Les perspectives économiques s’assombrissent : la croissance mondiale pourrait passer sous les 2% en 2023 (FMI)

Selon Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), qui s'exprimait à l'occasion d'un forum économique, les prévisions de croissance mondiale pour 2023 se sont encore assombries, avec un risque de plus en plus élevé de voir la croissance passer sous les 2%. En cause, la guerre en Ukraine et la politique zéro Covid en Chine.
Une croissance mondiale inférieure à 2%, souigne le FMI, serait une première depuis 2009 (-1,3%), si l'on excepte les conséquences de la pandémie en 2020, année où le PIB mondial a reculé de 3,3%.
Une croissance mondiale inférieure à 2%, souigne le FMI, serait une première depuis 2009 (-1,3%), si l'on excepte les conséquences de la pandémie en 2020, année où le PIB mondial a reculé de 3,3%. (Crédits : YURI GRIPAS)

Les perspectives du Fonds monétaire international (FMI) concernant la croissance mondiale en 2023 sont de plus en plus inquiétantes. L'institution l'estime aujourd'hui à moins de 2% alors que, lors de la publication de son rapport sur les prévisions économiques mondiales (WEO), en octobre dernier, elle anticipait une croissance de 2,7% pour 2023. Elle soulignait alors qu'il existait 25% de chance de « la voir passer sous la barre des 2% ».

Lire aussi« Les perspectives économiques européennes se sont considérablement assombries » (FMI)

Une croissance mondiale inférieure à 2% serait une première depuis 2009 (-1,3%), si l'on excepte les conséquences de la pandémie en 2020, année où le PIB mondial a reculé de 3,3%.

« Lorsque l'on regarde les récents indicateurs, nous nous inquiétons de voir cette probabilité augmenter, du fait du ralentissement simultané aux États-Unis, en Europe et en Chine », a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, lors d'une intervention en ligne dans le cadre du forum Reuters Next. Le Fonds doit mettre à jour en janvier ses prévisions pour 2023, mais la situation économique « s'est récemment assombrie, sur la base de ce que nous voyons tant concernant le sentiment des consommateurs que des investisseurs », a ajouté la responsable. En cause : l'impact de la guerre en Ukraine sur l'économie européenne mais également des effets de la politique zéro Covid de la Chine.

La croissance chinoise sera équivalente en 2022 à la croissance mondiale, du jamais-vu depuis 40 ans

« Nous envisageons cette année une croissance chinoise à 3,2%, soit équivalente à la croissance mondiale. Ce n'est jamais arrivé au cours des 40 dernières années de voir la Chine au même niveau que la croissance mondiale. Jusqu'ici, 35% à 40% de la croissance mondiale dépendait de la croissance chinoise, mais ce n'est pas le cas cette année, et ce ne sera pas le cas l'année prochaine » insiste Kristalina Georgieva.

La directrice générale du Fonds avait déjà pu souligner mardi que la croissance chinoise pourrait être revue à la baisse du fait des « restrictions anti-covid et (des) difficultés du secteur immobilier, frappé par une succession de faillites de promoteurs et de difficultés à achever les travaux ».

(Avec AFP)

Les Etats-Unis limitent la casse lors du troisième trimestre 2022, le spectre de la récession s'éloigne

La croissance du PIB des Etats-Unis au troisième trimestre a été un peu plus forte qu'initialement annoncé, à 2,9% en rythme annualisé, selon une deuxième estimation du département du Commerce. La première estimation de la croissance du produit intérieur brut (PIB), publiée fin octobre, avait fait état d'une croissance de 2,6% en rythme annualisé, mesure privilégiée par les États-Unis, qui compare au trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière. Et si l'on compare simplement au trimestre précédent, comme le font d'autres économies avancées, la croissance est de 0,7%, contre 0,6% d'après la première estimation. Cette révision en hausse est due à des dépenses de consommation plus élevées qu'initialement estimées, de même que les investissements, les dépenses publiques et les exportations.

Le PIB s'était contracté aux deux premiers trimestres de l'année, reculant de 1,6% puis de 0,6%. Sans tomber cependant dans la récession à ce stade, selon l'administration Biden, mais aussi de très nombreux économistes. Ils estiment en effet que, bien que ces deux trimestres consécutifs de baisse du PIB correspondent à la définition communément admise de la récession, la solidité, notamment, du marché de l'emploi ne permet pas de faire entrer la première économie du monde dans cette case.

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