LA TRIBUNE DIMANCHE - Vos objectifs étaient de mettre le Hamas hors d'état de nuire, et de faire revenir tous les otages. Aujourd'hui, le Hamas est toujours actif et il détient plus de 100 otages. Est-ce un échec ?
ALONA FISHER-KAMM - Non, les deux objectifs restent les mêmes : libérer les otages et démanteler le Hamas. Mais vous avez raison, le Hamas détient encore 133 otages. En même temps, nous avons déjà détruit 80 % de son dispositif militaire, récupéré d'importants stocks d'armes cachés dans des infrastructures civiles, comme des écoles, des mosquées, des hôpitaux... Nous avons démantelé son centre de communication, arrêté de nombreux terroristes, ce qui nous a permis d'obtenir des informations importantes pour le vaincre. Nous n'avons pas le choix. Cette guerre nous a été imposée. Ce n'est pas une action de représailles, mais il s'agit d'éviter un nouveau 7 octobre. Car les terroristes le disent eux-mêmes, ce massacre n'est qu'une étape pour détruire l'État d'Israël.
Mais aujourd'hui le Hamas n'est plus au pouvoir à Gaza, qui est totalement détruit...
Le Hamas continue de tenter de conserver son pouvoir, et se sert de sa propre population comme boucliers humains. Ce n'est pas le choix des Gazaouis qui ne sont pas nos ennemis. Ils sont eux-mêmes victimes du régime que leur a imposé le Hamas.