Guerre en Ukraine : les Européens restent solidaires des Ukrainiens
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Les Européens sont globalement favorables à augmenter les envois d'armes à Kiev, selon un sondage. (photo d'illustration)
YVES HERMAN
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Les Européens sont globalement favorables à augmenter les envois d'armes à Kiev, selon un sondage. (photo d'illustration)
YVES HERMAN
La solidarité européenne contre l'invasion russe en Ukraine tient bon. Selon un sondage publié mercredi, les Européens sont globalement favorables à augmenter les envois d'armes à Kiev. En revanche, ils sont divisés sur l'issue possible de la guerre.
Ils sont aussi majoritaires à penser que la guerre s'arrêtera sur la base d'un accord négocié entre les belligérants (à l'exception de l'Ukraine et de l'Estonie où la majorité pense que Kiev l'emportera sur le champ de bataille), d'après cette étude réalisée en mai auprès de 19.566 personnes. Ils sont aussi unis, pour les non-Ukrainiens, contre l'idée d'envoyer leurs soldats se battre en Ukraine.
En revanche, ils sont beaucoup plus divisés sur la position que devrait adopter l'Europe, entre un groupe de pays où les populations pensent majoritairement que les Européens doivent aider l'Ukraine à reconquérir ses territoires (Estonie, Suède, Royaume-Uni, Pologne, Portugal), un groupe où la majorité pense que l'Europe doit pousser l'Ukraine à négocier (Bulgarie, Grèce, Italie, République tchèque, Suisse), un groupe indécis où les opinions se divisent à peu près entre ces deux options et ceux qui n'expriment pas d'opinion précise sur cette question (Pays-Bas, Espagne, France, Allemagne).
« L'un des principaux défis pour les dirigeants occidentaux sera de réconcilier les positions contradictoires des Européens et des Ukrainiens sur l'issue de la guerre », estime Mark Léonar, un des co-auteurs du rapport.
Les Ukrainiens, également sondés, restent eux majoritairement opposés à toute concession territoriale à la Russie. Ils se montrent très majoritairement opposés à l'idée de céder des territoires occupés en échange d'une adhésion à l'Otan. De même, 45% d'entre eux préféreraient perdre des territoires, mais rester libres d'adhérer à l'UE ou l'Otan, tandis que 26% préféreraient récupérer les zones occupées mais se démilitariser, et ne pas adhérer à l'Otan ni à l'UE.
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Près de la moitié des Ukrainiens craignent que les Etats-Unis négocient directement avec la Russie un accord sans impliquer Kiev, une hypothèse semblant faire référence à une éventuelle victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle de l'automne 2024.
Ce sondage est publié le jour où le nouveau Premier ministre néerlandais, Dick Schoof, a déclaré que les Pays-Bas continueraient à apporter un « soutien financier, militaire et politique » à l'Ukraine et a fustigé la Russie, dans son premier discours devant le Parlement.
Dick Schoof, 67 ans, s'est également engagé à atteindre l'objectif de consacrer 2% du produit intérieur brut des Pays-Bas à la défense, un niveau exigé par l'Otan, bientôt dirigée par son prédécesseur Mark Rutte.
S'adressant à un petit groupe de journalistes après son investiture mardi, le nouveau Premier ministre néerlandais a déclaré que la principale menace contre le pays venait « clairement de l'est ». « Peut-être parce que j'ai été chef des services de sécurité, je suis un peu plus inquiet que les autres », a-t-il observé.
Mardi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé pour un maintien du soutien de l'aide militaire européenne à Kiev auprès du Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui a bloqué son versement par le passé.
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« Il est également très important pour nous tous en Europe que le soutien de l'Europe à l'Ukraine reste à un niveau suffisant, y compris notre défense contre la terreur russe », a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse durant la visite à Kiev du dirigeant hongrois, connu pour sa proximité avec Moscou et dont le pays vient de prendre la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne.
(Avec AFP)
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