart entre la production et la consommation d'un pays6.

Les États-Unis présentent un fort déficit commercial, car ils consomment beaucoup, pour des montants supérieurs à leur production domestique (ce qui n'est pas un problème en tant que tel). Si les habitants d'un pays veulent manger 11 pommes et qu'ils n'en produisent que 10, il y a forcément 1 pomme de déficit commercial. Les droits de douane ne changent rien à cette situation. Car, par exemple, des droits de douane sur les pommes importées pourraient favoriser la production locale de pommes. Mais, ce faisant, des facteurs de production supplémentaires (notamment des travailleurs) devraient s'orienter vers les vergers de pommes au détriment, par exemple, des vergers de poires. Les États-Unis réduiraient certes leur déficit commercial sur les pommes, mais l'augmenteraient d'autant sur les poires (si les États-Unis n'étaient pas au plein emploi, l'argument serait moins valable, car des chômeurs pourraient venir travailler dans les vergers).

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

- Les autres pays peuvent prendre des mesures de rétorsion.

Nous n'abordons pas ici la question complexe de savoir si des mesures de rétorsion face à une hausse des droits de douane sont la meilleure réponse possible. Le fait est que, pour des raisons souvent politiques, les pays qui subissent des droits de douane tendent à riposter par des mesures analogues. Il en résulte une situation dans laquelle les deux parties sont perdantes, chacun voyant ses exportations baisser vers son partenaire commercial.

- La variation du taux de change annule le gain de compétitivité attendu des droits de douane.

Les droits de douane américains tirent le dollar à la hausse pour deux raisons principales : la baisse des importations (à court terme) diminue la demande de devises étrangères de la part des États-Unis, donc pousse les autres monnaies à la baisse par rapport au dollar. De plus, la hausse des droits de douane entraîne une hausse des prix à la consommation (achats de produits importés plus chers ou de produits fabriqués dans le pays à un prix plus élevé que les importations) qui conduit la Fed à augmenter ses taux, donc à rendre les placements en dollar plus attractifs. Cette appréciation du dollar rend l'économie américaine moins compétitive, annulant l'effet positif attendu des droits de douane sur le solde commercial. D'ailleurs, depuis l'élection de Donald Trump, du fait de la menace des droits de douane, le dollar américain s'est apprécié par rapport au dollar canadien, au peso mexicain et au yuan. Avec la mise en place effective des droits de douane, cette tendance va probablement s'accentuer.

ooo
Photo d'illustration (Crédits : Reuters)

Droits de douane sur les produits mexicains et canadiens : doublement absurdes

Les droits de douane sur les produits mexicains et canadiens sont encore plus pénalisants, du point de vue des États-Unis, que ceux sur la Chine. D'une part, Donald Trump renie un engagement qu'il avait pris par le passé, mettant à mal sa crédibilité. D'autre part, l'industrie américaine est fortement intégrée avec celle de ses voisins.

- Donald Trump s'était engagé par le passé à ne pas imposer unilatéralement de droits de douane sur le Mexique et le Canada.

L'accord de libre-échange nord-américain (ALENA) signé en 1994 avait été renégocié par Donald Trump lui-même lors de son premier mandat et baptisé l'Accord Canada-États-Unis-Mexique. Dans les grandes lignes, ce nouvel accord n'était pas sensiblement différent de l'ALENA et visait justement à préserver la fluidité du commerce entre les trois pays. En imposant unilatéralement des droits de douane de 25 % sur ses deux voisins, Donald Trump renie sa parole passée et sape la crédibilité des États-Unis. Les autres pays ne le croiront plus lorsqu'il promettra de négocier des « deals » et les entreprises risquent de ne pas croire ses promesses lorsqu'il tente de les convaincre d'investir aux États-Unis.

- Le commerce est très fortement intégré à l'échelle régionale.

Les pays continuent de commercer majoritairement avec leurs voisins immédiats pour des raisons évidentes de coût et de commodité. Ainsi, une voiture assemblée aux États-Unis, au Mexique ou au Canada incorpore une multitude de composants provenant des pays voisins. Les chaînes de valeur s'étaient organisées au sein de zones de libre-échange (ou que l'on croyait telles) comme le marché unique européen ou, justement, l'accord nord-américain. En conséquence, une perturbation des flux frontaliers avec le Mexique et le Canada aura un impact direct sur les coûts de production de l'industrie américaine.

Précision du périmètre : une analyse centrée sur le Canada, le Mexique et la Chine

La présente note considère que les États-Unis imposeront des droits de douane de 25 % sur toutes les importations de marchandises du Canada et du Mexique et de 10 % sur toutes les importations chinoises. Le périmètre exact des droits de douane semble cependant flou et changeant. Par exemple, le pétrole canadien pourrait n'être taxé qu'à hauteur de 10 %. Des droits de douane pourraient également être annoncés sur les marchandises européennes. Le caractère imprévisible de Donald Trump implique que la situation peut évoluer rapidement.

_____

* Calcul Asterès d'après source ITC
** Plus précisément de l'écart entre l'épargne et l'investissement

Sylvain Bersinger

Sur le même sujet

Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats