Guerre en Ukraine: Londres renvoie « la balle dans le camp de la Russie »
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Comme d'autres alliés de Kiev, Keir Starmer a insisté sur la nécessité de maintenir la pression sur Moscou.
Henry Nicholls
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Comme d'autres alliés de Kiev, Keir Starmer a insisté sur la nécessité de maintenir la pression sur Moscou.
Henry Nicholls
« La balle est dans le camp de la Russie », qui devra « tôt ou tard venir à la table » des négociations. C'est la conclusion du Premier ministre britannique, Keir Starmer, après un sommet virtuel organisé par Londres samedi, auquel ont participé plus d'une vingtaine de dirigeants alliés de l'Ukraine.
En insistant, comme d'autres alliés de Kiev, sur la nécessité de maintenir la pression sur Moscou, Londres a évoqué de « nouveaux engagements mis sur la table » samedi. Un groupe « plus grand » qu'il y a deux semaines serait motivé à constituer une « coalition de pays volontaires » prêts à dissuader Poutine de violer une éventuelle trêve.
Leurs responsables militaires se réuniront jeudi au Royaume-Uni pour discuter de la « phase opérationnelle » de leur plan, a annoncé Keir Starmer lors d'une conférence de presse à Downing Street.« Désormais, la Russie doit montrer qu'elle soutient un cessez-le-feu qui mène à une paix juste et durable » a aussi déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur X après la réunion. Emmanuel Macron a appelé à une pression « claire » sur Moscou, qui, selon lui, « ne donne pas l'impression de vouloir la paix sincèrement ».
Mardi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, pressé par les Etats-Unis et leur président Donald Trump, a finalement accepté une cessation des hostilités de 30 jours avec la Russie, dans la mesure où Moscou s'y plierait aussi. Mais le président russe Vladimir Poutine a exprimé des réserves et évoqué des « questions importantes » à régler avant un cessez-le-feu.
Le président ukrainien a désigné une équipe de négociateurs pour de possibles pourparlers de paix, selon un décret publié samedi. Mais Moscou veut obtenir une « position plus solide » sur le champ de bataille avant d'accepter une trêve, a accusé Volodymyr Zelensky. Les troupes russes ont d'ailleurs réalisé d'importantes avancées dans la région russe de Koursk ces derniers jours, et Moscou a annoncé samedi avoir repris deux nouveaux villages à l'armée ukrainienne.
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La participation des pays à la « coalition volontaire » pourrait prendre la forme d'envoi de troupes - un engagement que Paris, Londres et Ankara se sont dit prêts à prendre -, mais aussi d'un soutien plus logistique. La Première ministre italienne Giorgia Meloni, sous pression de son allié d'extrême droite Matteo Salvini, a confirmé après la réunion que l'Italie ne prévoyait pas d'envoyer des soldats sur le terrain.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a pour sa part rejeté toute éventualité d'un accord de Moscou au déploiement de troupes européennes de maintien de la paix.
(Avec AFP)
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