Etats-Unis : Biden fustige Trump pour ses mensonges au sujet de l'ouragan Milton
latribune.fr
Selon Joe Biden ce mercredi, la désinformation « mine la confiance » des populations dans les efforts de secours et « nuit à ceux qui en ont le plus besoin ».
Après une réunion ce mercredi à la Maison Blanche au sujet de l'ouragan Milton, qui doit toucher terre en Floride dans la nuit, le président américain a déploré la « propagation irresponsable, dangereuse et continue de désinformations et de mensonges purs et simples » de Donald Trump.
Le président américain Biden semble très remonté. Il a en effet accusé ce mercredi Donald Trump d'avoir déclenché une « avalanche de mensonges » sur la gestion par le gouvernement fédéral américain des ouragans Hélène et Milton.
Après une réunion à la Maison Blanche sur ce sujet, qui doit toucher terre en Floride (sud du pays) dans la nuit, le président américain a déploré la « propagation irresponsable, dangereuse et continue de désinformations et de mensonges purs et simples » au sujet de la gestion de ces ouragans.
L'ex-président et candidat républicain à la présidentielle Donald Trump « mène cette avalanche de mensonges », a-t-il fustigé. Selon lui, la désinformation « mine la confiance » des populations dans les efforts de secours et « nuit à ceux qui en ont le plus besoin ».
Aubaine pour critiquer Biden
Depuis le passage destructeur et meurtrier d'Hélène dans le sud-est des Etats-Unis, faisant au moins 235 morts, Donald Trump et les républicains accusent, sans preuve, les démocrates d'avoir « volé l'argent » de l'agence fédérale de réponse aux catastrophes naturelles (Fema) pour « le donner à leurs immigrés illégaux ».
« C'est ridicule de dire ça. C'est faux », a réagi le président Biden. « Il y a des allégations selon lesquelles les maisons (endommagées, ndlr) sont confisquées, c'est tout simplement faux. Il est dit que les sinistrés ne recevront que 750 dollars, pas plus. C'est tout simplement faux ».
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Le dirigeant démocrate a fustigé les assertions « encore plus bizarres » de la parlementaire trumpiste Marjorie Taylor Greene. Elle « dit maintenant que le gouvernement fédéral contrôle carrément la météo... On est au-delà du ridicule. Il faut que ça s'arrête », a tranché Joe Biden.
Kamala Harris en soutien
La vice-présidente et candidate démocrate à l'élection du 5 novembre, Kamala Harris, a assisté à la réunion depuis New York, où elle donne une série d'interviews à des médias. Avertissant ceux qui seraient tentés de profiter de l'ouragan pour augmenter les prix des denrées alimentaires, du carburant ou des logements, elle a assuré: « Quiconque flouera les consommateurs sera tenu pour responsable ».
De son côté, Joe Biden a réitéré ses appels à la prudence et à l'évacuation face à l'arrivée de l'ouragan Milton, qui « ressemble à la tempête du siècle ». « C'est une question de vie ou de mort », a-t-il dit, répétant des propos tenus la veille.
Signe que la situation est potentiellement critique, le président a annulé un voyage en Allemagne et en Angola pour être aux Etats-Unis pendant le passage de Milton, qui va toucher terre sur la côte ouest de la Floride en tant qu'« ouragan majeur » et traverser la péninsule de part en part.
60 milliards de dégâts
Très redoutée en matière de dégâts, l'ouragan Milton l'est aussi logiquement en matière de coûts financiers. Selon les analystes du gestionnaires d'actifs RBC Capital, la catastrophe naturelle pourrait entraîner 60 milliards de dollars (54,71 milliards d'euros) de pertes assurées. Une telle facture devrait entraîner une hausse des tarifs de la réassurance en 2025, susceptible de faire grimper les actions de certains groupes du secteur, estiment-ils dans une analyse publiée ce mercredi.
« Le marché semble tabler sur un impact similaire à celui de l'ouragan Ian », écrivent les analystes. Pour rappel, ce dernier avait balayé la Floride fin septembre 2022. Il avait causé à lui seul plus de 100 milliards de dollars de dommages. Et s'était alors classé au deuxième rang des ouragans les plus coûteux de l'histoire pour le secteur, selon le Swiss Re Institute, qui fournit des recherches sur l'assurance.
À cela s'ajoute le fait que le sud-est des Etats-Unis se remet à peine des ravages causés par l'ouragan Helene, passé fin septembre. La Banque centrale américaine (Fed) a d'ailleurs prévenu en début de semaine que ses « effets économiques (...) pourraient affecter les perspectives économiques des États-Unis ».