Kamala Harris défend son programme économique dans une interview
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Mercredi, Kamala Harris, la vice-présidente a défendu ses projets pour la première économie mondiale.
Jonathan Drake
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Mercredi, Kamala Harris, la vice-présidente a défendu ses projets pour la première économie mondiale.
Jonathan Drake
C'était le premier entretien en solo de la candidate démocrate aux élections américaines à la télévision. Mercredi, Kamala Harris, la vice-présidente, a défendu ses projets pour la première économie mondiale.
La démocrate a notamment attaqué le bilan de son rival milliardaire à la Maison Blanche. Elle l'a accusé d'avoir fait perdre à l'Amérique 200.000 emplois industriels et a assuré que la Chine s'était « constamment jouée » de son adversaire sur le plan technologique et commercial.
Celle qui a repris à Joe Biden le flambeau de la course à la Maison Blanche, a ensuite accusé son rival sur MSNBC de n'être « pas sérieux » avec son projet de fortes taxes sur les marchandises importées en cas de victoire.
La candidate de 59 ans a toutefois reconnu que le coût de la vie restait « trop élevé » pour les ménages, en répétant ses quelques promesses concrètes : un crédit d'impôt pour les jeunes familles et pour les créateurs de petites entreprises, une aide à l'achat de logement, un contrôle du prix souvent exorbitant des médicaments... Le tout doit être financé par une fiscalité plus lourde sur les grandes entreprises et les grandes fortunes.
L'entretien a par ailleurs eu lieu à Pittsburgh, capitale historique de l'acier, en Pennsylvanie. Parmi les sept fameux Etats-pivots (Wisconsin, Michigan, Caroline du Nord, Géorgie, Arizona, Nevada et Pennsylvanie), ces états où le vote entre Républicain et Démocrate est souvent indécis d'une présidentielle à l'autre, la Pennsylvanie fait figure de gros lot. En effet, elle offrira 19 grands électeurs à celui qui la remportera le 5 novembre. Pour rappel, le premier à atteindre 270 grands électeurs gagnera la présidentielle, qui est un scrutin indirect.
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La candidate démocrate, qui a prévu de se rendre vendredi en Arizona, dans une ville jouxtant la frontière avec le Mexique, a aussi promis lors du même entretien de ressusciter en cas de victoire un projet de loi de l'actuel président démocrate. Ce texte, torpillé par les républicains, prévoyait d'augmenter les moyens de la police aux frontières et de restreindre l'accès au droit d'asile.
Si le républicain semble perdre de son ascendant sur Kamala Harris en matière d'économie, du moins selon les sondages menés auprès des électeurs, il est jugé bien plus convaincant sur l'immigration, toujours selon les enquêtes d'opinion. L'ancien président, qui n'a pas hésité à propager de fausses informations racistes sur des immigrés venus d'Haïti, accuse sa rivale d'avoir transformé la frontière sud en passoire, et promet en cas de victoire des expulsions massives.
Néanmoins, les électeurs américains devront se contenter de cet entretien solo de Kamala Harris, à défaut d'un nouveau débat entre les deux candidats. Le républicain a en effet refusé de réitérer l'exercice avant la date du scrutin, malgré la proposition de la candidate d'en organiser un le 23 octobre prochain sur la chaîne CNN. « J'espère que Donald Trump se joindra à moi », avait-elle lancé sur X. Ce dernier avait toutefois répondu qu'« il est trop tard » pour un nouveau débat, arguant que « le vote a déjà commencé », en référence au début du vote par anticipation dans certains États du pays (Virginie, Minnesota et Dakota du Sud).
En attendant, Donald Trump se rendra lui aussi prochainement en Pennsylvanie dans le cadre de sa campagne, plus précisément à Butler, là même où il avait été visé par une tentative d'assassinat à la mi-juillet.
Mercredi, le Républicain, en campagne dans un autre Etat très convoité, la Caroline du Nord, s'en est pris à l'Iran, en affirmant qu'il faudrait menacer de « détruire » le pays si Téhéran s'en prenait à un candidat à l'élection américaine. En effet, l'ancien président, visé par deux tentatives d'assassinat, le 13 juillet et le 15 septembre, a assuré mardi que sa vie était directement menacée par l'Iran, dans un contexte d'hostilités redoublées entre Israël et le Hezbollah, mouvement chiite libanais allié de Téhéran. Son équipe de campagne a indiqué avoir été informée par les renseignements américains de menaces « concrètes » d'assassinat contre le candidat républicain, émanant de l'Iran.
Donald Trump a aussi vivement critiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui doit rencontrer Kamala Harris jeudi. « Chaque fois qu'il est venu dans notre pays, il est reparti avec 60 milliards de dollars, je pense que c'est le meilleur commercial de la planète », a ironisé l'ancien président.
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La Chambre des représentants, puis le Sénat, ont tous deux approuvé mercredi après-midi cet accord, qui maintient le gouvernement opérationnel avec les niveaux de dépenses actuelles jusqu'au 20 décembre.
Ils avaient jusqu'au 30 septembre pour s'entendre sur les différents budgets pour l'exercice fiscal 2025, qui débute le 1er octobre. Au-delà, les agences fédérales se seraient retrouvées non financées, cinq semaines seulement avant le scrutin, très serré, du 5 novembre.
(Avec AFP)
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