Nucléaire : la longue et difficile désintoxication de l’Europe à la Russie
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

En Europe, Rosatom revendique environ 30% de parts de marché de l'enrichissement d'uranium.
Reuters
Juliette Raynal
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

En Europe, Rosatom revendique environ 30% de parts de marché de l'enrichissement d'uranium.
Reuters
Communauté européenne de l'énergie atomique, un organisme public européen chargé de coordonner les programmes de recherche sur l'énergie nucléaire, Ndlr)
, entre 25 et 30% des centrales nucléaires en Europe dépendent de la Russie », rappelle ainsi Teva Meyer, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de la géopolitique du nucléaire civil.À lire également
Moins médiatisée, cette vulnérabilité est cependant plus sournoise car extrêmement difficile à compenser à court ou moyen terme. En effet, alors que le Vieux Continent s'est rapidement et largement tourné vers le Gaz naturel liquéfié (GNL) pour amoindrir son exposition au gaz russe acheminé par pipelines, se défaire du poids stratégique que revêt la Russie dans le nucléaire européen sera bien plus long au regard de la complexité de la chaîne de valeur. Résultat : alors qu'elle en est à son treizième paquet de sanctions contre la Russie, Bruxelles a toujours renoncé à sanctionner le nucléaire russe et l'entreprise publique Rosatom continue de commercer avec les Etats membres de l'Union européenne malgré le conflit en cours.
Juliette Raynal