Gaza : raid meurtrier sur une école
Antoine Malo
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Des Palestiniens priant, hier à Gaza-Ville, devant les dépouilles des victimes du bombardement.
© LTD / REUTERS/Abed Sabah
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Des Palestiniens priant, hier à Gaza-Ville, devant les dépouilles des victimes du bombardement.
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Un carnage. L'un des pires depuis que la guerre de Gaza a débuté, le 7 octobre. Hier, une frappe israélienne sur une école de l'enclave a fait au moins 90 morts, selon la défense civile palestinienne. Le bombardement, qui a aussi visé une mosquée attenante, s'est déroulé au petit matin, lors de la prière. Selon le Hamas, l'établissement, situé dans le centre de Gaza-Ville, abritait 250 personnes déplacées, dont une majorité de femmes et d'enfants. L'Union européenne et le Royaume-Uni se sont dits« horrifiés » par le massacre tandis que Paris l'a condamné avec « la plus grande fermeté ». La Turquie a quant à elle parlé d'un « nouveau crime contre l'humanité ».
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Israël s'est défendu en expliquant que l'école servait de centre de commandement et de contrôle pour le Hamas et le Djihad islamique et qu'une vingtaine de leurs combattants auraient été éliminés. Malgré le très lourd bilan, Tsahal a souligné qu'elle avait pris le maximum de précautions en utilisant notamment un missile de haute précision. Avec ce raid, Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, montre qu'il est résolu à poursuivre coûte que coûte son offensive à Gaza, qui a déjà fait 40 000 morts. Une nouvelle opération a d'ailleurs été lancée jeudi sur Khan Younès, dans le sud de l'enclave. Des milliers de Palestiniens qui y avaient trouvé refuge ont une nouvelle fois dû quitter la zone sans avoir nulle part où aller.
Antoine Malo